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	<title>Orphée et Eurydice | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Orphée épuré au Théâtre des Champs Elysées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Sep 2021 00:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Orphée et Eurydice]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il arrive parfois qu&rsquo;avec les reprises un spectacle se bonifie. C&rsquo;est le cas de l&rsquo;<em>Orphée et Eurydice</em> de Gluck mis en scène par Robert Carsen pour le Théâtre des Champs Elysées. Présenté une première fois en mai 2018 avec Philippe Jaroussky dans le rôle-titre, et sous la baguette de Diego Fasolis, le spectacle revient – grâce aux soins de Christophe Gayral et Matthieu Pouly, ce dernier réglant les lumières calibrées par le metteur en scène canadien, conjointement avec Peter Van Praet – avec en tête d&rsquo;affiche la nouvelle coqueluche du public, Jakub Orlinski.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve l&rsquo;économie de la scénographie&nbsp;: sur un plateau quasi nu le poète déplore la mort de son épouse, se détachant d&rsquo;un peuple aux allures de choeur antique, vêtu par Tobais Hoheisel d&rsquo;un noir rappelant les deuils méridionaux – après tout la mythologie est grecque –, avec des effectifs du Balthasar Neumann remarquablement préparés. A même le sol, la tombe sert de porte d&rsquo;entrée aux Enfers, le changement de tableau constituant habilement l&rsquo;ellipse de la catabase. Dans l&rsquo;outre-tombe, aux éclairages tamisés, les flammes et les corps étendus – figurants et choeurs – condensent une quintessence symbolique. Si la remontée vers la Terre, dans un jeu qui ne veut pas se figer dans le refus de tourner le regard vers la bien-aimée, dilue peut-être un peu la décantation presque naturaliste du propos, le calibrage des lumières jusque dans la salle confirme l&rsquo;admirable maîtrise de cette mise en abyme de l&rsquo;art lyrique restituée sans aucune affectation aucune.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La quintessence du mythe</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La sincérité de l&rsquo;engagement du contre-ténor polonais contribue assurément la réussite cette reprise. La juvénilité, au fruité légèrement acidulé, du timbre, qui condense les élans et les sentiments de l&rsquo;aède, ne se limite pas à l&rsquo;archétype et n&rsquo;oublie pas la consistance de l&rsquo;incarnation. Continuellement en scène, le soliste ne faillit pas et s&rsquo;impose vraisemblablement comme l&rsquo;un des meilleurs tenants actuels du rôle. En Eurydice annoncée quelque peu souffrante, Regula Mühlemann ne manque pas pour autant de présence, même si le babil, plausiblement perturbé par son indisposition, n&rsquo;a pas la séduction franche et aérienne de l&rsquo;Amour d&rsquo;Elena Galitskaya, prenant le relais d&rsquo;Emöke Barath sans avoir à pâlir de la comparaison. Mais ce trio ne peut que montrer gratitude à la direction de Thomas Hengelbrock. A la tête de son Orchestre Balthasar Neumann, il fait respirer une vitalité dramatique qui ne se confond jamais avec certains stéréotypes baroqueux&nbsp;: la rhétorique n&rsquo;interdit pas la sensualité de l&rsquo;expression. Les couleurs des pupitres s&rsquo;épanouissent avec une fraîcheur qui rend justice à cette fable lyrique, encore plus ramassée dans la première version viennoise – en italien, de 1762 – retenue pour cette production. Un Orphée sans gras mais non sans saveurs&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par Gilles Charlassier</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Orphée et Eurydice, </em>Gluck, Théâtre des Champs Elysées, du 21 septembre au 1er octobre 2022.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/orphee-epure-au-theatre-des-champs-elysees/">Orphée épuré au Théâtre des Champs Elysées</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Orphée et Eurydice version Pepper&#8217;s ghost à Liège</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/orphee-et-eurydice-version-peppers-ghost-a-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Oct 2019 22:11:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Aurélien Bory]]></category>
		<category><![CDATA[Gluck]]></category>
		<category><![CDATA[Liège]]></category>
		<category><![CDATA[Orphée et Eurydice]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-46274" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/11/Orphée-Liège-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/11/Orphée-Liège-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/11/Orphée-Liège-620x412.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/11/Orphée-Liège.jpg 660w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Créée il y a tout juste un an à l&rsquo;Opéra Comique, la production d&rsquo;<i>Orphée et Eurydice</i> réglée par Aurélien Bory renouvelle avec habileté la mode actuelle de l&rsquo;épure et des éclairages tamisés, qu&rsquo;illustre par exemple le récent <i>Freischütz</i> au Théâtre des Champs Elysées. Il faut reconnaître que la fable du poète Orphée et la partition économe de Gluck se prêtent idéalement à une esthétique décantée. Sur la scène de l&rsquo;Opéra de Liège, on retrouve la scénographie de Pierre Dequivre organisée autour d&rsquo;un dispositif de Pepper&rsquo;s ghost, réfléchissant, avec le concours des lumières modulées par Arno Veyrat, la reproduction sur tissu de la peinture de Corot, <i>Orphée ramenant Eurydice des Enfers</i>. Le rituel funèbre est relayé par des danseurs et des figurants en noir, étendus sur le linceul autour du barde pleurant son épouse disparue avant les évolutions chorégraphiques des Furies. Au-delà des effets visuels, sans doute moins fascinants lorsqu&rsquo;on les revoit, c&rsquo;est d&rsquo;abord une narration efficace avec une belle sobriété de moyens que l&rsquo;on retient. Le contraste des costumes noir et blanc dessinés par Manuela Agnesini accompagne la lisibilité de la dramaturgie. L&rsquo;inversion de l&rsquo;image picturale à la fin de la pièce se montre au diapason du refus des heureuses retrouvailles finales et décrit un retour à la séparation initiale, sans pour autant recourir au retour du lamento augural, que Raphaël Pichon avait cousu sur les dernières mesures.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Un Orphée à haute valeur expressive </b></p>
<p align="JUSTIFY">En confiant l&rsquo;ouvrage à l&rsquo;orchestre de la maison, Liège n&rsquo;a pas choisi l&rsquo;option sur instruments d&rsquo;époque – Favart avait invité l&rsquo;ensemble Pygmalion – qui n&rsquo;a pas l&rsquo;exclusivité de l&rsquo;intelligence du phrasé classique. Sous la baguette attentive de Guy van Waas, les pupitres wallons mettent en avant une appréciable clarté de l&rsquo;articulation, au service du plateau vocal. En Orphée, Varduhi Abrahamyan privilégie l&rsquo;investissement des affects, en s&rsquo;appuyant sur son timbre nourri et charnu, quitte à faire parfois passer le sentiment avant le mot. La virtuosité de l&rsquo;air que Berlioz ajouta pour Pauline Viardot, <i>«&nbsp;Amour viens rendre à mon âme&nbsp;»,</i> se dévoile d&rsquo;abord selon sa valeur expressive, au diapason de l&rsquo;incarnation de la mezzo arménienne. Mélissa Petit réserve une Eurydice délicate, à la ligne aérée, tandis que le babil de Julie Gebhart n&rsquo;allège pas inutilement la partie d&rsquo;Amour. Enfin, les choeurs, sorte de colonne vertébrale de l&rsquo;ouvrage et miroir de la douleur de l&rsquo;aède veuf, sont assumés avec un engagement remarquable par les effectifs de l&rsquo;Opéra de Liège, préparés par Pierre Iodice. Si la soirée est assez brève – à peine plus d&rsquo;une heure et demie –, l&rsquo;impression sur le public ne l&rsquo;est pas. Un beau condensé de l&rsquo;essence du théâtre lyrique&nbsp;: c&rsquo;est ce que l&rsquo;<i>Orphée et Eurydice</i> d&rsquo;Aurélien Bory lègue dans un spectacle amené à voyager en France et en Europe, au gré des coproducteurs, de Caen à Zagreb, et jusqu&rsquo;à Pékin. La légende d&rsquo;Orphée est bien universelle.</p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>Orphée et Eurydice, </i>Gluck, Opéra de Liège, octobre 2019</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/orphee-et-eurydice-version-peppers-ghost-a-liege/">Orphée et Eurydice version Pepper’s ghost à Liège</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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