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	<title>reportage | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
	<lastBuildDate>Fri, 22 Jun 2012 00:02:29 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Y&#8217;avait de la joie</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/yavait-de-la-joie-fete-de-la-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jun 2012 23:25:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[fête musique]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[reportage]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/yavait-de-la-joie-fete-de-la-musique/l1070433-2/" rel="attachment wp-att-17586"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-17586" title="L1070433" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-620x348.jpg" alt="" width="620" height="348" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-620x348.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-300x168.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-60x33.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-106x60.jpg 106w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-248x140.jpg 248w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-100x56.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-150x84.jpg 150w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433.jpg 1280w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>Contre toute attente,  il n&rsquo;a pas plu pour cette fête de la musique. Maintenant,  imaginez-vous un étranger qui débarquerait ce 21 juin à Paris pour la première fois de sa vie et se retrouverait dans une ville où à chaque coin de rue la musique retentit. Deux solutions: ou il se dirait que nous sommes le peuple le plus musicien du monde ou il nous prendrait pour une bande de fous n&rsquo;attendant même pas le vendredi pour faire la fête. Toujours est-il qu&rsquo;à voir la fraternité qui régnait dans les rues hier, à entendre ses groupes improvisés entre amis,  imaginer les répétitions laborieuses et leur plaisir d&rsquo;un soir d&rsquo;avoir un public de 7 à 77 ans, chiens compris, il y avait de quoi se dire que la musique est un lien entre les hommes comme peu d&rsquo;arts le sont. Une rue et ce sont <em>Des mots bleus</em> chantés à la guitare sèche entre quatre potes luttant contre la cacophonie ambiante, la voix qui se fait plus sûre au fur et à mesure,  surtout quand elle attaque Brel ou Bowie. Et là, sur ce trottoir, peut être parmi les musiciens, un informaticien ou un chef de rayon qui il y a encore une heure rangeait des cartons et se retrouvent à faire devant vous ce qu&rsquo;ils auraient rêvé être, des artistes. Juste pour un jour, même si c&rsquo;est le plus long de l&rsquo;année&#8230;Mais la nuit déjà arrive, l&rsquo;odeur de pétard avec et pour les plus prévoyants, la lumière pour lire les partitions. Les enfants sont toujours là, des yeux vont être plus petits que d&rsquo;habitude demain matin à l&rsquo;école mais qu&rsquo;importe, ils dansent comme leur parents, comme ces filles qui venues directement de leur bureau, ont gardé leurs escarpins, bourrés de coton tant les pieds leur font mal. Certains s&rsquo;improvisent DJ devant leur ordinateur comme à l&rsquo; Odéon, transformé en gigantesque bar à ciel ouvert. Des jeunes filles un peu hystériques côtoient des papys qui tapent du pied. Rue des quatre vents, un américain tient la rue comme on tient une salle. Il sort sa caméra et demande un Happy birthday en live pour son père qui, explique-t&rsquo;il, vit à Miami. Une rue entière de Paris chante alors pour les 77 ans d&rsquo;un homme à des milliers de km de là&#8230;Puis entonne,  cette fois le regard vers les étoiles,  un Billy Jean en hommage à Michael Jackson, avec un Moonwalk improvisé par une jeune fille et un chapeau prêté par un spectateur. Le temps pourrait alors s&rsquo;arrêter. C&rsquo;était les cinquante ans de la musique pop et les trente ans de la Fête de la musique&#8230;Mais c&rsquo;était surtout la fête dans la rue.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/yavait-de-la-joie-fete-de-la-musique/l1070428/" rel="attachment wp-att-17576"><img decoding="async" class="alignnone  wp-image-17576" title="L1070428" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-620x348.jpg" alt="" width="496" height="278" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-620x348.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-300x168.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-60x33.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-106x60.jpg 106w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-248x140.jpg 248w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-100x56.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-150x84.jpg 150w" sizes="(max-width: 496px) 100vw, 496px" /></a></p>
<p>Jim aussi était à la fête&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Sale temps chez les flics</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/souid-frontieres-une-police-en-toute-impunite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 16:40:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/souid-frontieres-une-police-en-toute-impunite/sihem-souid-omerta-dans-la-police/" rel="attachment wp-att-12126"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-12126" title="Sihem Souid omerta dans la police" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sihem-Souid-omerta-dans-la-police.jpg" alt="" width="282" height="178" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sihem-Souid-omerta-dans-la-police.jpg 282w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sihem-Souid-omerta-dans-la-police-95x60.jpg 95w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sihem-Souid-omerta-dans-la-police-60x37.jpg 60w" sizes="(max-width: 282px) 100vw, 282px" /></a></p>
<p><em>« Malheur à celui qui par le scandale arrive. Luc, 17,1 »</em>. Rappelez-vous, en 2010 Sihem Souid publiait son livre  «  Omerta dans la police » &#8211; produisant un scandale au sein de l&rsquo;administration française et sa suspension immédiate. Son histoire, édifiante, est aujourd&rsquo;hui devenu un  documentaire « Une flic Insoumise » à découvrir sur  France 2. A l’heure où les reportages font souvent la part belle au travail difficile des policiers face à la délinquance ou aux problèmes d’immigrations, celui-ci dépeint une toute autre réalité. L’envers d’un décor, où le racisme et les abus de pouvoirs rythment le quotidien de certains policiers, sujets tabous par excellence. Son tort ? Avoir dénoncé les propos racistes qu’elle subissait au sein de son service à Orly de la PAF ( police aux Frontières)  mais également avoir pointé du doigt des dérives aberrantes dans le contrôle et le renvoi des personnes en situation irrégulière.</p>
<p>Son témoignage face caméra s’entrecoupe d’interviews télévisées comme ceux d&rsquo; Henri Guaino gêné, ou bien Denis Jacob, du Syndicat de Police Nationale Alliance, qui s’irrite de la réputation que cette jeune femme se permet de faire à la police. Mais si elle a été entendue dans les médias, sa situation n’a pas changé -elle est toujours suspendue- son avocate soulignant qu’elle<em> « est trop dérangeante »</em>. En révélant l’affaire au grand jour, Sihem Souid est devenue l’ennemie publique numéro un de la police. Chaque déclaration, chaque argument, chaque document officiel qu&rsquo;elle a révélés sont ainsi  la preuve criante d’un racisme banalisé et surtout,  impuni,  dans son unité mais également, on le découvre au fil des témoignages, au sein de la plupart des unités de la police.<em> « Même s’il reste une minorité -de racistes- ils sont intouchables »</em>. Pour seule sanction ? Une mutation ou un départ à la retraite anticipé. L’impunité des policiers en devient troublante tant elle est visible tandis que  cette femme<em> « qui ne supporte pas les injustices »</em> met en avant à travers son histoire le vrai problème: celle  d’une politique du chiffre. Les fameux quotas.<em> « Nous envisageons 25 000 reconduites à la frontière pour 2007 »</em> avait annoncé Nicolas Sarkozy en conférence, chiffre qui a été dépassé par Claude Guéant.  Une volonté affichée qui s’est traduite par une course à la prime pour les policiers aux frontières.<em> « Celui qui a réalisé le plus d’expulsions touche une prime au mérite pouvant aller de 200 à 600 euros »</em> explique Sihem Souid. Et les dérives qui s’en suivent. Des<em> « vrais » fausses « expulsions sont créés »</em> &#8211; preuves juridiques à l’appui-, avec des abus de pouvoir à la pelle.<em></em></p>
<p><em>« Le linge sale se lave en famille »</em>. Désormais considérée comme une traître, l’ancienne flic poursuit son combat avec l’objectif de retrouver les valeurs d’une police qu’elle admirait. Celle qui portait la devise républicaine : Liberté, égalité, fraternité. Du travail en perpective&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Vernhes</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Documentaire diffusé le mardi 7 février à 22h50 sur France 2 dans l&rsquo;émission Infrarouge.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/souid-frontieres-une-police-en-toute-impunite/">Sale temps chez les flics</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>The Tuniser- Année zéro</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/tunis-annee-zero/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 18:44:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Others]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Avenue Bourguiba, Sur tes trottoirs, sur ton allée de charme, s&#8217;étalent des fils barbelés, et sous tes arbres verts, des soldats en armes et des policiers cagoulés, J&#8217;aimerais assister à ton nouveau baptême ! Ce 23 octobre, ma bien [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/tunis-annee-zero/tunisia_1_0/" rel="attachment wp-att-1419"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-1419" title="TUNISIA_1_0" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/TUNISIA_1_0.jpg" alt="" width="344" height="257" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/TUNISIA_1_0.jpg 344w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/TUNISIA_1_0-300x224.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 344px) 100vw, 344px" /></a></p>
<p><em>« Avenue Bourguiba,</em><br />
<em>Sur tes trottoirs, sur ton allée de charme, s&rsquo;étalent des fils barbelés,</em><br />
<em>et sous tes arbres verts, des soldats en armes et des policiers cagoulés,</em><br />
<em>J&rsquo;aimerais assister à ton nouveau baptême !</em><br />
<em>Ce 23 octobre, ma bien aimée.</em><br />
<em>Et revoir le cheval et le combattant suprême, de retour a leur place parfumée !</em><br />
<em>A suivre&#8230; »</em><br />
Ce texte d’un inconnu, Sala Bitri, publié par la presse locale fait rêver Tunis. Sur la célèbre avenue Bourguiba où s’est jouée la Révolution du 14 janvier 2011, il y a encore des barbelés et quelques blindés devant le Ministère de l’Intérieur. On n’approche plus du bâtiment depuis neuf mois. Des soldats patrouillent aussi la nuit dans la Medina. Les contrôles routiers sont nombreux à l‘entrée de la capitale. Sécurité oblige. Et si les hommes de l’ancien régime revenaient ? Si des ultras voulaient perturber le vote de ce 23 octobre ? Tunis est inquiète<em>. « Il y a toujours des Ben Ali » </em>m’assure une habitante avec conviction. Pourtant, sur cette belle avenue, la démocratie a pris ses quartiers libres. On distribue des tracts, on appelle à voter, on discute avec passion aux terrasses des cafés bondés. Voter ?<em> «C’est la première fois, ça fait plaisir ! »</em> Les tunisiens vont massivement user de ce droit nouveau. Tout en exerçant leurs talents de poètes.<br />
Autre style, pour rire, sur un tableau exposé dans une galerie, représentant une urne. <em>« C’est ma première fois, donc fais attention avant de me pénétrer ! &#8230; »</em> Le vrai slogan qui s’étale à la Une des quotidiens, le voici: <em>« Je vote donc je suis ! »</em> Et pour se moquer du fuyard Ben Ali <em>« Je n&rsquo;ai plus peur ! », ou encore « N’écoutez pas  les mauvais conseils du dictateur exilé, ne votez pas je m&rsquo;occupe de vous ! »</em></p>
<p><strong>Ben Ali  est revenu?</strong><br />
Il y a quelques jours, à Tunis, au petit matin, les habitants du quartier de la Goulette ont eu la frayeur de leur vie. En se réveillant, ils ont découvert un immense portrait de  Ben Ali accroché sur une façade. <em>« Il est revenu ? »</em>&#8230; Après la stupeur, un petit groupe s&rsquo;est mis à déchirer l&rsquo;affiche. Et les passants ont découvert un autre poster géant appelant à voter le 23 octobre!</p>
<p>C&rsquo;était une « opération de com » montée avec une agence démocrate. Pas si drôle que ça, en fait, pour beaucoup de ceux qui se méfient encore de l&rsquo;avenir. Printemps arabe ou automne islamiste ?<em> « Les élections, c&rsquo;est formidable, mais j&rsquo;ai peur d&rsquo;une victoire du parti islamiste Ennahadha (Renaissance), </em>me confie Kamel, étudiant.<em> On ne va pas les laisser nous voler notre révolution! »</em><br />
Neuf mois après la fuite du dictateur, le 14 janvier dernier, l&rsquo;espoir se mêle donc à l&rsquo;inquiétude. Les diatribes du leader islamiste Rached Gannouchi ont jeté un froid <em>« si nous n&rsquo;obtenons pas 50% des voix,</em> a-t-il lâché, <em>le peuple est capable de faire tomber dix gouvernements… </em> » Une menace qui fait peur aux modernistes tunisiens. Elle est rejetée par les islamistes qui regardent plutôt vers la Turquie d&rsquo;Erdogan. <em>« Le Tunisien est attaché à sa religion, mais dans la modernité »</em>, affirme Rached Gannouchi. Les islamistes d&rsquo;Ennahada disent vouloir réconcilier islam et modernité&#8230; Illusion ?</p>
<p><strong>La Tunisie, laboratoire des démocraties arabes</strong><br />
<em>« Attention, ce qui est bon pour la Turquie n&rsquo;est pas forcément bien pour la Tunisie »</em>, prévient un prof de Tunis, Mounir Khelifa. <em>« Tout est possible, même un bon score des démocrates,</em> réplique Mohamed. <em>Mais nous ne voulons pas d&rsquo;une stratégie de  la peur conduisant à un front anti-islamiste, ni d’un tête à tête avec le parti Ennahadha&#8230; »</em>. Inquiets mais surtout heureux de pouvoir enfer voter, les tunisiens! Leur pays est devenu un « laboratoire des démocraties arabes ». <em>« Il n&rsquo;y a pas de modèle en vérité,</em> remarque le politologue Fares Mabrouk. <em>On ne sait pas à quoi cela rassemblera la démocratie arabe, on est en train de tester un modèle en Tunisie. »</em> Hamadi Redissi, l&rsquo;un de meilleurs analystes de Tunis décrypte.<em>« Si les</em><em> élections tunisiennes sont un succès, d&rsquo;autres pays pourront aussi devenir des démocraties. Si on échoue à Tunis, cela ne marchera pas non plus, ni en Egypte, ni en Lybie ».</em> C&rsquo;est là en effet le véritable enjeu pour cette Tunisie balbutiante, le berceau du réveil du monde arabe. En ce dimanche 23 octobre, le pays a fait la moitié du chemin. Le soleil brille sur Tunis. Les voitures klaxonnent ! « Hymne à la démocratie », titre avec emphase le quotidien « Le Temps ». La Tunisie vote librement pour la première fois de son histoire moderne. Sept millions d&rsquo;électeurs, 11 686 candidats, 1 517 listes présentées par 80 partis et plusieurs dizaines de mouvements «indépendants». Les  bureaux de vote sont pleins. Néanmoins, une question vitale que pose Amar, ingénieur qui se demande ce dimanche, alors que chante le Muezzin <em> « Saurons nous accepter la victoire de nos adversaires, quels qu’ils soient ? »</em>. Bonne question en effet. Réponse promise pour lundi soir&#8230;</p>
<h6 style="text-align: right;">par Ulysse Gosset</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/tunis-annee-zero/">The Tuniser- Année zéro</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>The Shangaïer- Une question de sens</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/une-question-de-sens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Oct 2011 23:58:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Others]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[reportage]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Utopia]]></category>
		<category><![CDATA[wall street]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/une-question-de-sens/176302-1317899992-4-2/" rel="attachment wp-att-894"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-894" title="176302-1317899992-4" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/176302-1317899992-41.jpg" alt="" width="500" height="375" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/176302-1317899992-41.jpg 500w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/176302-1317899992-41-300x225.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>Assis dans un Starbucks café plus très neuf, je regarde les Buicks, Audi et Mercedes défiler au ralenti dans une avenue surchargée. Les façades de verre des buildings environnants se renvoient cette lumière de l’hiver naissant que l’on devine derrière le toit de brume qui couvre la ville.</p>
<p>La plupart de mes voisins travaillent sur leur Mac, une tasse fumante posée sur le coin de la table à coté d’un paquet de cigarettes que l’on ira fumer dehors. Je capte des conversations, des bribes de vie, d’affaires, de coeur et d’histoires intimes qui, si elles diffèrent en terme de formes, de langages et de sons, se ressemblent d’un côté à l’autre de la planète.</p>
<p>Sur mon écran, quelques brèves, plusieurs fenêtres ouvertes, quelques photos et ces mots qui attendent un retour <em>« Que penses tu des manifestations de soutien chinois aux insurgés de Wall Street ?»</em></p>
<p>En ingérant un liquide que seuls les américains peuvent appeler café sans se tordre de rire, je commence à répondre en pensant à cette maxime chinoise qui dit «regarder le monde du fond de son puits», j’imagine cet homme vivant dans le sombre, entouré de lignes courbes et droites et sa vision d’un monde dont il ne voit qu’une portion d’étoiles. Je me dis que l’écran que j’ai en face de moi est autant générateur d’ornières que d’émerveillement.</p>
<p>Si je regardais à l’instant Pékin du fond de mon puits je me dirais que tout va bien, que la Chine est heureuse puisqu’elle a pris les habits de la réussite, de cette réussite occidentale qui s’affiche en grosses lettres d’or sur tous les mall de luxe qui poussent aux quatre coins du pays. Si je regardais la Chine non pas d’un café pour la nouvelle middle-class Pékinoise mais de Paris ou de New York, j’aurais une autre vision des choses, plus politique, plus globale, plus «démocratique» mais tout aussi fausse.</p>
<p>« <em>Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées jeudi dans le centre de la Chine en soutien aux manifestants qui dénoncent le monde de la finance dans plusieurs grandes villes américaines » </em>a rapporté samedi la presse d&rsquo;Etat.</p>
<p>En lisant cette dépêche, je me dis que l’information qui vient de Chine autant que la manière dont elle peut être interprétée par les médias occidentaux est souvent comme cette histoire de l’homme au fond de son puits-une question de point de vue.</p>
<p>Si je m’en tiens à une première mastication rapide avant de passer à la météo, mes amis  Facebook et autres nouvelles du jour, je vais tagger cette information sous la bannière «extension des manifestations anti-capital» car je comprends que le mouvement des insurgés initié en Espagne fait des émules jusqu’en Chine populaire. Etonnant comme attendu au pays du communisme capitaliste&#8230;</p>
<p>Pourtant, dans la suite de la dépêche un adjectif attire mon attention, un adjectif qui ne cadre pas vraiment avec le concept de la grande fratrie internationale :</p>
<p><em>« Le capitalisme conduit droit à l&rsquo;impasse »</em>, explique un jeune homme cité par le Global Times, un journal connu pour son nationalisme.</p>
<p>Qu’a exactement à voir le nationalisme chinois et «la grande révolution du peuple américain contre Wall Street»  ?</p>
<p>Si l’information est souvent filtrée en Occident selon des schémas bien connus, elle est totalement contrôlée en Chine Populaire. Les médias, presse, télé et web confondus répondent à des règles, des directives quotidiennes si strictes que les internautes chinois ont appelé le ministère en charge de son contrôle « le Ministère de la Vérité Vraie».</p>
<p>Véritable organe de la voix du pays, ce ministère divulgue la réalité vue de Pékin en cadrant ce qui doit être mentionné, les faits que l’on doit mettre en avant et surtout ce dont on ne doit absolument pas parler. Ces bulletins sont d’ailleurs une grande source d’information lorsqu’ils glissent malencontreusement de la poubelle d’une rédaction au  micro-blog d’un non initié&#8230;</p>
<p>Mais, revenons à la manifestation anti-wall street. Le fait, suffisamment rare pour être mentionné, qu’une manifestation soit relatée par un organe de presse officiel pourrait laisser penser que les autorités la cautionnent et que cette information est destinée à envoyer un message clair. Mais à qui ce message est-il destiné ?</p>
<p>Est ce un message que font passer les autorités chinoises aux autorités américaines dans les difficiles négociations sur la valeur Yuan/Dollar ? Est-ce un pied de nez à la crise financière majeure qui ébranle le monde occidental ou est ce un message qui raconte parce qu’il ne dit pas les tensions existantes entre une justification «communiste» oubliée, un peuple laissé de côté et une nomenklatura politico-économique qui se partage le gâteau ?</p>
<p>En fouillant un peu, je m’aperçois que la manifestation a d’abord été relayée sur un site ultra-nationaliste, conservateur et maoïste appelé  <a href="http://www.wyzxsx.com/Article/view/201110/266480.html&quot;">Utopia</a>, et seulement ensuite par le Global Time, qu’elle a rassemblé principalement des retraités et que les photos ne laissent pas la possibilité de connaitre le nombre réel de manifestants.</p>
<p>Autre fait intéressant, les photos diffusées ont rapidement été censurées par la voix de la vérité. Pas suffisamment vite néanmoins pour éviter qu’elles ne soient postées, postées et repostées sur Weibo, le twitter chinois. L’importance des réseaux sociaux (voir l’excellente prestation de Yang Lan sur<a href="&quot;http://www.wyzxsx.com/Article/view/201110/266480.html&quot; "> TED</a>)  dans la diffusion des informations non officielles est certainement le fait le plus marquant de ces dernières années.</p>
<p>C’est ainsi que très loin d’un soutien aux insurgés de Wall Street, on peut aussi regarder cette manifestation comme une manifestation de défiance par rapport à la gouvernance toute capitalistiquement protégée du Parti. C’est aussi par ce point de vue, par cet angle d’interprétation, que l’adjectif nationalisme prend tout son sens. Il faut comprendre le sous-message des banderole : Communisme national versus Capitalisme International, courant ultra-conservateur versus les réformateurs, retraités qui peinent à joindre les deux-bouts versus les jeunes «fils et fille de» qui claquent l’argent de la corruption sans même prendre la peine de se cacher&#8230;</p>
<p>Le nombre d’émeutes en Chine est exponentiellement proportionnel à la croissance du pays, aux abus des fonctionnaires locaux et à l’absence des recours légaux. Principalement liées aux expropriations abusives, problèmes environnementaux et aux nombreux abus des fonctionnaires et de leurs rejetons, leur nombre est passé en quelques années de 38 000 à plus de 100 000 par an, en estimation basse comme de bien entendu&#8230;</p>
<p>Il faut bien prendre garde de ne pas plaquer une vision toute occidentale sur une réalité locale. Entre les conservateurs, les réformateurs et les multi-millionnaires nostalgiques (90% des millionnaires chinois sont liés d’une manière directe ou indirecte à un membre du parti), les tensions entre les différentes franges font rage. Ceux qui se revendiquent de Mao ne sont pas en marge. Le très puissant maire de Chengdu n’a t ‘il pas dernièrement ordonné de reprendre les chants de la révolution culturelle dans les écoles à titre commémoratif&#8230; Amusant de penser à la révolution culturelle sur fond de sac Vuitton.<br />
A l’instar des caractères, l’information en Chine peut prendre de très nombreux sens qui s’additionnent sans s’exclure au rythme des enjeux et batailles en sous-main.</p>
<p>Pour terminer ce petit billet du bout du monde, j’espère avoir fait naître en vous une petite lumière qui s’allumera à chaque fois qu’une information viendra du pays du Milieu mais aussi d’ailleurs. Une petite voix qui se demandera comme le disait en rigolant une bonne amie spécialiste de la Chine : A qui profite le Crime ?</p>
<h6 style="text-align: right;">par Matthieu Emmanuel</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/une-question-de-sens/">The Shangaïer- Une question de sens</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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