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	<title>Oscars | Jim le Pariser</title>
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		<title>The Artist &#8211; Pourquoi?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 14:12:22 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-13769" title="the-artiste" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artiste.jpg" alt="" width="500" height="313" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artiste.jpg 500w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artiste-300x187.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artiste-95x60.jpg 95w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artiste-60x37.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artiste-223x140.jpg 223w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<p><em>«Flatttery will get you everywhere»</em>. La flatterie mène à tout. C&rsquo;est ainsi que débute l&rsquo;article du <em>«New York Times»</em> qui rend compte du palmarès de la cérémonie des Oscars à Los Angeles. C&rsquo;est parce qu&rsquo;il flatte habilement Hollywood que <em>«The Artist» </em>a raflé les récompenses américaines les plus convoitées. Le film avait certes déjà été distingué par d&rsquo;autres jurys étrangers. Mais pour triompher dans la Mecque du cinéma, il fallait séduire les jurés en leur disant tout simplement : <em>«Je vous aime».</em></p>
<p><em>«The Artist» </em>a conquis les professionnels américains parce que c&rsquo;est un film à la gloire d&rsquo;Hollywood, un hommage aux origines, à l&rsquo;époque très formatée des studios tout puissants. Ce système est aujourd&rsquo;hui totalement éclaté. Il y a une trentaine d&rsquo;années, le cinéma dit <em>«indépendant»</em> (aujourd&rsquo;hui en déshérence) a mis en pièces ce fonctionnement confortable dont les jurés des Oscars, attachés à un mythique <em>«âge d&rsquo;or»</em>, ont un certaine nostalgie.</p>
<p><strong>Des jurés sexagénaires</strong></p>
<p>Cette année, 5783 professionnels au total avaient le droit de voter. Chaque corporation vote pour ses homologues (les acteurs pour les acteurs, par exemple). Ce vaste jury est vieillissant : moyenne d&rsquo;âge de 62 ans. Les hommes sont surreprésentés par rapport aux femmes et les votants issus des  minorités (noirs, hispaniques, etc.) sont rares. C&rsquo;est un panel généralement conservateur sur le plan artistique et esthétique. Il privilégie toujours les films <em>«mainstream»</em> au dépens des œuvres novatrices ou dérangeantes. Certes, <em>«The Artist»</em> sort de l&rsquo;ordinaire dans la forme (un film muet en noir et blanc) mais son scénario est d&rsquo;un grand classicisme. En outre, le film évite totalement les sujets qui fâchent : la politique, l&rsquo;économie, le social. C&rsquo;est rassurant.</p>
<p><em>«The Artist»</em> est un film français mais son scénario n&rsquo;a pratiquement aucune référence à la France. C&rsquo;est un avantage considérable. Il est entièrement tourné en Californie, avec beaucoup d&rsquo;acteurs américains ou anglo-saxons et des équipes techniques américaines. Tout cela compte beaucoup car le jury des Oscars est composé de professionnels américains. Ils votent de préférence pour leur pairs. <em>«The Artist»</em> est aussi un film qui ne parle pas, et surtout pas le français. Tout pour plaire. C&rsquo;est du <em>«made in France»</em> largement délocalisé.</p>
<p><strong>Lobbying  et campagne promotionnelle d &lsquo;enfer</strong></p>
<p>Le film a eu l&rsquo;immense avantage d&rsquo;être fortement soutenu par Harvey Weinstein, potentat américain du 7ème art, dont la machine à gagner les Oscars est redoutable. C&rsquo;est lui qui a organisé l&rsquo;intense tournée promotionnelle dans les médias américains à laquelle Jean Dujardin s&rsquo;est si bien prêté. Si Harvey Weinstein avait défendu un autre film, <em>«The Artist»</em> n&rsquo;aurait eu que des miettes et n&rsquo;aurait sans doute pas été sélectionné. Car la grosse artillerie Weinstein fonctionne dès les premiers stades de la compétition.</p>
<p><em>«The Artist»</em> est un bon film, largement au dessus du niveau moyen de la production française. Il tranche sur le tout venant tricolore : comédies navrantes, tourments des bobos, histoires policières vaseuses. Mais est-il pour autant le meilleur film de l&rsquo;année dans le monde ? On peut vraiment se poser la question.</p>
<p>Les compétitions organisées au Royaume-Uni, en Espagne et en France ont choisi sans hésiter <em>«The Artist». </em>Il n&rsquo;y avait sans doute pas, dans la production européenne, un film plus rassembleur.</p>
<p>Du côté des États-Unis, les récompenses accordées à <em>«The Artist»</em> par les Golden Globes et les Oscars démontrent davantage le recul quantitatif et qualitatif de la production américaine. On peux dire que <em>«The Artist» </em>a été couronné par défaut.</p>
<p><strong>Des films américains de plus en plus standardisés</strong></p>
<p>La crise frappe le cinéma outre-atlantique. On y tourne moins de films, la fréquentation des salles a subi une forte chute. Les recettes sont au plus bas depuis 1995. La production américaine est beaucoup moins audacieuse et diversifiée que par le passé. Ce qui permet encore à cette industrie de fonctionner, ce sont les films d&rsquo;action ou les comédies potaches pour adolescents. Ces produits standardisés ont vocation à être distribués sans difficulté dans le monde entier. Business is business. Il y a forcément un nivellement par le bas. Hollywood use jusqu&rsquo;à la corde les vieilles recettes : les remakes et les suites (<em>«Ghost Rider 2», «Voyage au centre de la terre 2 »,</em> etc.)</p>
<p>Il reste peu de place, peu d&rsquo;argent et peu de spectateurs pour des films plus difficiles ou plus originaux. C&rsquo;est ainsi que <em>«Tree of Life» </em>(Palme d&rsquo;Or à Cannes en 2011) de Terrence Malick a fait un flop au box-office américain-film il faut dire très exigeant  et forcément défavorisé par le fait que les jurés jugent  les films sur DVD, distribués par les organisateurs. Cela change totalement la perception. Un regret également,  l&rsquo;absence dans la compétition de <em>«Drive»</em>, le remarquable film américain du danois Nicolas Winding Refn. Un marketing idiot a présenté ce film comme une énième course poursuite de bagnoles dans Los Angeles. C&rsquo;est en réalité une œuvre complexe, très lente et perturbante. L&rsquo;acteur principal, Ryan Gosling, propose une interprétation intériorisée, glaciale et quasi mutique. Le film n&rsquo;a pas été sélectionné par les Oscars -un oubli regrettable.</p>
<p><strong>Héros positif</strong></p>
<p>Dernier exemple : <em>«The Descendants»</em> d&rsquo;Alexander Payne, avec George Clooney. Le film a connu un certain succès aux Etats-Unis. C&rsquo;est un film accessible, l&rsquo;un des rares de la compétition à se situer dans l&rsquo;époque contemporaine, pas dans une époque révolue. Mais c&rsquo;est une histoire décalée : le portrait d&rsquo;une famille déboussolée dans le décor faussement paradisiaque d&rsquo;Hawaï. Clooney est à contre-emploi : il joue un mari trompé qui perd ses certitudes. Il livre sans doute la meilleure performance de sa déjà longue carrière. Mais les Oscars lui ont préféré Jean Dujardin, tout à fait honorable, mais qui défend un rôle plus facile et, surtout, plus positif. L’Académie du cinéma américain redoute les prises de tête. Si Clooney avait été l&rsquo;acteur principal de <em>«The Artist» </em>(on peut l&rsquo;imaginer sans peine)<em>, </em>il aurait décroché l&rsquo;Oscar.</p>
<p>Ce sont ces éléments qu&rsquo;il faut prendre en compte pour évaluer les cinq Oscars de <em>The Artist</em> . Mais ne boudons pas notre plaisir.<em> </em>Réjouissons-nous de la reconnaissance internationale accordée à une production française. Ce n&rsquo;est pas si fréquent. Reste que cette année, plus encore que l&rsquo;habitude, les jurés pantouflards des Oscars ont choisi la sécurité et se sont tournés vers le passé. Old is gold.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Jérome Godefroy</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/the-artist-pourquoi/">The Artist – Pourquoi?</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Yes, we can!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 09:53:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[Bérénice Béjo]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-13699" title="the artist aux Oscars" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artist-aux-Oscars.jpg" alt="" width="314" height="161" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artist-aux-Oscars.jpg 314w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artist-aux-Oscars-300x153.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artist-aux-Oscars-117x60.jpg 117w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artist-aux-Oscars-60x30.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/the-artist-aux-Oscars-273x140.jpg 273w" sizes="(max-width: 314px) 100vw, 314px" /></p>
<p><em>« Ils doivent être fous les français en ce moment! » . </em>Billy Cristal, le Antoine de Caunes américain- onzième fois qu&rsquo;il présente les Oscars ne croit pas si bien dire, en tous cas pour ceux qui sont sur place à Hollywood ou les autres devant Canal plus, malheureusement pas en clair. Le moment est historique mais il ne faut quand même pas exagérer, money is money&#8230;Il est cinq heures du matin et Jean Dujardin vient de l&#8217;emporter face à Georges Clooney, pourtant exceptionnel dans The Descendants. Quant à Michel Hazanavicius, il bat Woddy Hallen et Martin Scorcese, excusez du peu&#8230;Meilleure musique, un doublé pour Ludovic Bource qui avait déjà eu le César- il faut dire que dans un film muet, elle est assez remarquée et en l&rsquo;occurrence remarquable- meilleur costumes, Tom Cruise arrive sur scène et voilà, The Artist, sacré définitivement après l&rsquo; Angleterre et la France, meilleur film de l&rsquo;année 2o11 dans la cité du cinéma. De quoi pour l&rsquo;équipe d&rsquo; être invitée n&rsquo;en doutons pas par Nicolas Sarkozy à l&rsquo;Élysée, histoire de tenter de profiter de l&rsquo;effet The Artist comme Jacques Chirac avec le ballon rond lors de la victoire de l&rsquo; équipe de France en 98!</p>
<p>Mais avant d&rsquo;imaginer une quelconque descente des Champs Élysées, il faut rendre hommage à trois autres merveilleux acteurs qui ont été oscarisés; Meryl Streep, meilleure actrice , très émue et une troisième fois récompensée pour sa performance unique dans la Dame de fer, Margareth Thatcher saisissante de charisme et d&rsquo; autorité. Christopher Plummer, 82 ans, père malade qui se découvre homosexuel dans le très touchant Beginners méritait également son oscar qui <em>« n &lsquo;a que deux ans de plus que moi « </em> a-t il avec humour souligné. Enfin, la Couleur des sentiments, autre très bon film américain de l&rsquo;année offre  à Octavia Spencer avec cet Oscar pour son magnifique rôle de nounou noire , une belle reconnaissance indirecte à toutes ces femmes qui, dans l &lsquo; Amérique raciste des années 60 n&rsquo;en eurent jamais. The Descendants lui remporte l&rsquo; Oscar du meilleur scénario adapté, ô combien mérité pour cette histoire de transmission et de deuil sur fond de paysages hawaiiens et qui évite avec grâce tous les clichés. Le film iranien La Séparation  obtient pour  sa part  un doublé dans la catégorie film étranger  après son César. Voilà donc un palmarès aussi parfait et réjouissant que le duo de claquettes de Jean Dujardin et Berenice Béjo- chapeau les artistes!</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/the-artist-cartonne-a-la-ceremonie-desoscars/">Yes, we can!</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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