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	<title>Pêcheurs de perles | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Bizet décapant à l&#8217;Opéra des Flandres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Dec 2018 00:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-45885" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/01/pecheurs-de-perles-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/01/pecheurs-de-perles-1-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/01/pecheurs-de-perles-1-768x512.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/01/pecheurs-de-perles-1-620x413.jpg 620w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">C&rsquo;est pour honorer la mémoire de Gerard Mortier, né à Gand d&rsquo;une famille de boulangers, qu&rsquo;un Prix portant le nom d&rsquo;un des plus audacieux directeurs d&rsquo;opéra des dernières décennies a été créé. Il récompense, tous les deux ans, un jeune artiste qui contribue à renouveler le théâtre musical, poursuivant l&rsquo;héritage légué par Mortier. Au-delà du retour à la ville natale, on ne pouvait imaginer lieu plus opportun que l&rsquo;Opéra des Flandres, l&rsquo;une des institutions les plus innovantes, sinon avant-gardistes, de la scène européenne, pour couronner le premier lauréat, Krystian Lada, juste avant la première gantoise de la nouvelle production des <i>Pêcheurs de perles,</i> confié à un collectif qui n&rsquo;avait pas encore approché le genre lyrique.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Le travail des quatre membres de FC Bergman, Stef Aerts, Marie Vinck, Thomas Verstraeten et Joé Agemans, prend le parti de ne pas céder à l&rsquo;exotisme passablement daté de l&rsquo;ouvrage de Bizet, avec un livret marqué par le colonialisme de l&rsquo;époque. De Ceylan et de la mer ne subsistent, dans le décor rotatif, qu&rsquo;une immense vague sculptée et quelques figurants immobilisés, au milieu d&rsquo;une maison de retraite. Tenant compte sans doute de l&rsquo;allongement de l&rsquo;espérance de vie, le délai des retrouvailles de Zurga et Nadir, amis de jeunesse, a été étiré jusqu&rsquo;au seuil de la trépas, dans l&rsquo;un de ces mouroirs pour le troisième âge où il ne reste que les souvenirs. Le caractère grabataire des personnages s&rsquo;avère très appuyé dans les premiers tableaux, avec des volontés comiques qui s&rsquo;abîment parfois dans le ridicule – dans l&rsquo;arrivée de Leila, grand-mère avec foulard et lunettes noires sur une chaise à porteur, les pensionnaires rejouent un rituel religieux sur un mode de patronage.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><b>L&rsquo;exotisme à l&rsquo;heure du troisième âge</b></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Au gré des rotations du dispositif et de l&rsquo;avancée de l&rsquo;intrigue, les protagonistes rajeunissent progressivement, jusqu&rsquo;à la fuite de Leïla et Nadir, qui peuvent ainsi accomplir leur idylle comme à l&rsquo;adolescence retrouvée. Si les déambulations nues et chorégraphiques des doubles juvéniles des amants, Bianca Zueneli et Jan Deboom, relèvent passablement de l&rsquo;anecdote, elle ne distraient pas complètement de la cure de jouvence où se révèle la prêtresse, en enlevant les bandages et accessoires qui la grimaient – un des moments forts de la soirée. Surtout, au-delà d&rsquo;un point de départ dramaturgique iconoclaste, mais efficace, le resserrement du spectacle, sans entracte, profite à une œuvre bien plus forte quand on la libère de son voile de pacotille littérale.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">Mis à part les interventions des choeurs, solidement préparés par Jan Schweiger, le plateau est très économe, avec seulement quatre solistes. Leïla qui n&rsquo;étouffe pas la santé de sa voix sous l&rsquo;incarnation théâtrale, Elena Tsallagova domine largement avec un ligne intensément lyrique et fruitée, et habite une virtuosité jamais négligée. En Zurga, Stefano Antonucci cède parfois à un certain réalisme, mais sait cependant nourrir une présence évidente, qui ne néglige pas une robustesse technique assumée par le Nourabad de Stanislas Vorobyov, lequel emprunte à l&rsquo;occasion le vêtement du jeune Zurga. Quant au Nadir pourtant indéniablement investi de Charles Workman, le naturalisme des rides s&rsquo;entend manifestement dans une émission où la voix mixte et les aigus sont confinés dans l&rsquo;arthrose. Dans la fosse, David Reiland éclaire avec intelligence les ressources et les couleurs d&rsquo;une partition injustement mésestimée. Une fois de plus, Aviel&nbsp;Cahn et l&rsquo;Opéra des Flandres renouvellent admirablement le répertoire. C&rsquo;est dans l&rsquo;ADN de la maison.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</p>
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<p style="margin-bottom: 0cm;" align="JUSTIFY"><i>Les Pêcheurs de perles</i>, Opéra des Flandres, Anvers et Gand, jusqu&rsquo;au 24 janvier 2019, et à Luxembourg en mai 2019</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/bizet-decapant-a-lopera-des-flandres/">Bizet décapant à l’Opéra des Flandres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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