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	<title>Metz | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Irradiantes métamorphoses musicales à Metz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jun 2023 23:43:21 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-47604" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/06/lesmetaboles_singingravel_recadree1celsalaurent-300x98.jpg" alt="" width="300" height="98" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/06/lesmetaboles_singingravel_recadree1celsalaurent-300x98.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/06/lesmetaboles_singingravel_recadree1celsalaurent-620x203.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/06/lesmetaboles_singingravel_recadree1celsalaurent-768x252.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/06/lesmetaboles_singingravel_recadree1celsalaurent-1536x504.jpg 1536w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/06/lesmetaboles_singingravel_recadree1celsalaurent.jpg 2000w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Artistes en résidence à la Cité Musicale de Metz, Léo Warynski et son ensemble vocal Les Métaboles referment leur saison lorraine avec un programme, <i>Métamophoses,</i> qui, avec le violoncelle de Marc Coppey, propose une parenthèse extatique nourrie d&rsquo;échos entre les répertoires. Dans la salle de l&rsquo;Arsenal, à l&rsquo;acoustique boisée idéale, plébiscitée à juste titre pour les enregistrements discographiques, les accords du <i>Prélude</i> de la <i>Suite n°2 pour violoncelle</i> de Bach avec lesquels s&rsquo;ouvrent le concert plongent d&#8217;emblée dans un recueillement évident, porté par la concentration d&rsquo;un jeu qui, dans une définition sonore parfaitement calibrée, n&rsquo;a nul besoin d&rsquo;effort pour rencontrer l&rsquo;auditeur. La réponse que développe la transcription pour violoncelle et choeur de la <i>Chaconne</i> de Bach par Noriko Baba fait entendre une métamorphose contemporaine d&rsquo;une des plus célèbres pages pour violon sur le texte d&rsquo;une cantate du Cantor de Leipzig, <i>Christus lag in Todesbanden, BWV 4</i>. A rebours des usages habituels dans l&rsquo;accompagnement instrumental de l&rsquo;écriture vocale, le phrasé vocal, sur un tempo ample, prend l&rsquo;allure d&rsquo;un écrin décanté pour la volubilité mélodique du violoncelle. Ce n&rsquo;est que vers la fin de la partition, sur des paroles de louange, que l&rsquo;équilibre se renverse vers un lumineux frémissement de la ligne de chant. L&rsquo;intériorité des mots liturgiques est renforcée par celle d&rsquo;une tessiture plus grave que le violon et d&rsquo;une patine de l&rsquo;intention expressive qui se substitue aux brillants chatoiements originels.</p>
<p align="JUSTIFY">Commande passée à la compositrice japonaise pour ce programme, <i>Ondes II,</i> également pour violoncelle et choeur, déploie une mosaïque de gestes sonores sur des <i>Caligrammes</i> d&rsquo;Apollinaire. Ce parcours poétique à l&rsquo;apparence éclatée et hétéroclite, où les écholalies syllabiques voisinent avec sifflets et appeaux, distille une ivresse ludique nourrie par un authentique pouvoir évocateur et la précision des pupitres des Métaboles. La netteté des attaques se conjugue à une souplesse soyeuse et aérée des textures, façonnant ainsi la lisibilité du mot et de sa couleur qui est l&rsquo;une des qualités reconnaissables de l&rsquo;ensemble que l&rsquo;on retrouve dans les deux opus de John Taverner.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Une beauté chorale extatique</b></p>
<p align="JUSTIFY">Pour choeur seul sur un poème de Blake, <i>The Lamb </i>cisèle une ferveur feutrée avec, à la fin de chacune des deux strophes, des modulations délicates aux vertus hypnotiques que prolonge <i>Sviaty.</i> Sur la lente pulsation du violoncelle isolé en hauteur dans les tribunes arrière de la salle, avec un sens de la scénographie acoustique, le choeur décline des boucles liturgiques en slavon, dont les répétitions font glisser l&rsquo;auditeur dans une sorte d&rsquo;apesanteur quasi mystique. La transcription chorale sur les paroles de l&rsquo;<i>Agnus Dei </i>par Barber de son <i>Adagio pour cordes </i>s&rsquo;inscrit dans cette veine extatique, magnifiée par la sensibilité de l&rsquo;étagement polyphonique sous les mains vigilantes de Léo Warynski. Le voyage se referme avec l&rsquo;oeuvre qui donne son nom au concert. Cycle de sept mélodies pour choeur et violoncelle sur des textes de détenus écrit dans le cadre d&rsquo;une résidence artistique, <i>Métamorphoses </i>de Philippe Hersant propose un condensé d&rsquo;humanité que fait irradier l&rsquo;excellence engagée des interprètes. Au fil des témoignages poétiques sur le thème des quatre saisons réalisés par les prisonniers au cours d&rsquo;ateliers d&rsquo;écriture, l&rsquo;album fait entendre, dans une belle palette modale, le tic-tac de l&rsquo;attente, le frémissement ou la tension de l&rsquo;impatience, parfois la souffrance, une mélopée solitaire, mais encore le voile aérien de l&rsquo;espoir ou celui des ailes d&rsquo;un oiseau qui a peut-être le mieux inspiré le compositeur. Si Léo Warynski et Les Métaboles se sont distingués depuis leurs débuts il y a une dizaine d&rsquo;année par une construction soignée de leurs programmes, la magie sonore de <i>Métamorphoses</i> marque un étape supplémentaire dans l&rsquo;accomplissement d&rsquo;un des projets artistiques les plus remarquables de la scène musicale d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. On attend désormais les reprises et la gravure discographique de ces <i>Métamorphoses.</i></p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>Métamorphoses, </i>concert des Métaboles, 8 juin 2023 à l&rsquo;Arsenal à Metz</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/irradiantes-metamorphoses-musicales-a-metz/">Irradiantes métamorphoses musicales à Metz</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Frankenstein junior ou Mel Brooks pour tous à Metz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 12:33:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Frankenstein junior]]></category>
		<category><![CDATA[Mel Brooks]]></category>
		<category><![CDATA[Metz]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">Prévue initialement pour l&rsquo;automne 2020, et reportée en 2021 pour cause de crise sanitaire, la nouvelle production de Paul-Emile Fourny de la comédie musicale homonyme que Mel Brooks a tirée de son film Frankenstein junior, reprise cette année, est un clin d&rsquo;oeil plein d&rsquo;humour, aussi opportun qu&rsquo;irrésistible, à l&rsquo;imaginaire de fantômes et autres créatures inquiétantes d&rsquo;Halloween par l&rsquo;Opéra de Metz. Créé en 2007, le spectacle de Broadway était d&rsquo;abord conçu par le metteur en scène américain comme une manière de donner une seconde vie à son long-métrage, lequel rendait hommage au cinéma de James Whale qui avait décliné dans les années trente la légende du héros de Mary Shelley. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">En 2011, Stéphane Laporte, l&rsquo;une des figures essentielles d&rsquo;aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;importation des succès de Broadway, réalise une adaptation en français pour le Théâtre Déjazet et qui revient sur les planches lorraines dans un nouveau spectacle signée par le directeur des lieux. L&rsquo;intrigue porte l&#8217;empreinte de la verve comique de Mel Brooks&nbsp;: titulaire d&rsquo;une chaire d&rsquo;anatomie dans une université de la côte est, Frederick Frankenstein, qui préfère américaniser son patronyme en «&nbsp;Frankenstine&nbsp;» pour gommer l&rsquo;ascendance d&rsquo;un grand-père passé à la postérité comme créateur de monstre, vient d&rsquo;hériter du patrimoine familial et doit se rendre en Transylvanie. Mais de ce retour aux sources, le jeune professeur ne sortira pas indemne et les vieux démons de la famille ressurgiront dans une succession de péripéties au milieu de personnages étranges et effrayants, drôles et attachants, qui renverseront les amours et les destins.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><b>Une comédie musicale irrésistible et décalée</b></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">Dans les décors d&rsquo;Emmanuelle Favre et les costumes de Dominique Louis, qui, sous les lumières de Fabrice Willaume, jouent habilement de certains codes visuels du septième art pour alimenter la dérision des films d&rsquo;horreur, Paul-Emile Fourny signe un spectacle fidèle et réjouissant, pour petits et grands, avec le concours de la chorégraphie enlevée de Graham Erhadt-Kotowich. L&rsquo;arrivée au château au milieu d&rsquo;une nuit maussade, les rumeurs faussement inquiétantes ou encore la caractérisation des personnages illustrent cette vitalité humoristique qui, par un renversement des situations habilement mené, conclue à happy end dans cette Transylvanie abhorrée. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">Le plateau témoigne d&rsquo;une généreuse maîtrise des codes de la comédie musicale. Dans le rôle du Docteur Frederick Frankenstein, Vincent Heden se révèle irrésistible dans la résistance à l&rsquo;hérédité. Léonie Renaud ne montre pas moins de saveur dans les minauderies sophistiquées de la fiancée d&rsquo;Elizabeth Benning autant que dans son basculement vers l&rsquo;animalité face au Monstre placide campé par Jean-Fernand Setti. La galerie autochtone grime l&rsquo;effroi avec une gourmandise réjouissante, entre les raucités de la Frau Blücher campée par Valérie Zaccomer, l&rsquo;incarnation d&rsquo;Igor confiée à Grégory Juppin ou le sentimentalisme passablement nymphomane d&rsquo;Inga que résume Lisa Lanteri. Outre les figures secondaires, le choeur préparé par Nathalie Marmeuse complète cette joyeuse troupe qui swingue sur la direction alerte d&rsquo;Aurélien Azan Zielisnki, dans une partition où Mel Brooks n&rsquo;hésite à citer le<i> Puttin&rsquo; on the Ritz</i> de Irving. Un Halloween décalé à consommer sans modération.</span></p>
<p align="RIGHT"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">Par G</span>illes Charlassier</p>
<p align="JUSTIFY"><i>Frankenstein Junior, </i>comédie musicale de Mel Brooks, Opéra de Metz, octobre 2022.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/frankenstein-junior-ou-mel-brooks-pour-tous-a-metz/">Frankenstein junior ou Mel Brooks pour tous à Metz</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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