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	<title>Lohengrin | Jim le Pariser</title>
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		<title>Lohengrin mis en astres et en images par François Girard au Met</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Mar 2022 10:46:16 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-40677" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-300x169.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-768x432.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-620x349.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-107x60.jpg 107w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-249x140.jpg 249w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-100x56.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722-150x84.jpg 150w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2016/02/lincolncenter-722.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Dans la vaste salle de près de 4000 sièges, l&rsquo;obscurité se fait tandis que les premiers frémissements éthérés du <i>Prélude</i> de <i>Lohengrin</i> se font entendre. Sur le rideau de scène, un globe lunaire est en rotation. Ce sera un jalon de tout le spectacle. L&rsquo;astre prendra à l&rsquo;occasion des teintes rougeoyantes, dans certaines épisodes plus dramatiques. La nouvelle mise en scène de <i>Lohengrin</i> de François Girard au Metropolitan Opera de New York, dix ans après un <i>Parsifal</i> coproduit avec l&rsquo;Opéra de Lyon – les deux ouvrages de Wagner sont d&rsquo;ailleurs liés, puisque dans la généalogie de la légende arthurienne le premier est le fils du second – prend d&rsquo;abord le parti de l&rsquo;illustration&nbsp;: l&rsquo;impact visuel, avant les explorations et les interrogations théâtrales.</p>
<p align="JUSTIFY">Sous les lumières de David Finn, la scénographie de Tim Yip s&rsquo;articule autour d&rsquo;un espace unique placé sous un oculus dont l&rsquo;inclination varie au fil du drame, et dans lequel Peter Flaherty injecte des projections vidéos mêlant au cosmique des irradiations plus traditionnelles pour le Graal ou le battement d&rsquo;ombres d&rsquo;ailes lors de l&rsquo;arrivée du cygne. Entre vert, blanc et rouge, les couleurs des costumes et des éclairages jouent la carte d&rsquo;une lisibilité symbolique presque primaire, entre pouvoir, innocence et trahison vengeresse, sur un plateau où la lignosité s&rsquo;infiltre jusque dans le trône de justice du roi. D&rsquo;aucuns rappelleraient que le spectacle de François Girard était à l&rsquo;affiche du Bolchoï le jour de l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine par la Russie, et que la première au Met se tient presque un an jour pour jour plus tard – l&rsquo;avant-veille l&rsquo;institution new-yorkaise avait organisé un concert pour ce tragique anniversaire. Il reste qu&rsquo;aux tentations d&rsquo;iconoclasme herméneutique souvent en cour à Bayreuth, le travail du Québécois préfère, dans un tropisme peut-être influencé par sa carrière de réalisateur, une plasticité quasi-cinématographique propice à la diffusion sur écrans le samedi 18 mars prochain, où les gros plans pallieront une direction d&rsquo;acteurs efficace autant que banale.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Magistral Lohengrin de Piotr Bezcala</b></p>
<p align="JUSTIFY">Car c&rsquo;est un Lohengrin de premier plan que le Met a confié le rôle-titre. Sept ans après avoir l&rsquo;avoir chanté à Dresde aux côtés d&rsquo;Anna Netrebko, et repris ensuite à Bayreuth, Piotr Beczala s&rsquo;affirme comme l&rsquo;une des meilleures incarnations d&rsquo;aujourd&rsquo;hui du blond chevalier wagnérien. La luminosité de miel du timbre se glisse dans une émission légèrement resserrée, très reconnaissable d&rsquo;ailleurs, qui lui donne un frémissement et une intensité que de plus placides interprètes n&rsquo;expriment pas avec une telle sensibilité. Une telle voix fait toute la présence sur scène. Le conflit ukrainien a eu raison de sa complicité avec Anna Netrebko, initialement prévue pour ce nouveau <i>Lohengrin</i>, et désormais blacklistée, comme Valery Gergiev, en raison de sa complaisance avec Poutine. Tamara Wilson défend une Elsa investie, où la clarté de l&rsquo;innocence n&rsquo;oublie pas la tension des sentiments. En Ortrud, Christine Goerke ne ménage pas sa vindicte, avec des accents tranchants et vigoureux, qui soumettent un Telramund manipulé, confié à un Evgeny Nikitin que l&rsquo;on a connu plus vaillant. Günther Groissböck campe un solide roi Heinrich, secondé par les interventions sonores du héraut confiées à Brian Mulligan. Préparés par Donald Palumbo, les choeurs robustes se montrent à la hauteur de leur réputation.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans la fosse, Yannick Nézet-Séguin met en valeur la puissance expressive d&rsquo;une partition qui fut la première de Wagner à être jouée au Met, quelques semaines après son inauguration en 1883, et qui reste l&rsquo;opus wagnérien qui y est le plus joué, avec plus de six cents représentations. Pour ce retour après dix-sept ans d&rsquo;absence, le chef canadien n&rsquo;hésite pas à faire entendre des échos et des couleurs inouïes, dans une lecture qui prend le temps de façonner la pâte orchestrale. Si le Met ne se prétend pas une scène d&rsquo;avant-garde, il ne se confit pas dans la tradition poussiéreuse. La facture musicale de nouveau <i>Lohengrin </i>en témoigne – et la haute définition des salles obscures permettra de la goûter à quelques milliers de kilomètres.</p>
<h6 style="text-align: right;" align="JUSTIFY">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>Lohengrin</i>, Metreopolitan Operan, New York, du 26 février au 1er avril 2023, sur écrans en direct le 18 mars à 17 heures.&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/lohengrin-mis-en-astres-et-en-images-par-francois-girard-au-met/">Lohengrin mis en astres et en images par François Girard au Met</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Ouverture de saison wagnérienne à l&#8217;Opéra des Flandres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Oct 2018 16:14:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Alden]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[histoire allemande]]></category>
		<category><![CDATA[Lohengrin]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-45493" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2018/11/92009-34a2482-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2018/11/92009-34a2482-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2018/11/92009-34a2482.jpg 510w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">C&rsquo;est avec une histoire que l&rsquo;on pourrait malicieusement qualifiée de «&nbsp;locale&nbsp;» que l&rsquo;Opéra des Flandres ouvre sa saison. L&rsquo;action du <i>Lohengrin</i> de Wagner – et de sa principale source littéraire, le poème de Wolfgang von Eschenbach – se déroule en effet à Anvers. C&rsquo;est cependant Gand qui aura la priorité de la nouvelle mise en scène commandée à David Alden, et dont on avait, entre autres, apprécié dans ces mêmes murs une <i>Khovantchina </i>dirigée par Dmitri Jurowski. Au demeurant, cette coproduction avec Covent Garden – qui l&rsquo;a présenté au printemps dernier – ne se confit pas dans le folklore brabançon.</p>
<p align="JUSTIFY">Avec la complicité de Paul Steinberg, l&rsquo;intrigue est sortie de son contexte moyenâgeux. Le décor plutôt habile d&rsquo;immeubles en brique rouge sur le point de s&rsquo;effondrer qui ne jureraient pas dans le New York natal du metteur en scène et le maquillage de «&nbsp;gueule cassée&nbsp;» à la Otto Dix du héraut royal évoquent une cité industrielle certainement frappée par la crise d&rsquo;un entre-deux-guerres où fascisme et nazisme ont prospéré. Si cette relecture historique n&rsquo;a rien de nouveau, le travail scénographique, rehaussé par les lumières d&rsquo;Adam Silverman, ne manque pas de maîtrise et d&rsquo;efficacité. La statue à l&rsquo;effigie du cygne du Graal ressemble à s&rsquo;y méprendre à l&rsquo;aigle du blason pangermaniste venu du Saint-Empire médiéval quand les motifs des bannières entretiennent une troublante parenté avec quelque motif graphique du Troisième Reich, et c&rsquo;est Ortrud, la païenne plongée dans la sorcellerie, qui fait tomber ces symboles, brouillant astucieusement le manichéisme apparent de l&rsquo;ouvrage, quitte à multiplier les pistes de lecture.</p>
<p align="JUSTIFY"><b><i>Lohengrin</i> rattrapé par l&rsquo;histoire allemande</b></p>
<p align="JUSTIFY">Dans ce spectacle au fond visuel, avant d&rsquo;être discours intellectuel, c&rsquo;est d&rsquo;abord la baguette du nouveau directeur musical de la maison flamande, Alejo Pérez, que l&rsquo;on retiendra, et tout particulièrement le cisèlement lyrique des pupitres, de l&rsquo;harmonie notamment – mais on pensera également à la générosité équilibrée du violoncelle solo – compensant des cuivres à la puissance parfois un peu rustique, et un lit de cordes que le célèbre <i>Prélude </i>aimerait vraisemblablement plus éthéré.</p>
<p align="JUSTIFY">Côté voix, la méforme de Liene Kin<span style="font-family: Times New Roman, serif;">ča a été palliée par Barbara Haveman, Elsa aux moyens évidents, et au timbre plus opulent que l&rsquo;innocence attendue. Cet écart avec les archétypes consacrés se retrouve dans le Lohengrin confié au bronze vaillant mais passablement rustre de Zoran Todorovitch, seul soliste de la distribution, avec le Roi Henri noble, à l&rsquo;autorité un peu discrète, sinon éprouvée, de Thorsten Grümbel, à ne pas être en prise de rôle. L&rsquo;éclat vigoureux du héraut de Vincenzo Neri dame aisément le pion au souverain. Craig Colclough résume un solide Telramund, plus tourmenté que raffiné peut-être. Mais c&rsquo;est l&rsquo;Ortrud ample et vengeresse campée par Iréne Theorin qui domine le plateau. Authentique soprano dramatique, elle n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;accuser le trait pour faire la noirceur et les calculs jaloux de son personnage&nbsp;: les ressources naturelles de sa voix suffisent. Chevaliers et écuyers confiés à des chanteurs de l&rsquo;International Opera Academy de Gand et choeurs préparés par Jan Schweiger complètent le tableau. Un </span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i>Lohengrin</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"> de bonne tenue, au-delà des menues inégalités.</span></p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>Lohengrin, </i>Wagner, Opéra des Flandres, Anvers, octobre 2018</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/ouverture-de-saison-wagnerienne-a-lopera-des-flandres/">Ouverture de saison wagnérienne à l’Opéra des Flandres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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