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	<title>Paris | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Duos d&#8217;étoiles à L&#8217;Offrande musicale à Lourdes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 02:51:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[ballet]]></category>
		<category><![CDATA[Hambourg]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48600" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/12/529227002_24224345153895125_8087505992422422675_n-242x300.jpg" alt="" width="242" height="300" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/12/529227002_24224345153895125_8087505992422422675_n-242x300.jpg 242w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/12/529227002_24224345153895125_8087505992422422675_n-620x769.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/12/529227002_24224345153895125_8087505992422422675_n-768x953.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/12/529227002_24224345153895125_8087505992422422675_n.jpg 980w" sizes="(max-width: 242px) 100vw, 242px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Parrainée par Mathias Dantin, devenu tétraplégique suite à un violent plaquage lors d&rsquo;un match de rugby en milieu scolaire, l&rsquo;édition 2025 de l&rsquo;Offrande musicale, festival initié en 2020 par David Fray pour faire partager la musique avec les personnes porteuses de handicaps de manière beaucoup plus inclusive, se nourrit aussi de symboles avec une clôture placée sous le signe du ballet à l&rsquo;Espace Robert Hossein à Lourdes. Intitulé <em>Les beautés de la danse</em>, le programme propose, en sept morceaux, sous la coordination artistique de Gil Isoart, professeur au Ballet de l&rsquo;Opéra de Paris après y avoir été soliste, un condensé du grand répertoire chorégraphique et de l&rsquo;épure néoclassique incarnée par John Neumeier, la figure tutélaire de Hambourg que le directeur du festival a accompagné au piano lors de sa dernière création.</p>
<p align="JUSTIFY">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs avec un solo tiré de <em>Vaslaw</em>, que le chorégraphe américain avait imaginé pour un hommage à Nijinski, sur des extraits du <em>Clavier bien tempéré</em> et des <em>Suites françaises</em> de Bach, que s&rsquo;ouvre la soirée. Alessandro Frola fait ressortir la décantation athlétique avec vitalité et fraîcheur juvéniles. Le <em>Roméo et Juliette</em> de Kenneth McMillan, sur la partition non moins célèbre de Prokofiev, fait partie des incontournables du Royal Ballet de Londres. Si les duos entre les deux amants de Vérone sont donnés sans la riche scénographie du spectacle, les étoiles de la compagnie anglaise Francesca Hayward et Cesar Corrales nouent, revêtus de quelques magnifiques costumes et sans grandiloquence, la quintessence romantique de la passion et des sentiments. Ouvrage difficile à monter non seulement pour les moyens qu&rsquo;il requiert, mais aussi pour la virtuosité exigée des interprètes, <em>La Belle au bois dormant</em> est des trois Tchaïkovski chorégraphié par Rudolf Noureev, en réinventant l&rsquo;héritage de Petipa, le moins souvent à l&rsquo;affiche de Bastille – bien moins que <em>Le Lac des cygnes</em> et <em>Casse-Noisette</em>. Jeunes étoiles de l&rsquo;Opéra de Paris, Bleuenn Battistoni et Paul Marque l&rsquo;élégance technique et expressive du pas de deux entre Aurore et le Prince qui la réveille de son sommeil.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Ballets romantiques et épures néoclassiques</strong></p>
<p align="JUSTIFY">On retrouve ensuite Hambourg, avec Alessandro Frola aux côtés d&rsquo;Ida Praetorius dans l&rsquo;une des créations les plus emblématiques de John Neumeier, qui a mis en danse presque toutes les grandes œuvres de Mahler. La <em>Cinquième Symphonie</em> est devenue célèbre pour son <em>Adagietto</em> que Visconti a utilisé dans <em>Mort à Venise</em> – adaptation de la nouvelle de Thomas Mann que le chorégraphe américain a lui même portée à la scène. Dans la traduction dansée créée en 1984, l&rsquo;atmosphère irréelle et onirique de ce mouvement lent pour cordes est magnifiée par un geste et des lumières décantés, d&rsquo;une mélancolie que l&rsquo;on pourrait qualifier d&rsquo;apollinienne, et que les deux solistes s&rsquo;attachent à restituer avec sensibilité. Delibes a écrit la musique plusieurs ballets majeurs de l&rsquo;époque romantique. Dans le pas de deux extrait de <em>Coppelia</em> confié au couple d&rsquo;étoiles londoniennes, Francesca Hayward et Cesar Corrales, reprennent l&rsquo;approche poétique et narrative de la chorégraphie de la création due à Arthur Saint-Léon, nourrie par le conte <em>L&rsquo;Homme au sable</em> d&rsquo;Hoffmann. Avec <em>Sylvia</em>, c&rsquo;est une relecture néoclassique que propose John Neumeier, qui a été pendant plusieurs années au répertoire du Ballet de l&rsquo;Opéra de Paris. Jeune talent de la compagnie de Hambourg à suivre, Louis Musin fait palpiter toute la gaucherie amoureuse du berger Aminta, avec une irrésistible candeur lunaire qui ferait presque oublier une évidente maîtrise technique, face à la nymphe mutine campée par Madoka Sugai. C&rsquo;est par une autre archive de l&rsquo;histoire du ballet, dont le pas de deux revient épisodiquement au répertoire de l&rsquo;Opéra de Paris, que se referme la soirée : Bleuenn Battistoni et Paul Marque offrent avec l&rsquo;<em>Esmeralda</em> de Petipa un final haut en couleurs inspiré par <em>Notre-Dame-de-Paris</em> de Hugo, plus d&rsquo;un siècle avant Roland Petit. La magie de la danse et de la jeunesse fait communier le public de l&rsquo;Offrande musicale.</p>
<h6 style="text-align: right;" align="JUSTIFY">Par Gilles Charlassier</h6>
<p>L&rsquo;Offrande musicale, juillet 2025, Les Beautés de la danse, 11 juillet 2025 à Lourdes</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/offrande_musicale_duos_d_etoiles/">Duos d’étoiles à L’Offrande musicale à Lourdes</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Enfin à Paris !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Oct 2012 21:31:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Bastille]]></category>
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		<category><![CDATA[juan diego florez]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/enfin-a-paris-fille-du-regiment-donizetti-opera-paris/26283eb2-1775-11e2-a5df-bdfc3a9826c4-493x328/" rel="attachment wp-att-21153"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-21153" title="26283eb2-1775-11e2-a5df-bdfc3a9826c4-493x328" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/26283eb2-1775-11e2-a5df-bdfc3a9826c4-493x328.jpg" alt="" width="493" height="328" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/26283eb2-1775-11e2-a5df-bdfc3a9826c4-493x328.jpg 493w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/26283eb2-1775-11e2-a5df-bdfc3a9826c4-493x328-300x199.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/26283eb2-1775-11e2-a5df-bdfc3a9826c4-493x328-60x39.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/26283eb2-1775-11e2-a5df-bdfc3a9826c4-493x328-90x60.jpg 90w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/26283eb2-1775-11e2-a5df-bdfc3a9826c4-493x328-210x140.jpg 210w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/26283eb2-1775-11e2-a5df-bdfc3a9826c4-493x328-100x66.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/10/26283eb2-1775-11e2-a5df-bdfc3a9826c4-493x328-150x99.jpg 150w" sizes="(max-width: 493px) 100vw, 493px" /></a></p>
<p>Londres, Vienne, New York, voilà cinq ans que cette <em>Fille du régiment</em> se ballade, sans faire halte à l&rsquo;Opéra de Paris, quatrième coproducteur pourtant de cette nouvelle mise en scène de Laurent Pelly qui nous plonge dans l&rsquo;univers des poilus de la grande guerre. Autre star actuelle de la mise en scène avec Olivier Py, Stéphane Braunschweig ou Robert Carsen, c&rsquo;est surtout dans le registre comique qu&rsquo;il s&rsquo;est fait connaître avec un génial <em>Platée</em> ou ses Offenbach à Lyon et au Châtelet, sous la baguette revigorante de Mark Minkowski.<br />
Histoire d&rsquo;une orpheline adoptée par un régiment, ses « papas », qui en ont fait sa ménagère, l&rsquo;opéra-bouffe de Donizetti n&rsquo;est pas avare de cette veine absurde et parodique qui lui réussit si bien. Adaptés par sa comparse de toujours, Agathe Mélinand, les dialogues ménagent un humour réjouissant comme l&rsquo;arrivée de Tonio sur son char ou surtout le début du second acte, l&rsquo;entrée de l&rsquo;impayable Duchesse de Crakentorp après un dépoussiérage chorégraphié par Laura Scozzi, autre fidèle de longue date, aussi drôle que la musique, un pastiche de menuet compassé.<br />
Et ce n&rsquo;est pas le casting de la création londonienne qui fera barrage au franc succès que connaît le spectacle depuis cinq ans. Même si sa voix n&rsquo;est plus d&rsquo;un éclat aussi constant, Natalie Dessay reste une Marie idéale d&rsquo;exubérance, aux côtés du timbre d&rsquo;or de Juan Diego Florez, avec ses aigus d&rsquo;une santé insolente – neuf dans le célèbre morceau de bravoure « Ah mes amis ». Cinq minutes d&rsquo;applaudissements à la fin de l&rsquo;air le soir du gala de l&rsquo;Arop et même un bis le soir suivant-du jamais vu à Bastille. Preuve que le CAC 40 s&rsquo;arrête parfois de compter et que l&rsquo;homme a su conquérir son public&#8230;</p>
<p>GL</p>
<p>La Fille du régiment, à l&rsquo;<a href="http://www.operadeparis.fr">Opéra Bastille</a>, jusqu&rsquo;au 10 novembre 2012</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/j7067xDG89E" frameborder="0" width="420" height="315"></iframe><br />
Et voilà Juan diego Florez dans un récital « Ah mes amis&#8230; »</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/enfin-a-paris-fille-du-regiment-donizetti-opera-paris/">Enfin à Paris !</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Y&#8217;avait de la joie</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/yavait-de-la-joie-fete-de-la-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jun 2012 23:25:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[fête musique]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[reportage]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/yavait-de-la-joie-fete-de-la-musique/l1070433-2/" rel="attachment wp-att-17586"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-17586" title="L1070433" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-620x348.jpg" alt="" width="620" height="348" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-620x348.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-300x168.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-60x33.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-106x60.jpg 106w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-248x140.jpg 248w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-100x56.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433-150x84.jpg 150w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070433.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p>Contre toute attente,  il n&rsquo;a pas plu pour cette fête de la musique. Maintenant,  imaginez-vous un étranger qui débarquerait ce 21 juin à Paris pour la première fois de sa vie et se retrouverait dans une ville où à chaque coin de rue la musique retentit. Deux solutions: ou il se dirait que nous sommes le peuple le plus musicien du monde ou il nous prendrait pour une bande de fous n&rsquo;attendant même pas le vendredi pour faire la fête. Toujours est-il qu&rsquo;à voir la fraternité qui régnait dans les rues hier, à entendre ses groupes improvisés entre amis,  imaginer les répétitions laborieuses et leur plaisir d&rsquo;un soir d&rsquo;avoir un public de 7 à 77 ans, chiens compris, il y avait de quoi se dire que la musique est un lien entre les hommes comme peu d&rsquo;arts le sont. Une rue et ce sont <em>Des mots bleus</em> chantés à la guitare sèche entre quatre potes luttant contre la cacophonie ambiante, la voix qui se fait plus sûre au fur et à mesure,  surtout quand elle attaque Brel ou Bowie. Et là, sur ce trottoir, peut être parmi les musiciens, un informaticien ou un chef de rayon qui il y a encore une heure rangeait des cartons et se retrouvent à faire devant vous ce qu&rsquo;ils auraient rêvé être, des artistes. Juste pour un jour, même si c&rsquo;est le plus long de l&rsquo;année&#8230;Mais la nuit déjà arrive, l&rsquo;odeur de pétard avec et pour les plus prévoyants, la lumière pour lire les partitions. Les enfants sont toujours là, des yeux vont être plus petits que d&rsquo;habitude demain matin à l&rsquo;école mais qu&rsquo;importe, ils dansent comme leur parents, comme ces filles qui venues directement de leur bureau, ont gardé leurs escarpins, bourrés de coton tant les pieds leur font mal. Certains s&rsquo;improvisent DJ devant leur ordinateur comme à l&rsquo; Odéon, transformé en gigantesque bar à ciel ouvert. Des jeunes filles un peu hystériques côtoient des papys qui tapent du pied. Rue des quatre vents, un américain tient la rue comme on tient une salle. Il sort sa caméra et demande un Happy birthday en live pour son père qui, explique-t&rsquo;il, vit à Miami. Une rue entière de Paris chante alors pour les 77 ans d&rsquo;un homme à des milliers de km de là&#8230;Puis entonne,  cette fois le regard vers les étoiles,  un Billy Jean en hommage à Michael Jackson, avec un Moonwalk improvisé par une jeune fille et un chapeau prêté par un spectateur. Le temps pourrait alors s&rsquo;arrêter. C&rsquo;était les cinquante ans de la musique pop et les trente ans de la Fête de la musique&#8230;Mais c&rsquo;était surtout la fête dans la rue.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/yavait-de-la-joie-fete-de-la-musique/l1070428/" rel="attachment wp-att-17576"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-17576" title="L1070428" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-620x348.jpg" alt="" width="496" height="278" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-620x348.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-300x168.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-60x33.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-106x60.jpg 106w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-248x140.jpg 248w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-100x56.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/06/L1070428-150x84.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 496px) 100vw, 496px" /></a></p>
<p>Jim aussi était à la fête&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/yavait-de-la-joie-fete-de-la-musique/">Y’avait de la joie</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Dans le ciel de Paris</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/dans-le-ciel-de-paris-oiseaux-migrateurs-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Mar 2012 15:59:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[Oiseaux migrateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; C&#8217;était un jour d&#8217;hiver gris plombé. Le feu était rouge. Au dessus de la Seine, là devant le Louvre, dans ce Paris si rectiligne et attendu, des oiseaux migrateurs sont passés. Combien sommes-nous à les avoir vus? A prendre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1-Dans-le-ciel-de-Paris-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-14387" title=" Dans le ciel de Paris" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1-Dans-le-ciel-de-Paris-1.jpg" alt="" width="480" height="360" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1-Dans-le-ciel-de-Paris-1.jpg 600w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1-Dans-le-ciel-de-Paris-1-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1-Dans-le-ciel-de-Paris-1-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1-Dans-le-ciel-de-Paris-1-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1-Dans-le-ciel-de-Paris-1-186x140.jpg 186w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></a></p>
<p>C&rsquo;était un jour d&rsquo;hiver gris plombé. Le feu était rouge. Au dessus de la Seine, là devant le Louvre, dans ce Paris si rectiligne et attendu, des oiseaux migrateurs sont passés. Combien sommes-nous à les avoir vus? A prendre un instant pour observer ce pur moment de beauté, le sauvage qui s&rsquo;invite au dessus de la ville, ces grands voyageurs passant au dessus des  petites fourmis et des engins bruyant qui un peu plus bas s&rsquo;affairaient. L&rsquo;un deux volait à part, un peu perdu<em>. « A ce Jonathan le Goéland qui sommeille en chacun de nous »</em>&#8230; Cette promesse d&rsquo;ailleurs, cette parfaite géométrie dans la formation, c&rsquo;était irréel de beauté. Où allaient-ils? D&rsquo;où venaient-ils? Qui étaient-ils?  Frédéric Malher, un professeur en sciences naturelles, collaborateur d&rsquo;un ouvrage, Les oiseaux à Paris s&rsquo;est passionné pour ces  cigognes,  oies sauvages ou encore rapaces pour lesquels Paris reste un carrefour comme pour les hommes, <em>« Paris n&rsquo;étant qu&rsquo;un point sur leur trajet : la plupart passe au-dessus comme ils passeraient n&rsquo;importe où », </em>explique- t’il. La capitale est néanmoins une escale pour certains, comme les  hirondelles de fenêtres, les martinets et la plupart des fauvettes à tête noire; et donc parfois même un nid douillet pour les nouveaux petits à la faveur d&rsquo;une gouttière ou d&rsquo;un bâtiment insalubre. Février-Mars, ce sont les espèces plutôt sédentaires, les merles noires, les pigeons colombins et les ramiers, les mésanges et les pies qui sont parisiennes, à découvrir du coté du Cimetière Père Lachaise ; cygnes,  goélands et  hérons sont au lac des Minimes, au Bois de Vincennes. Chaque espèce est ainsi recensée par la Ligue de la protection des Oiseaux (LPO), avec des bénévoles, des passionnés et des scientifiques qui s&rsquo;activent à les repérer et les annoter.</p>
<p><strong> Une vie de nomade</strong></p>
<p>L&rsquo;année est pleine de transhumances, certains oiseaux quittant notre région comme la huppe ou le rossignol, d&rsquo;autres y arrivant, venus des pays nordiques. Le froid ne les dérange point, leurs plumes s’imbriquent et se resserrent pour conserver l’air, lequel se réchauffe, comme un manteau, cela pour une température corporelle de 41°C en moyenne. Même si un hiver glacial peut les surprendre. Avec la chute des températures en fin janvier, certaines bécasses, sont ainsi <em>« mortes à la suite de chocs contre des vitres»</em> dans les rues parisiennes et <em>« la Seine a accueilli plusieurs canards nordiques venus s&rsquo;y réfugier après le gel des étangs »</em>.  Lorsque le gel arrive, la nourriture manque,  les insectes, repas préféré des hirondelles, se cachent. Alors, elles quittent Paris pour des terres plus riches, plus fertiles, traversant la Méditerranée par le détroit de Gibraltar ou celui du Bosphore, par la Corse ou la Sicile, pour se réfugier au Maghreb et plus loin, vers le Sahara et les terres centrales d’Afrique. Elles peuvent ainsi parcourir jusqu’à 5 000 kms. Certains de ces oiseaux migrateurs volent alors en « V », manière judicieuse de se grouper en  limitant les frottements de l’air et faciliter le vol pour les congénères qui se trouvent à l’arrière. D&rsquo;autres restent à haute altitude &#8211; 2 000 jusqu’à 9 000 mètres pour des oies – en utilisant les vents ascendants pour ensuite planer comme bon leur semble vers leur destination. Pour cela, ils ont  une orientation innée. Des scientifiques l’expliquent par une sorte de boussoles internes présentes dans leurs cellules. Ils mémorisent aussi les lieux qu’ils traversent, créant une cartographie personnelle. Le soleil les aide parfois pour identifier le nord et le sud. D’autres pour pouvoir se nourrir la journée, comme les cigognes,  migrent la nuit se repérant avec les étoiles, tel un marin. Un air plus frais et plus dense les fait voler plus loin.</p>
<p>Malgré tout, leur voyage n’est pas de tout repos, semé d’embûches. Les distances en pleine mer sont longues, plusieurs milliers de kilomètres et aucun endroit pour se reposer ; les montagnes sont un vrai labyrinthe. Et puis l’homme a installé de nombreux pièges, des lignes à hautes tensions,  éoliennes, éclairages nocturnes qui les désorientent. Le réchauffement climatique a aussi une influence; ils remontent plus tôt vers le nord. <em>« Ceux qui hivernent au sud du Sahara ne partent pas plus tôt car il n&rsquo;y a pas de printemps thermique dans ces régions : ils partent à cause de l&rsquo;allongement du jour. [&#8230;]</em> <em>En revanche un certain nombre « essaient » de ne pas migrer : des hirondelles tentent d&rsquo;hiverner chaque année en Bretagne  ce qui, avec le réchauffement climatique se fera de plus en plus souvent. <em>»</em> </em>Ces oiseaux préparent également  leur voyage, une mue de leurs plumes, des réserves de graisse. Certains passereaux se gavent de nourriture et doublent de masse pour pouvoir voyager plus longtemps. Ils volent par contre à basse altitude &#8211;  vol battu &#8211; et se posent régulièrement. Leur migration a lieu à la fin de l’été jusqu’à l’automne pour ceux qui partent avec leurs petits vers des terres plus chaudes ; à la fin de l’hiver pour ceux qui reviennent pour le printemps et les rencontres amoureuses. D’autres, comme les mésanges, sédentaires, préfèrent changer leur alimentation, adoptant un régime hivernal. Elles choisissent alors de se priver d’insectes pour trouver des graines perdues dans les arbres.</p>
<p>Mais, ce qu&rsquo;il y a de plus beau chez les migrateurs, c’est qu’ils reviennent généralement vers leur lieu de naissance – qui n&rsquo;est autre que Paris pour les martinets noirs.  Paris, ville romantique par excellence et dont la Saint Valentin marque le début de leurs accouplements avant d&rsquo;être devenu la fête commerciale des pauvres échassiers que nous sommes, obligés de prendre un avion pour voler vers d&rsquo;autres contrées&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="right"><strong> Par Laetitia Monsacré et Sylvain Gosset</strong></p>
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		<title>Les eaux ennuyeuses</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Mar 2012 21:36:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
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<p>Après Audrey Tautou dans » la Maison de poupée », le dramaturge norvégien Henrik Ibsen a donné envie à la chanteuse Camille de monter sur scène,  les pieds dans l’eau. « La Dame de la mer « est une pièce où l&rsquo;on retrouve ces femmes à la fois libres et assujetties aux hommes, avec des relents de féminisme avant l&rsquo;heure. Illeda, après un premier amour impossible, demeuré comme un songe, a fait un  mariage de raison avec un homme bien plus âgé qu&rsquo;elle, le docteur Wangel. Les gens du pays la surnomment « la dame de la mer », plus heureuse dans les flots que sur terre. De temps en temps, elle chante, en norvégien, allant et venant au gré d&rsquo;un carré d&rsquo;eau posé sur la scène comme unique décor. Camille lui prête sa voix, accompagnée de deux cors et d&rsquo;un tuba ou a capella, avec un aplomb certain dans sa robe rouge. La diction est précise, le jeu aussi. La mise en scène de Claude Baqué lui offre  un décor sombre mais enluminé d&rsquo;ondes, de reflets aquatiques. Deux heures durant, les personnages marchent ainsi dans l&rsquo;eau tandis que dans la salle,   le public  baille. Aucune émotion ne parvient en effet à sortir des personnages, qui ne semblent pas  fait de chair, à l&rsquo;exception peut-être de ce vieux professeur qui n&rsquo;hésite pas à demander sa main à son ancienne élève. Ibsen parle d&rsquo;amour, de la mer mais malgré toute l&rsquo;eau qui coule sur la scène, on ne parvient jamais à plonger dans cette histoire d&rsquo;un autre âge, où ne demeure au final, que l&rsquo;ennui.</p>
<p>LM</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au Théâtre des <a href="http://www.bouffesdunord.com/#/Saison/Fiche_Spectacle:130941691935">Bouffes du Nord</a>, à Paris, jusqu&rsquo;au 17 mars</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-sirene-norvegienne-bouffes-du-nord-camille-claude-basque-henrik-ibsen-la-dame-de-la-mer-marion-bottollier-paris-theatre/">Les eaux ennuyeuses</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>JC Gautrand/ Portrait of a Lady</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/portrait-of-a-lady-de-paris-par-jean-claude-gautrand/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Mar 2012 12:41:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Apostrophe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Paris, ville universelle où chaque pas sur un pont, sur une place rappelle un grand passé, où à chaque coin de rue s’est déroulé un fragment d’histoire. » Ainsi Goethe voyait-il la ville lumière. Après sa déclaration d&#8217;amour dans « Paris, je t&#8217;aime » [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-14372" title="preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_523113" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131.jpg" alt="" width="448" height="303" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131.jpg 640w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131-300x202.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131-620x419.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131-88x60.jpg 88w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131-60x40.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131-206x140.jpg 206w" sizes="auto, (max-width: 448px) 100vw, 448px" /></a></p>
<p><em>« Paris, ville universelle où chaque pas sur un pont, sur une place rappelle un grand passé, où à chaque coin de rue s’est déroulé un fragment d’histoire. »</em> Ainsi Goethe voyait-il la ville lumière. Après sa déclaration d&rsquo;amour dans « Paris, je t&rsquo;aime » Jean-Claude Gautrand,  expert en photographie, historien, journaliste, critique et photographe lui même, récidive. A l&rsquo;arrivée, « Paris « , un livre d&rsquo;art toujours aux éditions Taschen, quatre kilos, 600 pages; un portrait magistral à travers 500 photographies qui raconte cette ville qu&rsquo;on dit être la plus belle du monde. A la fois historique et artistique, cette fois textes et photos se mêlent, le monumental et le quotidien, les choses et les gens. Willy Ronis, Doisneau, Cartier-Bersson, Izis cohabitent ainsi  avec Brassai, Charles Nègre, ou Nadar.</p>
<p><strong>De Haussmann à la Commune</strong></p>
<p>De la monarchie de Juillet à aujourd’hui, c&rsquo;est Paris qui danse, qui défile, qui s&rsquo;insurge, qui souffre, qui respire au fil des pages. Il faut ainsi les voir ces étudiants de Polytechnique, se tenant par les épaules dans la cour de leur école tandis que les grands magasins apparaissent, Le Bon marché, Le Bazar de l&rsquo;hôtel de ville ou la Samaritaine. Napoléon III va alors redessiner la capitale avec le baron Haussmann.</p>
<p>Des rues entières s&rsquo;écroulent, des quartiers sont réduits à néant. Tout cela pour qu&rsquo;en cas d&rsquo;insurrection, l&rsquo;armée puisse efficacement intervenir&#8230;et qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, le flot des voitures s&rsquo;écoule. Montmartre est à l&rsquo;époque une butte recouverte d&rsquo;herbe, accueillant des moulins à vent,  marchands de coco ou joueurs d&rsquo;orgue arpentent les rues;  la Seine, elle, accueille quantités de bateaux lavoirs, ou offre bains chauds, bains à fleurs et bain à la russe, l&rsquo;eau n&rsquo;étant pas distribuée dans tous les immeubles. Mais voilà la Commune, le château des Tuileries, l&rsquo;Hôtel de Ville brûlent, les barricades sont dans toutes les rues. Puis, l&#8217;emblème de Paris qui ne le sait pas encore, qui pousse à la faveur d&rsquo;une Exposition universelle, la Tour Eiffel, faisant dire à Blaise Cendrars <em>« Mes yeux vont jusqu&rsquo;au soleil&#8230; »</em>. Maxim&rsquo;s, le café Weber, les bouquinistes sont déjà là, l&rsquo;Arc de Triomphe se couvre de crêpe, Victor Hugo est mort.</p>
<p><strong>Paris est une fête</strong></p>
<p>1910, la grande crue, la gare Saint Lazare est envahie par les eaux, le métro quadrille la ville. 1929, la soupe populaire, la porte de Clignancourt est couverte de terrains vagues et de taudis, <em>« c&rsquo;est fait pour qu&rsquo;on crève, lentement mais à coup sûr, entre l&rsquo;urine des clebs, la crotte, les glaviots, le gaz qui fuit »</em> écrit Louis-Ferdinand Céline tandis que l&rsquo;Exposition coloniale reconstitue le temple d&rsquo;Angkor Vat au bois de Vincennes. Les femmes se dévêtent pour gagner leur vie, prostituées ou modèles tandis que Chanel habille les plus riches sous l’œil de Man Ray. La guerre arrive, Hitler pose devant la Tour Eiffel, la rue de Rivoli se couvre de drapeaux nazis. Doisneau, Zucca, Capa, Lartigue mitraillent, à leur façon. Enfin, De Gaulle descend les Champs-Elysées, Jean Paul Sartre adopte le Flore,<em> « notre club, et pour l&rsquo;imaginer, il faut réaliser que pour ceux qui y vivaient, le reste de Paris était une forêt vierge »</em>. Doisneau photographie pour Vogue les concierges, les amoureux. Boubat, Sabine Weiss, Willy Ronis, Izis accumulent les clichés plein de poésie- petite fille couverte de feuilles pour l&rsquo;un, Jacques Prévert et son briard pour l&rsquo;autre. Le Paris de années 60 est une fête pour Hemingway, un décor unique pour les photos de mode de William Klein, Horvat, Blumenfeld puis Jean Loup Sieff et Helmut Newton.</p>
<p>Au fil des pages, le Paris d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, se construit avec Christo qui emballe le Pont neuf, la pyramide du Louvre qui surgit. La lecture s&rsquo;achève sur la biographie de tous ces hommes et peu de femmes qui fixèrent dans l&rsquo;éternité cette ville qui changera encore et n&rsquo;en finira jamais d&rsquo;être photographiée, en espérant que des livres aussi beaux que celui ci continueront de lui rendre hommage.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Paris, Portrait d&rsquo;une ville, aux éditions <a href="http://www.taschen.com/pages/fr/catalogue/photography/all/05706/facts.paris_portrait_of_a_city.htm" target="_blank">Taschen</a>, 50 euros</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/portrait-of-a-lady-de-paris-par-jean-claude-gautrand/">JC Gautrand/ Portrait of a Lady</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le passeur de livres</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/le-passeur-de-livres-quais-de-seine-bouquiniste-paris-livre-bande-dessinee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Mar 2012 10:01:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
		<category><![CDATA[Bande dessiné]]></category>
		<category><![CDATA[Bouquiniste]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-14374" title="Le passeur de livres" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-620x349.jpg" alt="" width="496" height="279" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-620x349.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-300x169.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-106x60.jpg 106w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-60x33.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-248x140.jpg 248w" sizes="auto, (max-width: 496px) 100vw, 496px" /></a></p>
<p>Ils sont un peu l&rsquo;âme de Paris, en tous cas des bords de la Seine. Comme les quais paraitraient tristes sans ces rectangles verts fixés dans la pierre, avec ces images d&rsquo;un Paris d&rsquo;un autre temps, estampes ou lithographies, pochettes de vieux vinyls ou collection complète de Jours de France ou Paris Match. Qu&rsquo;il fasse soleil ou qu&rsquo;il vente, ils sont là, chacun avec ses jours de prédilections, plus ou moins affables, cédant aux reproductions pour touristes de passage ou collectionnant des pièces rares pour leurs clients fidèles et exigeants. François Robert est l&rsquo;un d&rsquo;eux. Cheveux poivre et sel, emmitouflé dans un manteau épais, toute la journée debout en face de la fontaine St Michel, il est le premier à s’être lancé dans la bande dessinée, heureux de ce métier qu&rsquo;il compare à avoir un jardin, et donc à savoir l’entretenir.</p>
<p><strong>Depuis quand êtes vous bouquiniste ?</strong></p>
<p>Depuis 1979 exactement. J’en ai fait mon métier à part entière, tous les jours, je suis sur le quai, sauf le mercredi. Mais, je ne suis pas le plus vieux. Mon voisin que vous voyez à coté à plus de 93 ans. Beaucoup ont d&rsquo;ailleurs pris leur retraite. Tous les dix, vingt ans, il y a un renouvellement car peu de gens tiennent longtemps. C&rsquo;est un métier difficile, il ne suffit pas de se poser devant sa boite à bouquin et attendre que les gens viennent acheter. Nous sommes des artisans commerçants et indépendants, auto-entrepreneurs comme on dit aujourd’hui. Nous sommes propriétaires de nos boites, nous versons juste une taxe à la Chambre du commerce et des métiers. Nous ne payons pas de loyer à la mairie de Paris, même si elle cherche par des moyens détournés d&rsquo;essayer de nous en imposer un. Pour cela, elle nous propose des nouvelles boites très design avec chauffage intégré qui ne chauffe pas où il faut. Mais aucun des bouquinistes n&rsquo;a les moyens de lui verser une compensation de 50 euros par mois. Et pour l&rsquo;hiver, on tient avec un manteau bien chaud et de bonne chaussure. Ma boite date de la Seconde Guerre Mondiale, la seule à avoir un couvercle et une armature arrondis. Malgré tout, travailler dans une librairie à ciel ouvert  au bord de la Seine, est un véritable plaisir. Le Paris que tout le monde rêve, nous le vivons tous les jours.</p>
<p><strong>Comment s’organise votre journée ?</strong></p>
<p>J&rsquo;ouvre en début d’après midi. On doit être ouvert quatre jours par semaine. Le lundi par exemple, il y a peu de bouquinistes qui ouvrent leur boite. Il faut commencer par ranger les livres, les classer, les couvrir pour les protéger. Au début, je pensais avoir du temps de libre pour dessiner ou lire, mais cela m&rsquo;occupe en fait  toute la journée. Il faut être réactif à tout moment quand les clients arrivent. En plus, le bruit de la rue avec le flux des passants reste déconcentrant pour se consacrer à une activité plus intellectuelle. Lorsque j&rsquo;arrive enfin à trouver du temps pour lire, je me retrouve à relire souvent trois fois le même paragraphe!</p>
<p><strong>Où récupérez-vous les bouquins que vous vendez?</strong></p>
<p>Il y a souvent des gens qui viennent nous vendre des bouquins dans une valise toute pleine, me prenant pour la poubelle de Gilbert Joseph, le grand magasin sur la place St Michel qui reprend les livres d&rsquo;occasion. La plupart du temps, ils viennent nous voir pour nous revendre ce qu’ils n’ont pas réussi à vendre chez eux. Et en général, ils ne veulent pas prendre le temps de faire tous les bouquinistes, car moi, je leur en achète seulement un ou deux bouquins. Il y a en fait surtout  les clients habitués qui me revendent les bouquins que je leur avais vendu quelques années auparavant. En bon état d’ailleurs. Il ne faut pas faire les vides greniers pour un confirmé comme moi. Maintenant, le client cherche des livres d’occasion en état neuf et moins cher bien sûr. Je remarque que les gens en prennent de plus en plus soin aujourd’hui. On peut trouver des livres anciens comme « neuf ». Regardez là, j’ai un Bécassine de 1917 à 220€. Je l’ai rangé dans un coffre fort vitré quand même !</p>
<p><strong>Est-ce difficile aujourd’hui de vivre de ce métier ?</strong></p>
<p>Pour ma part, je me suis spécialisé dans la vente de bandes dessinées. J’étais graphiste avant de commencer ici, il y a 30 ans. J’ai une clientèle fidélisée dans la BD de collection et d’occasion. Il faut savoir que je suis moins cher que la Fnac. Mon secteur est pourtant moins touché que pour les livres. Croyez-moi, c’est devenu beaucoup plus dur depuis l’arrivé d’internet qui nous a compliqué la tache&#8230; A cause de cela, je me suis mis à vendre un peu sur le net. Je n’ai pas le choix malgré que je sois connu ici, sur les quais. Certains bouquinistes ont dû diversifier leur vente avec des Tours Eiffel. Et c’est normal. C’est un passage de touristes ici,  la ville est quand même la plus visitée au monde! En tant que délégué de quai, je trouve cela tout à fait juste qu&rsquo;ils puissent se diversifier et je les soutiens. Evidemment, le mieux serait qu&rsquo;il y ait  des quais réservés aux produits touristiques et d’autres aux bouquinistes.</p>
<p><strong>Quel genre de client avez-vous ?</strong></p>
<p>Il y a un changement de mentalité. Avant, quand quelqu’un ne trouvait pas son bonheur ici, il allait sur internet. Maintenant, les gens regardent d’abord sur internet, comparent les prix et quand ils ne trouvent pas sur le web, ils viennent nous voir. Mais, je vois les jeunes de maintenant, ils vivent sur leur ordinateur. Ils passent leur temps à lire des mangas et à être en permanence connectés aux réseaux sociaux. En plus, les gens sont désormais plus attirés par les images. Il y a même des comics sur le net en exclusivité. Casterman le fait par exemple. Heureusement, nous avons les nostalgiques, comme la retraitée qui va m’acheter toutes la série des Lili, de Jo Valle and André Vallet. J’arrive à m’en sortir avec mes habitués. Mais, c’est beaucoup plus difficile qu’il y a dix ans. Le plus dur,  c’est de trouver le bouquin que cherche le client pour le fidéliser. On devient de fait des  courtiers pour nos clients. Et regardez, je vois la fontaine St Michel, je suis bien placé, moi. Imaginez celui qui ne voit passer que 40 personnes dans la journée. Et je dis bien passer, car ils ne s’arrêtent pas. Alors pour celui qui veut commencer… Ceux qui s’en sortent, aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est uniquement ceux qui se spécialisent.</p>
<p><strong>Pensez-vous que les livres pourraient disparaître et votre métier avec ?</strong></p>
<p>On ne supprime pas la littérature, mais le support. Les gens chercheront toujours des livres, même si ces derniers se vendent de moins en moins. Cela deviendra peut être un objet de collection. Aujourd&rsquo;hui, notre métier tend à disparaître… Il faudra devoir s’adapter car le tourisme ne suffira pas à combler cette perte. Ils ne lisent pas en français, excepté le Petit Prince, de Saint Exupéry. Vous savez qu’il fait partie des dix bouquins les plus vendus au monde ! Le Petit Nicolas et Harry Potter se vendent bien aussi. Les gens  sont devenus en général plus fainéants qu’avant, ils ne prennent plus le temps de découvrir les perles littéraires. C’est rare qu’un lecteur demande des conseils,  la curiosité se perd. Les clients  savent tout de suite ce qu’ils veulent acheter, grâce à internet. Pourtant je reste moins cher.</p>
<p><em>De sa poche, il extrait alors un  Iphone, preuve s&rsquo;il en fallait que le métier doit s&rsquo;adapter pour durer, même si le plaisir d&rsquo;une ballade sur les quais ne pourra jamais être remplacé par une série de clics&#8230;</em></p>
<p align="right"><strong>par Sylvain Gosset</strong></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-passeur-de-livres-quais-de-seine-bouquiniste-paris-livre-bande-dessinee/">Le passeur de livres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Sébastien Borda</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 21:24:46 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est au cours de ses voyages que Sébastien Borda a découvert la photographie. Chambre noire, usage du noir et blanc et attiré par la photographie de reportage, il arpente depuis 5 ans  Paris en recherchant le meilleur moyen de retranscrire émotions  et ambiances, ce qui donnent des clichés insolites, jamais attendus. Ses photographies, sont exposées et en vente au marché de la création de Bastille,  tous les samedis.</p>
<p>Pour plus d&rsquo;information, <a href="http://www.sebastien-borda-photographie.com/">Sébastien Borda</a></p>
 [<a href="https://www.jimlepariser.fr/sebastien-borda-photographie-paris-insolite/">See image gallery at www.jimlepariser.fr</a>]<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/sebastien-borda-photographie-paris-insolite/">Sébastien Borda</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>C&#8217;est parti !</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/cest-parti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Mar 2012 09:37:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le Mod(er)]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Versace.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-13992" title="Défilé Versace" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Versace.jpg" alt="" width="258" height="195" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Versace.jpg 258w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Versace-79x60.jpg 79w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Versace-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/Versace-185x140.jpg 185w" sizes="auto, (max-width: 258px) 100vw, 258px" /></a></p>
<p>Il faut être présentatrice du 13 heures de France 2-c&rsquo;est à dire Sophie Le Saint &#8211; pour ignorer et faire quatre jours durant l&rsquo;erreur d&rsquo;annoncer que c&rsquo;est la Haute Couture qui défile à Paris en ce moment. Car, après les Fashion weeks de New York, Londres et Milan, c&rsquo;est évidemment le prêt à porter avec près de 100 défilés qui débarque à Paris. De quoi croiser des filles longilignes pendant dix jours dans la capitale, mais pas les plus connues-celles ci prennent les voitures de maitres. C&rsquo;est en effet un marathon auquel vont se livrer ces mannequins entre essayages, répétitions, défilés et qui ont souvent fait les autres capitales auparavant. Ainsi auront-elles défilé pour Ralph Lauren à New York, vêtues de chaussettes Burlington et pantalon en tartan avant les robes de soirées fitzjeraldiennes habituelles du couturier. Plus amusant Marc Jacob qui a créé comme à chaque saison la sensation en faisant un vrai show&#8230;à la française. En matière de mode, nous sommes en effet les seuls à privilégier l&rsquo;artistique sur le commercial-ce qui est somme toute normal pour un pays où l&rsquo;art l&#8217;emporte à fortiori sur l&rsquo;argent. Mais bon, si on a les deux en même temps&#8230; Londres a ainsi innové cette année avec Burberry qui a permis  dans quelques boutiques à ses clientes de commander en direct les modèles qui défilaient sur les podiums! Délai de livraison prévu, six semaines pour avoir des jupes ou vestes avec des poches à soufflet sur les hanches, pas franchement amaigrissantes! Autre coup marketing, MCQ, seconde ligne de Alexander Mac Queen qui là où il est ne peut plus vraiment protester que son nom continue d&rsquo;enrichir ses partenaires même si les modèles étaient de belle facture. Mais, voilà déjà Milan, Bottega Venega annonce un chiffre d&rsquo;affaire en hausse de plus de 30%, la crise, la crise, et Prada qui  fait défiler des avatars féminins juchées sur des chaussures plateformes les rendant encore plus inaccessibles que d&rsquo;habitude dans un mélange de références à l&rsquo;art cinétique et à Courrèges. Enfin, Gucci a présenté ses écuyères en annonçant que Charlotte Casighari, princessse de Monaco,  serait dès mars la nouvelle image.  De quoi créer le buzz autour des catwalks et nous renseigner sur comment il faudra s&rsquo;habiller l&rsquo;hiver prochain&#8230;Enfin, pour celles qui pourront se le permettre. Les autres en trouveront les copies chez Mango, Zara ou H&amp;M.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">LM</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Fashion week du 28 février au 6 mars- calendrier sur <a href="http://www.modeaparis.com/fr" target="_blank">www.mode-a-paris.fr</a></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/cest-parti/">C’est parti !</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Pennac, en vrai</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/pennac-en-vrai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 19:27:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ça c'est Paris]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Pennac]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Il arrive, il est à République! ». Ouf, la salle est pleine à craquer, alors tous ces corps qui ne savent plus où se mettre attendent avec  hâte celui qui vient d&#8217;en écrire l&#8217;histoire avec son style à la fois accessible [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Il arrive, il est à République! »</em>. Ouf, la salle est pleine à craquer, alors tous ces corps qui ne savent plus où se mettre attendent avec  hâte celui qui vient d&rsquo;en écrire l&rsquo;histoire avec son style à la fois accessible et exigent, musique délicate que l&rsquo;on pourra entendre dès qu&rsquo;il sera là. La libraire <em>Comme un Roman</em>, dont il est le parrain, reçoit ce soir de Saint Valentin, Daniel Pennac, pour une lecture <em>« qui sera rapide car nous sommes nombreux »</em> explique la libraire, Karine, ravissante brune- à même de convaincre beaucoup d&rsquo;hommes à se mettre à la lecture&#8230; C&rsquo;est pourtant les femmes qui sont là en nombre, quelques enfants aussi, assis par terre ou sur des tabourets.<em> « Pardon, je vous ai fait poirauter un peu »</em> s&rsquo;excuse-t&rsquo;il avant de raconter ce livre où le narrateur se dit <em>« être né d&rsquo;une agonie »</em>. Avec humour, il évoque ces <em>« points noirs »</em>, occasion de s&rsquo;épouiller entre mari et femme à l&rsquo;image des chimpanzés. De quoi pour les femmes apprendre beaucoup sur les hommes, leur fonctionnement biologique même s&rsquo;il n&rsquo;a utilisé aucune documentation scientifique à part <em>« l&rsquo; écorché »</em> du Larousse et l&rsquo;aide d&rsquo;un ami médecin. Le temps pour écrire ce nouveau roman?<em> « Quatre ans, mais annoncer le temps, ça ne veut rien dire, c&rsquo;est largement trois années à ne pas l&rsquo;écrire »</em> s&rsquo;amuse-t&rsquo;il. Voilà le temps de la lecture, avec un talent certain; Pennac est un conteur, l&rsquo;assistance est vite pendue à ses lèvres pour découvrir l&rsquo;histoire de ce père, inspiré par celui de son ami Robert Doisneau . Il se met alors à jouer:<em>« Donner moi un âge? Au hasard? »</em> demande-t&rsquo;il avec gourmandise, puis d&rsquo;ouvrir son livre au chapitre correspondant. De quoi donner envie de s&rsquo;y plonger avec ce soir là la chance de pouvoir avoir un dessin ou quelques mots en dédicace à accompagner d&rsquo;un verre de vin blanc et de cakes fait maison, avec cette idée d&rsquo;être ici en famille&#8230;</p>
<p>LM</p>
<p>Journal d&rsquo;un corps- Daniel Pennac aux Editions Gallimard<br />
<a href="http://www.comme-un-roman.com/">Comme un Roman</a> 39 rue de Bretagne Paris 3e- de nombreuses lectures signatures y sont régulièrement organisées</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/pennac-en-vrai/">Pennac, en vrai</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Librairies en péril</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/librairies-en-peril/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 16:33:30 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-13153" title="la hune" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-hune.jpg" alt="" width="275" height="183" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-hune.jpg 275w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-hune-90x60.jpg 90w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-hune-60x39.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/la-hune-210x140.jpg 210w" sizes="auto, (max-width: 275px) 100vw, 275px" /></p>
<p>Une librairie qui remplace une boutique de luxe, laquelle avait chassé une librairie&#8230;Voilà la dernière histoire germanopratine, laquelle n&rsquo;aurait pas déplu à Jean Paul Sartre qui habitait juste en face, place Saint Germain des Près. Rappelez vous: il y a une dizaine d&rsquo;année, le couturier Armani chasse le mythique Drugstore Saint Germain tandis que la librairie Le Divan laisse sa place à Christian Dior. Le quartier se mobilise, Juliette Gréco en tête mais rien n&rsquo;y fera. Alors, d&rsquo;apprendre que La Hune, située actuellement sur le boulevard Saint Germain sera transférée  au printemps, en lieu et place de Christian Dior, voilà de quoi faire chaud au coeur des intellectuels. Reste qu&rsquo; à y regarder de plus près, les petites librairies disparaissent petit à petit dans Paris, au quartier Latin en particulier, remplacées par de la restauration rapide « assise » et des commerces du bien-être, allant des instituts de beauté (+ 32%) au produits Bio (+ 20%) comme en témoigne un rapport publié par la Mairie de Paris qui recense les commerces en activité en 2011 et son évolution depuis 2007. Côté librairies,  70 ont sur la période fermé dans la capitale. Le libraire qui fait amoureusement des petites fiches de lecture  ou qui connait si bien vos goûts est désormais en voie d&rsquo;extinction ou réservé à la province, laissant place aux grandes chaînes de magasins spécialisés Fnac, Virgin, supermarchés culturels où les vendeurs sont surtout là pour ranger et taper sur un ordinateur pour passer des commandes.</p>
<p><strong>La concurrence d&rsquo;Internet</strong></p>
<p>Pas facile en effet de gérer des stocks avec de plus en plus de titres édités &#8211; leur nombre a doublé en 20 ans, alors que seulement 40%  de nos concitoyens lisent désormais plus de cinq livres par an. Principal coupable?  Internet avec un choix infini d’ouvrages,  deux clics pour commander, des livres récents déjà d&rsquo;occasion et le colis qui arrive chez vous trois jours après, sans avoir à faire la queue à la caisse. Quant à la lecture sur tablettes numériques et sur livres électroniques, elle se développe avec des prix de plus en plus attractifs-moins de 100 euros. 25 % des propriétaires d&rsquo;I Pad déclarent ainsi lire dessus.  Plus besoin en effet de sortir de chez vous ou vous encombrez sac et valise,  la liste est là,  sur votre écran, vous payez par carte bancaire et à la minute qui suit, les mots, les phrases s&rsquo;affichent, le contact du papier, cependant, en moins. Rassurons nous, il y aura toujours des amateurs comme chez Shakespeare and co, cette librairie face à Notre Dame où vous verrez petits et grands s’assoir dans un coin pour se plonger dans une histoire. Et dans le métro, des hommes et des femmes qui, happés par un roman rateront leur station &#8230;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sylvain Gosset</h6>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/librairies-en-peril/">Librairies en péril</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Discours musical d’un philosophe</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/discours-musical-d%e2%80%99un-philosophe-max-black-heiner-goebbels-andre-wilms-theatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 14:55:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
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		<category><![CDATA[André Wilms]]></category>
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		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre des Bouffes du Nord]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=13138</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des sons sortent de partout, des lumières, des flammes. André Wilms, grand comédien que l&#8217;on peut toujours voir dans le très beau film Le Havre est en scène,  se parlant à lui-même ou à un oiseau empaillé, plongé dans sa [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/discours-musical-d%e2%80%99un-philosophe-max-black-heiner-goebbels-andre-wilms-theatre/">Discours musical d’un philosophe</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-13144" title="Max Black de Heiner Goebbels avec André Wilms Mario Del Curto" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-199x300.jpg 199w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-620x930.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-39x60.jpg 39w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-60x90.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto-93x140.jpg 93w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Max-Black-de-Heiner-Goebbels-avec-André-Wilms-Mario-Del-Curto.jpg 1181w" sizes="auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px" /></p>
<p>Des sons sortent de partout, des lumières, des flammes. André Wilms, grand comédien que l&rsquo;on peut toujours voir dans le très beau film Le Havre est en scène,  se parlant à lui-même ou à un oiseau empaillé, plongé dans sa propre réflexion qui ne s’arrête jamais. Le Théâtre des Bouffes du Nord offre un voyage sonore et visuel dans le monde mystique de Max Black, un philosophe anglo-américain. Un jeu sur les mots, un jeu sur les sons, où tous les sens sont requis.  Il expérimente le feu tel Prométhée, puis prend son café et réfléchit à la manière dont un incendie se propage. La salle s’enflamme sans qu’il ne s&rsquo;en rende compte. Il allume puis éteint sans arrêt un disjoncteur, mettant en lumière la scène comme bon lui semble. On passe d’une époque à une autre. Tout ceci est rythmé par une musique électronique produite par Heiner Goebbels, inventeur du concept très sophistiqué du théâtre musical. Son laboratoire ressemble à un espace de jeu pour scientifique, au sol un parquet clair, carré, une grille de lasers verts. Au dessus, une série d&rsquo;aquariums rectangulaires sont suspendus, où reposent des animaux empaillés ou baignant dans du formol. Le Théâtre lui-même ajoute une atmosphère vieillie et poussiéreuse au décor de la pièce, matérialisant l’antre du savant Frankenstein. Tout s’enchaîne dans une cohérence surprenante. On ne voit que du feu.</p>
<p><strong>Enchantement visuel</strong></p>
<p>Mais qui était Max Black ? Né en 1909 à Bakou, mort à Ithaca aux États-Unis en 1988, il travaillait sur les mathématiques, l&rsquo;art et le langage.<strong> </strong>Il était aussi un passionné de violon et du piano. C’est dans ses pensées que l’on navigue durant le spectacle. Des chiffres récités comme un poème, des textes extirpés de grands esprits comme Ludwig Wittgenstein, Paul Valéry et lui-même. Notre philosophe, en chemise blanche, cravate noire et lunettes, se met à jouer avec les objets de son bureau couverts d&rsquo;outils, du violon avec le frottement d&rsquo;un archet sur un disque 78 tours à la verticale accroché au pieu d’une machine factice. Il exécute mille et une tâches et provoque mille et uns effets qui se répètent et disparaissent comme par enchantement. Tous les gestes effectués sur scène ont une traduction sonore, grâce à un traitement électronique en direct. Puis derrière un rideau de tulle métallique, il part jouer du piano, qui continue à jouer tout seul. L’espace-temps est confus, nous aussi. Max Black se change au fur et à mesure, une image du temps qui s’écoule dans le voyage qu’il nous fait parcourir. Il faut suivre le lapin blanc comme dans Alice au pays des merveilles. Vous vous réveillerez comme par enchantement. Le temps s’était arrêté.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sylvain Gosset</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Max Black, au <a href="http://www.bouffesdunord.com/#/Saison/Fiche_Spectacle:130935445117">Théâtre des Bouffes du Nord</a>, jusqu&rsquo;au 19 février</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/discours-musical-d%e2%80%99un-philosophe-max-black-heiner-goebbels-andre-wilms-theatre/">Discours musical d’un philosophe</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Big Apple à la Géode</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/big-apple-a-la-geode/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 11:59:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ça c'est Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Metropolitan]]></category>
		<category><![CDATA[New-York]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[parc de la Villette]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pas besoin de prendre l&rsquo;avion samedi soir pour se retrouver à &#8230;New York! Mais direction le parc de la Villette avec une grosse boule, La Géode pour vous transporter à la gosse pomme, plus précisemment le Metropolitan Opera de New York; Au programme, le dernier volet de la Tétralogie de Wagner,  Le Crépuscule des Dieux.  Sur internet, la semaine précédente, les réservations affichaient complet. Surprise en arrivant, un bon tiers de la Géode est vide. Le papier assassin de Renaud Machart quelques jours plus tôt a-t-il précipité les désistements ? Le critique du Monde avait, lui, traversé l’Atlantique pour voir la mise en scène du Canadien Robert Lepage, et il en est revenu consterné, nous promettant  le pire.<br />
Mais, ceux qui étaient là n&rsquo; avaient manifestement décidé de ne pas s’en faire-après tout il y a une vie hors du Monde, non?  Ambiance cool, dégagée, par le froid polaire qui règne,  gros pull et parka étaient de rigueur. Puisqu’il va falloir tenir six heures, on la joue confortable. D’aucuns sont même venus avec pique-nique et thermos. On prend ses aises comme si l’on était au Stade de France…<br />
Sur l’écran, la salle du Met s’ouvre, et le public new-yorkais s’installe. Plans larges sur les tribunes et les lustres. Cadrages serrés sur les visages. Mais la plupart des hôtes de la Géode sont des habitués, ils ne prêtent qu’une attention distraite à ce qui se passe alors de l’autre côté de l’Atlantique… Pour avoir une bonne place, ils sont arrivés tôt. Certains ont amené de la lecture pour patienter jusqu’au lever de rideau. C’est à peine s’ils lèvent les yeux…<br />
Fabio Luisi salue et d’un geste sec et précis lance l’orchestre… L’énorme machinerie conçue par Robert Lepage se met en branle, comme une hydre. Mais elle servira surtout de plateau transformable et d’écran de projection, avec quelques beaux effets saisis par des prises de vue latérale. On comprend pourtant très vite ce qu’il en sera : délice de l’oreille, accablement de la vue. L’interprétation – tant celle de Luisi et de l’orchestre du Met que celle des chanteurs – est parfaite avec une distribution formidable : Deborah Voigt est Brünnhilde ; Wendy Bryn Harmer, Gutrune ; Waltraud Meier, Waltraute ; Jay Hunter Morris, Siegfried ; Iain Paterson, Gunther ; Eric Owens, Alberich ; et Hans Peter-König, Hagen. Le must du moment, selon les spécialistes du Ring. À la baguette, Fabio Luisi remplace James Levine, pour une interprétation qu’il dit vouloir moins <em>« germanique »</em>, entendez plus <em>« italienne »</em>, plus légère, plus romantique…Au-dessus du lot : Waltraud Meier tout simplement exceptionnelle ; Hans Peter-König impressionnant et Eric Owens formidablement émouvant.<br />
Cependant, si excellents sont-ils, les chanteurs semblent souvent perdus devant cette mécanique, livrés à une mise en scène de patronage, dans des costumes sans inspiration –<em> « pauvre Brünnhilde, habillée façon Pocahontas »,</em> dira ma voisine. En entendant Robert Lepage, interrogé pendant l’un des entractes, on comprendra qu’il a tout sacrifié à sa machine, s’en tenant pour le reste à une lecture qu’il dit traditionnelle. Mais la machine finit par être ennuyeuse et dévorante… Avec le dernier acte, on confine au ridicule lorsqu’apparaissent les ondines du Rhin, dans des costumes kitschissimes, à qui Lepage n’a rien trouvé de mieux que de proposer des glissages sur sa machine transformée en toboggan façon Aquaboulevard. Ma voisine pouffe. Un peu plus tard, elle se gaussera du <em>« code-barres »</em> qui s’allume en arrière-plan des chanteurs… Elle consent cependant à trouver un peu de poésie au cheval mécanique de Siegfried, et de poésie à son départ en barque avec Gunther, lorsqu’ils sont partis chercher Brünnhilde, au premier acte…<br />
Quand tout s’achève avec Hagen qui disparaît dans le Rhin, les applaudissements retentissent au Met. Silence dans la Géode. Chacun enfile son manteau, ramasse les reliefs de son pique-nique, enroule son écharpe et se dirige vers la sortie. On gardera le souvenir de la musique – avec elle, on n’a pas senti le temps passer – et on oubliera au plus vite Lepage et sa machine crépusculaire… Et on se donne rendez-vous pour Hernani de Verdi, le 25 février, toujours avec le Met.</p>
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<h6 style="text-align: right;">Par Jean-François Bouthors</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/big-apple-a-la-geode/">Big Apple à la Géode</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le ventre disparu de Paris</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/robert-doisneau-exposition-paris-hotel-de-ville-les-halles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 17:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
		<category><![CDATA[newsletter]]></category>
		<category><![CDATA[Emile Zola]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Hotel de ville]]></category>
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		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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		<category><![CDATA[Robert Doisneau]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-12269" title="La marchande de fleur, 1968, Robert Doisneau" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-620x826.jpg" alt="" width="347" height="463" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-620x826.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-225x300.jpg 225w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-45x60.jpg 45w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/P1020785-60x80.jpg 60w" sizes="auto, (max-width: 347px) 100vw, 347px" /></a></p>
<p><em>« La musique des Halles, c’est le fracas de tous les diables dans l’opéra de tous les jours.»</em>  Jacques Prévert</p>
<p>Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’évite de passer par les Halles. Le lieu ne m’attire pas, bondé de monde, des flics qui contrôlent des jeunes de banlieues, un centre commercial sans aucun charme. Pourtant jusqu’à la fin des années 60, les Halles étaient le cœur vivant de Paris avec son marché couvert, ses étalages de fleurs, de légumes, les bistros où tout le monde se retrouvait. Une vie se déroulait à l’intérieur et autour des Halles. Les jeunes y trouvaient du travail à transporter des cageots de fruits et légumes, le chasseur du coin ramenait son gibier pris la veille ou au matin, les fêtards y venaient manger un morceau. Robert Doisneau était un amoureux de ce quartier, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs là qu&rsquo;il fit sa toute première photo, en 1933. Une histoire d’amour entre un photographe comme le confirme son ami Pierre Delbos, <em><em>«</em>il y avait une ambiance fabuleuse, et lui, il avait du flair, vous auriez vu sa façon de les regarder, il les aimait!</em><em>»</em> et un lieu de vie que retrace cette exposition-au total 200 photos dont fait rare, quelques unes en couleur, le tout présenté à l’Hôtel de Ville à partir du 8 Février. Un plongeon dans la vie des années 50 et 60, et de quoi donner envie d’aller acheter des fleurs  fraichement cueillies, de prendre des légumes de marché et  de discuter autour d’un bon verre de vin rouge avec le boucher qui vous offre quelques morceaux de viandes non vendus. Un Paris de jadis sous l&rsquo;objectif d&rsquo;un des plus grands photographes du siècle-on fêtera en avril le centenaire de sa naissance-et l&rsquo;occasion de faire découvrir  les Halles de demain qui, si vous ne l’avez pas remarqué, sont en travaux depuis un an. Un projet ambitieux qui verra sa livraison en 2016 après moult controverses- on nous promet une clairière au milieu de la ville et une canopée <em>«immense feuille translucide ondoyant à la hauteur de la cime des arbres<em>»</em>.</em></p>
<p>Ce retour dans le passé permet en tous cas de comprendre ce lieu, autrefois le « ventre » de Paris, si bien décrit par Emile Zola. Le premier marché, les Champeaux, fut construit en 1135. Puis c’est en 1543 que François 1<sup>er</sup> décida de construire ce qu’on appelle encore aujourd’hui Les Halles et dont l&rsquo;activité -plus de 5000 personnes y travaillaient- fut transférée à Rungis en 1969. Autre photographe du courant humaniste et de la même génération que Doisneau, Sabine Weiss était présente au vernissage à l’Hôtel de Ville, regardant avec nostalgie les photos de ce dernier, se souvenant sans doute que pour  beaucoup, la fermeture du marché des Halles a été vue comme <em>« un assassinat » </em>, ainsi que pour de nombreux intellectuels. <em>« Il y a eu une mobilisation énorme pour sauver le marché des Halles »</em> explique d&rsquo;ailleurs Annette Doisneau, la fille du photographe. En vain<em>. « Le lieu préféré de Doisneau » </em>qu&rsquo;il venait photographier une fois par semaine, se levant à 3 heures du matin, avec ses « forts  » des Halles, capable de soulever 200 kilos sur leur dos a bien disparu dans le béton de Rungis.<em> «Je savais que cela allait disparaitre, je voulais absolument en fixer le souvenir<em>»</em>.</em> Voilà qui est réussi et à ne pas manquer&#8230;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sylvain Gosset</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>Doisneau, Paris Les Halles, jusqu&rsquo;au 28 avril, exposition gratuite à la Mairie de Paris, de 10h à 19 h, sauf le dimanche et jours fériés.</p>
<p>A découvrir aussi des photos de Doisneau sur les murs de la station de métro Hôtel de Ville.</p>
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<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-12356" title=" Les Halles printemps 1964 © Atelier Robert Doisneau" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-620x812.jpg" alt="" width="434" height="568" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-620x812.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-45x60.jpg 45w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau-60x78.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/02-Les-Halles-printemps-1964-©-Atelier-Robert-Doisneau.jpg 1090w" sizes="auto, (max-width: 434px) 100vw, 434px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/robert-doisneau-exposition-paris-hotel-de-ville-les-halles/">Le ventre disparu de Paris</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le Mexique à deux temps</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/le-mexique-a-deux-temps-henri-cartier-bresson-paul-strand-photographie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 12:33:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cimaises]]></category>
		<category><![CDATA[1932]]></category>
		<category><![CDATA[1934]]></category>
		<category><![CDATA[Fondation Henri Cartier-Bresson]]></category>
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		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Strand]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/HCB_prostituée1934.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone  wp-image-13937" title="Henri Cartier-Bresson, Prostituée, Calle Cuauhtemoctzin, Mexique, 1934 © Magnum Photos / Courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/HCB_prostituée1934.jpg" alt="" width="267" height="397" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/HCB_prostituée1934.jpg 476w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/HCB_prostituée1934-201x300.jpg 201w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/HCB_prostituée1934-40x60.jpg 40w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/HCB_prostituée1934-60x89.jpg 60w" sizes="auto, (max-width: 267px) 100vw, 267px" /></a></p>
<p>Voilà une exposition photo qui mérite le détour, à la Fondation Henri Cartier-Bresson avec deux regards croisés, celui de l’américain Paul Strand et de Cartier-Bresson lui même, sur un même pays &#8211; le Mexique des années 30. Des photos en noir et blanc  dévoilant ainsi des blessures encore visibles, d’une population pauvre et paysanne. A l’ère du numérique, il est intéressant de revoir les bases de la photographie, entre la qualité de l’argentique et l’importance du temps de pause. Le détail qui sépare ces deux photographes réside dans la notion du temps. Paul Strand (1890 – 1976) décrit un Mexique rural, fracturé et isolé, par ses portraits d’hommes et de femmes passifs, constamment assis, un chapeau sur la tête ou posé sur le sol, un châle sur les épaules ou sur les cheveux pour les femmes. On y découvre des ruelles vides, les murs qui s’effritent sous le poids des années, des maisons abandonnées, des églises isolées dans un désert où la mort rode, la poussière qui se disperse. La chaleur est si pesante, que seules des statues de Jésus subsistent. La religion est omniprésente, conventionnelle bien sûr et unique remède à la solitude. Il restera deux ans dans ce pays – de 1932 à 1934 – invité par Carlos Chavez, un responsable de la culture au ministère de l’éducation. Pour certaines photos, son temps de pause est de quatre minutes. C’est ce qui diffère de celle de l’illustre Cartier Bresson – on contemple d’ailleurs plus longuement les photographies de ce premier. Le regard de Strand est plus lent, plus sombre, voire ajoute une certaine solitude. Ses photos sont aussi plus construites et mieux choisies, attendant certainement parfois le bon moment pour déclencher son appareil. Il encourage l’émergence d’un moment, figé dans le temps. Le récit d’une histoire, une peinture en somme. Les détails apparaissent si on y prête attention, en regardant de plus près ou en revenant dessus. Cartier Bresson (1908 – 2004) offre, lui,  dès le premier coup d’œil une vision plus dynamique et joyeuse du pays, un regard plus humaniste et populaire, des instants volés de femmes et d’enfants qui rient, des personnes en activité, des prostituées en attente, accoudées au rebord d’une fenêtre de bois. Une vie qui continue au rythme de la chaleur mexicaine comme cette femme qui s’endort par terre derrière les étalages d’une boutique ou un homme, allongé dans la rue. C&rsquo;est en 1934 que Cartier- Bresson découvre le Mexique en accompagnant une mission scientifique, liée à la construction d’une grande route panaméricaine. Il y passe un an, en tombe amoureux. Cartier &#8211; Bresson capte un instant volé – un passionné de peinture pourtant – mal cadré, des visages coupés. Cela n’enlève rien à la beauté de la photographie, au contraire. La personne photographiée ne s’en rend pas compte. Une joie émane des personnes prises sur le vif. Il suit au final un instinct réfléchi. L’année suivante, il rencontrera Paul  Strand qui l’initie au cinéma. Le voyage de ce dernier au Mexique, suivi d’un second en URSS, l’amène à se consacrer au septième art, revenant seulement à la photographie 10 ans plus tard. <em>« Paul Strand fut l’antithèse d’Henri Cartier-Bresson »</em> écrit John Berger, un romancier anglais. Les deux sont en tous cas parvenus avec le même talent  à entrer dans l’intimité des mexicains et de leur culture, comme le montre cette belle exposition orchestrée comme une valse à deux temps.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Sylvain Gosset</h6>
<p>A voir jusqu’au 22 avril, à la <a href="http://www.henricartierbresson.org/">Fondation Henri Cartier-Bresson</a>, Paris 14e</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-mexique-a-deux-temps-henri-cartier-bresson-paul-strand-photographie/">Le Mexique à deux temps</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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