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	<title>Olivier Py | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Résurrection d&#8217;Henry VIII de Saint-Saëns à Bruxelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 May 2023 10:07:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Altinoglu]]></category>
		<category><![CDATA[Bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Henry VIII]]></category>
		<category><![CDATA[La Monnaie]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Py]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Saëns]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-47590" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/05/de-munt-mjkwnzk0nzaxnq-300x203.jpg" alt="" width="300" height="203" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/05/de-munt-mjkwnzk0nzaxnq-300x203.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/05/de-munt-mjkwnzk0nzaxnq.jpg 533w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Projet d&rsquo;abord imaginé pour les célébrations de la mort de Saint-Saëns en 2021 et reporté en raison de la crise sanitaire, la résurrection en public d&rsquo;<i>Henry VIII</i> au Théâtre de la Monnaie trouve toute sa place dans une saison qui vient de mettre à l&rsquo;affiche <i>Bastarda,</i> un spectacle autour de la reine d&rsquo;Elisabeth I, fille du monarque anglais, à partir des quatre opéras de Donizetti inspirés par la dynastie des Tudor. Première commande de Saint-Saëns pour l&rsquo;Opéra de Paris – la première de <i>Samson et Dalila</i> a eu lieu à Weimar, <i>Henry VIII</i> relève d&rsquo;un genre emblématique du Romantisme français, le grand opéra, avec des sujets choisis dans l&rsquo;Histoire et des moyens fastueux où ne pouvait manquer le ballet, qui commençait déjà à passer de mode à la fin du siècle, même si l&rsquo;ouvrage reste au répertoire jusqu&rsquo;à la fin de la Première Guerre Mondiale, avant de sortir timidement du Purgatoire depuis une trentaine d&rsquo;années.</p>
<p align="JUSTIFY">Superposant l&rsquo;époque de l&rsquo;intrigue à celle de la création de l&rsquo;oeuvre, la production d&rsquo;Olivier Py s&rsquo;appuie sur la très habile scénographie de Pierre-André Weitz, faite de panneaux mobiles glissant sur un damier noir et blanc, sous les éclairages de Bertrand Killy – un trio désormais bien connu des mélomanes. Tantôt architectures urbaines ou d&rsquo;intérieurs, tantôt surfaces spéculaires, les façades modulaires condensent à merveille les fonctions jouées par l&rsquo;intrigue inspirée de la Renaissance anglaise, celles de miroir des problématiques des débuts de la Troisième République, qui peuvent trouver écho avec celles de notre contemporanéité. Les époques se mêlent dans une sorte de muséographie onirique douée d&rsquo;une puissance imaginaire dénuée de toute la poussière de la reconstitution. L&rsquo;ouverture se fait sur une reproduction d&rsquo;une <i>Crucifixion </i>du Tintoret en train d&rsquo;être retouchée, tandis qu&rsquo;une locomotive à vapeur éventre le fond de scène lors de l&rsquo;arrivée à Kimbolth, la retraite de Catherine d&rsquo;Aragon. Dans le tableau du synode, le choeur rejette d&rsquo;un coup les pourpres cardinalices au moment où le peuple, sous forme de bourgeoisie masculine en habit et haut-de-forme, pénètre dans l&rsquo;enceinte de Parlement. La pièce de Saint-Saëns a inspiré Olivier Py qui signe là l&rsquo;un de ses mises en scène les plus réussies, où il utilise toutes les ressources des mises en abyme théâtrales pour plonger le public dans un spectacle qui se prolonge, à l&rsquo;entracte, sur le parvis de la Monnaie, où le divertissement à la fin du deuxième acte, chorégraphié par Ivo Bauchiero sur la diffusion de la partition enregistrée, préfigure les luttes entre les pouvoirs du Roi et de l&rsquo;Eglise qui se noueront dans la seconde partie. Si l&rsquo;on retrouve nombre de tropismes d&rsquo;Olivier Py et ses comparses, la cohérence du lexique et de la grammaire visuels ainsi que la dramaturgie d&rsquo;ensemble ne souffrent aucune facilité gratuite.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Un spectacle habile et une musique admirablement servie</b></p>
<p align="JUSTIFY">Cette résurrection de <i>Henry VIII</i> est servie par des interprètes qui se distinguent par un investissement évident. Dans le rôle-titre, Lionel Lhote affirme une présence remarquable, d&rsquo;une autorité qui s&rsquo;appuie sur une indéniable plénitude vocale et, évitant toute caricature monolithique, n&rsquo;oublie pas les ressorts parfois plus complexes du personnage, au diapason de la lecture scénique. En Catherine d&rsquo;Aragon, Marie-Adeline Henry manifeste une vigueur dramatique comparable et constante, qui compense largement les séductions plus singulières du timbre. L&rsquo;incarnation d&rsquo;Anne de Boleyn par Nora Gubisch ne manque pas moins de fougue et rappelle l&rsquo;importance des qualités théâtrales d&rsquo;une voix lyrique. Ténor à l&rsquo;émission plus à découvert, Ed Lyon ne néglige aucunement la déclamation pour un Don Gomez frémissant de sensibilité. Avec une ligne plus souple, Enguerrand de Hys séduit dans les interventions de Surrey, aux côtés de la carrure large de Werner van Mechelen en Norfolk. A l&rsquo;émérite Vincent Le Texier ne fait défaut aucune crédibilité en Cardinal Campeggio, quand Jérôme Varnier assume l&rsquo;autre tessiture ténébreuse du plateau, celle de Cranmer. Les apparitions de Claire Antoine en Lady Clarence, future favorite du roi, et de deux MM Soloists de la Monnaie, Alexander Marev, successivement Garter et un officier, et Leander Carlier, dans le vêtement d&rsquo;un huissier de la cour, complètent favorablement un plateau où les choeurs, préparés par Stefano Visconti remplissent sans jamais faillir leur exigeant office. Dans la fosse, la direction d&rsquo;Alain Altinglu révèle toutes les beautés d&rsquo;une orchestration au service de l&rsquo;expression et d&rsquo;une écriture musicale qui magnifie l&rsquo;intelligence du chant. Une belle réussite que cet <i>Henry VIII, </i>une redécouverte qui mérite de retrouver plus souvent le chemin des salles, et en attendant, un spectacle que l&rsquo;on peut retrouver pendant six mois en streaming&nbsp;!</p>
<p align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</p>
<p align="JUSTIFY"><i>Henry VIII, </i>Saint-Saëns, Théâtre de la Monnaie, Bruxelles, du 11 au 27 mai 2023</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/resurrection-dhenry-viii-de-saint-saens-a-bruxelles/">Résurrection d’Henry VIII de Saint-Saëns à Bruxelles</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Olivier Py, Le théâtre avant tout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Oct 2011 22:57:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Py]]></category>
		<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre de l'Odéon]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/le-theatre-avant-tout-olivier-py-odeon-avignon-theatre/olivier_py/" rel="attachment wp-att-1486"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1486" title="olivier_py" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/olivier_py-250x300.jpg" alt="" width="250" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/olivier_py-250x300.jpg 250w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/olivier_py.jpg 269w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /></a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Py">Olivier Py</a> n&rsquo;a pas de secrétaire. Et ne fait pas attendre, dévalant comme un jeune homme l&rsquo; escalier de l&rsquo;entrée des artistes du <a href="http://www.theatre-odeon.fr/">Théâtre de l&rsquo;Odéon</a>. L&rsquo;égo bien placé en quelque sorte, là où il doit être-dans son oeuvre. Celle ci est nombreuse et variée -plus d&rsquo;une vingtaine de pièces écrites et mises en scène,&nbsp; une dizaine écrites par d&rsquo;autres auteurs,&nbsp; des opéras montés sur toutes les grandes scènes européennes et autant de films comme acteur plus un téléfilm pour Arte, les Yeux fermées en 2000 comme réalisateur. Tout cela depuis qu&rsquo;il a créé il y a vingt trois ans sa compagnie « Au nom des boutures », lesquelles semblent avoir&nbsp;bien prises avec sa nomination en 2007 à la direction de ce théâtre mythique dont il devra passer le relais à Luc Bondy en mars prochain. En attendant, en ce début d&rsquo;automne, il fait beau, l&rsquo;occasion de profiter de la terrasse sur l&rsquo;esplanade du théâtre, lieu convivial par excellence qu&rsquo;il a initié,&nbsp; concevant définitivement le théâtre comme un tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Comment le jeune homme né il y un peu plus de quarante ans dans le petit village de Mouans Sartoux près de Grasse s&rsquo;est -il retrouvé là?</strong> <strong>Vous aviez de l&rsquo;ambition?</strong></p>
<p>Certainement&#8230; Je suis monté à Paris pour faire une khâgne et une hypokhâgne après un bac scientifique, ma première erreur d&rsquo;orientation! J&rsquo;étais au lycée Fénelon, un peu plus bas-<em>il montre la rue</em>-et puis en même temps j&rsquo;ai commencé à écrire, à monter des spectacles&nbsp; et&nbsp; je suis entré au Conservatoire.</p>
<p><strong>Le théâtre s&rsquo;est imposé comment?</strong></p>
<p>A cette époque, je voulais tout faire; du cinéma, du théâtre, chanter- qui est une autre grande passion de ma vie (qu&rsquo;il assouvit pleinement avec la mise en scène d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;opéras dont un magistral Rake&rsquo;s Progress à Garnier en 2008 et le très inspiré Mathis le peintre à Bastille l&rsquo;an dernier). J&rsquo;avais un peu trop de destins, la vie a choisi pour moi!&nbsp; J&rsquo;ai raté l&rsquo;Idhec ( célèbre école de cinéma) et cela a été très constructif comme le sont souvent les échecs&#8230;Alors, j&rsquo;ai travaillé,&nbsp; surtout dans l&rsquo;underground- je n&rsquo;étais pas très institutionnel, non plutôt franc tireur. Il y a eu beaucoup de petits spectacles qui m&rsquo;ont permis de constituer une famille. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs avec eux que je travaille encore aujourd&rsquo;hui comme Pierre André Weitz, mon décorateur ou Michel Fau, mon partenaire éternel.</p>
<p><strong>Michel Fau est justement passé dans le théâtre privé. C&rsquo;est quelque chose que vous auriez pu faire?</strong></p>
<p>Ah non, j&rsquo;aime passionement le public. Mais je n&rsquo;ai rien contre le privé. Il faut le défendre d&rsquo;ailleurs. Non, dans le théâtre public, j&rsquo;aime l&rsquo;idée de responsabilité, que l&rsquo;on est redevable au citoyen. On a une responsabilité politique- moi, je suis content lorsque je vois qu&rsquo;on a élargi socialement le public. Je pense que c&rsquo;est le politique que j&rsquo;aime. Mais on peut faire de grandes choses également dans le privé comme avoir des actrices comme Audrey Tautou, merveilleuse dans la Maison de poupée d&rsquo;Ibsen&nbsp; et avec laquelle je serais ravi de travailler.</p>
<p><em>Les boissons commandées arrivent. Olivier Py attrape ma carafe d&rsquo;eau , « Je vous en prends un peu, Ah merci! » pour « mouiller » son café</em>. <em>Le ton est directif, rapide. J&rsquo;apprends qu&rsquo;un café avec du sirop d&rsquo;orgeat s&rsquo;appelle un velours-cet homme dont la voix semble ne pas avoir fini de muer- a décidément réponse à tout.</em></p>
<p>V<strong>ous êtes triste de quitter ce théâtre où vous étiez fort apprécié?</strong></p>
<p>Ils sont malheureux? Pas tous, ils sont 150 et je ne pense pas qu&rsquo;il seront tous à pleurer sur le perron du Théâtre au mois de mars<strong>!</strong> On s&rsquo;attache aux gens mais c&rsquo;est surtout l&rsquo;idée de mettre un coup d&rsquo;arrêt à un projet qui n&rsquo;était pas seulement culturel. C&rsquo;était aussi&nbsp; un projet social et politique. Ce café par exemple, ça a été une vraie bataille pour qu&rsquo;il existe, j&rsquo;ai quand même mis deux ans pour y arriver. Aujourd&rsquo;hui, je dois partir mais enfin, on ne m&rsquo;a rien reproché! <em>Il répéte, la voix un peu éteinte. </em>On ne m&rsquo; a rien reproché, non,&nbsp; le Ministre ( Frédéric Mitterrand)&nbsp; ne m&rsquo;a rien reproché. Je lui reconnais cela, il ne m&rsquo;a rien reproché.<em> Il reprend un peu perdu dans ses pensées. </em>Il m&rsquo;a reproché de ne pas être assez européen ( Le théâtre de l&rsquo;Odéon a été rebaptisé théâtre de l&rsquo;Europe en 1990) mais j&rsquo;ai pu lui démontrer assez vite qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas bien travaillé sur ses dossiers et que c&rsquo;était plutôt l&rsquo;inverse. Que l&rsquo;activité européenne au contraire avait été extraordinairement élargie. Et il l&rsquo;a reconnu donc voilà, on ne m&rsquo;a rien reproché.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;avez vous préféré faire pendant ces cinq ans?</strong></p>
<p>Du théâtre.<em> La réponse a fusé. </em>Non,&nbsp; mais au moins je parle sincèrement ! D&rsquo;abord les spectacles que j&rsquo;ai pu faire en tant qu&rsquo;artiste&nbsp; et que j&rsquo;ai pu coproduire. S&rsquo;il on devait ne se souvenir que d&rsquo;un? Les Enfants de Saturne car c&rsquo;est celui que tout le monde a détesté! Non, bien sûr parce que c&rsquo;est mon préféré, car le plus radical, le plus dur, le plus violent. Une étoile noire dans mon ciel.</p>
<p><strong>Que peux-t&rsquo;on vous souhaiter à partir d&rsquo;avril?</strong></p>
<p>Déjà une belle année à l&rsquo;Odéon, il y a encore pratiquement une année où j&rsquo;ai essayé d&rsquo;avoir des spectacles classiques-Roméo et Juliette, Mademoiselle Julie et modernes, des découvertes et des valeurs confirmées comme Juliette Binoche avec un spectacle qui arrive d&rsquo;Avignon.</p>
<p><strong>Justement, ce spectacle a été l&rsquo;objet de pas&nbsp;mal de critiques</strong>&#8230;</p>
<p>Il va y avoir des modifications et le spectacle va être retravaillé. <em>Il s&rsquo;enflamme. </em>Mais, moi,&nbsp; les critiques ne m&rsquo;ont jamais fait faire de modifications! Enfin, les critiques professionnelles&#8230; d&rsquo;ailleurs je ne les lis pas. Bonnes ou mauvaises, je ne lis plus les critiques depuis dix ans. Maintenant, il y a des personnes qui connaissent bien mon oeuvre et dont j&rsquo;écoute l&rsquo;avis. <em>Il revient à la charge. </em>Non, je ne lis pas les critiques. C&rsquo;est très nocif je pense pour un créateur; quand c&rsquo;est mauvais ou quand c&rsquo;est bon. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs encore plus destructeur quand c&rsquo;est bon! <em>Le serveur lui apporte la note. « Je vais vous faire une signature lui dit-il tout doucement. Je suis le directeur du Théâtre. Un petit Cra-yon s&rsquo;il vous plait&#8230; » Il reprend,&nbsp; sans avoir perdu aucunement le fil de l&rsquo;entretien.</em> Alors, ce que l&rsquo;on peut me souhaitez? Bah, d&rsquo;avoir plein d&rsquo;énergie pour le festival d&rsquo;Avignon 2014 puisque c&rsquo;est mon destin! Je vais avoir un an et demi pour réfléchir à ce que l&rsquo;on veut faire de ce festival;comment y introduire du politique, du social. Et en ce moment je monte une pièce de moi même à Berlin, Die Sone qui sera reprise en mars. <em>Voyant que je l&rsquo;écrit avec un z, il me corrige- « c&rsquo;est&nbsp; le soleil, ah, vous n&rsquo;êtes pas très bonne en allemand visiblement&#8230; »</em>. Je suis arrivé ce matin et je repars demain. Ensuite il y aura le Prométhée, qui sera la dernière pièce d&rsquo;Eschyle- j&rsquo;aurai monté tout Eschyle à l&rsquo;Odéon- les sept pièces. Ce sera à Berthier, l&rsquo;autre salle de l&rsquo;Odéon.</p>
<p><strong>Vous auriez envie de quoi si je pouvais exaucer un de vos voeux?</strong></p>
<p>C&rsquo;est une bonne question, laissez moi réfléchir&#8230;J&rsquo;aimerais avoir une quinzaine d&rsquo;heures en plus par jour. Pour faire plaisir à ceux qui trouvent que j&rsquo;en fais un peu trop, je pourrais en faire encore un peu plus! C&rsquo;est bien, non?</p>
<p><em>Olivier Py est déjà debout, prêt à s&rsquo;envoler sans s&rsquo;attarder vers l&rsquo;entrée du Théâtre où il a une rencontre- sa préférence- avec le public.</em></p>
<h6 style="text-align: right;">par Laetitia Monsacré</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-theatre-avant-tout-olivier-py-odeon-avignon-theatre/">Olivier Py, Le théâtre avant tout</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Roméo et juju</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 16:16:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théatre]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Luc Bondy]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Py]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Olivier Py est un metteur en scène brillant. Et , sans doute avec Laurent Pelly, le plus talentueux de sa génération -autant à l’aise dans le théâtre que dans l’Opéra où tout deux excellent au gré des productions. Son Roméo et Juliette [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Py">Olivier Py </a>est un metteur en scène brillant. Et , sans doute avec<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Pelly"> Laurent Pelly</a>, le plus talentueux de sa génération -autant à l’aise dans le théâtre que dans l’Opéra où tout deux excellent au gré des productions. Son Roméo et Juliette crée au<a href="http://www.theatre-odeon.fr/"> théâtre de l’Odéon</a> (dont il vient de perdre la direction au profit du pas très vaillant<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Bondy"> Luc Bondy</a>&#8211; ami cher à Carla Bruni Sarkozy) offre ainsi une relecture géniale de l’esprit des tréteaux qui inspira Shakespeare: la salle de théâtre qui reste allumée, des décors mobiles déplacés par les comédiens, des déguisements burlesques et une traduction parfois salace- l’exercice est un sans faute- cérébralement parlant. Car pour ce qui est des émotions, voilà qui est autre chose. « Ce bref amour inquiet et marqué par la mort qui, trois heures durant va se montrer à vous sur cette scène » se heurte en effet, malgré l’appel à l’envoutant Concerto n°2 de Rachmaninov ou du Carnaval des animaux de Camille Saint Saens , à un jeu des comédiens- formidables au demeurant- qui ne vous tirera pas une larme. Après un passage assez lourd voir déplacé sur l’homosexualité latente de Roméo et Mercutio- une relecture plus que biaisée- c’est avec un soulagement certain de pouvoir enfin se lever que vous accueillerez l’issue fatale de cette pièce qui n’en finit pas de finir. Et du coup devient exigeante, bien loin de l’intention première de Shakespeare. Dommage car il savait mieux que tout autre raconter une histoire, avec ce génie de la rendre intemporelle et universelle. Ainsi cette scène où Juliette, trainée par les cheveux    « Tu es à moi , c’est déjà un malheur d’avoir une fille, tu es notre malédiction » devient soudain la triste représentante de toutes ces jeunes musulmanes ou autres victimes des traditions que l’on marie encore aujourd’hui de force. Quant à la langue, elle demeure un pur plaisir à entendre : « ta beauté a ramollit l’acier de mon courage », « il est parti trop tôt en méprisant la terre », « ce mot de banni qui tue sans tuer » , « ma pauvreté accepte mais mon âme refuse »; voilà qui donne envie de lire ou relire le dramaturge et de saluer la bonne volonté d’une troupe jeune et talentueuse qui aura annoncé en préambule, avec beaucoup de justesse « Notre âme est imparfaite mais nous voulons vous plaire ».</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/romeo-et-juju/">Roméo et juju</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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