<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>livre | Jim le Pariser</title>
	<atom:link href="https://www.jimlepariser.fr/tag/livre/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.jimlepariser.fr</link>
	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
	<lastBuildDate>Sat, 03 Nov 2012 12:11:54 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>Vive le numérique?</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/vive-le-numerique-youboox-ebook-prix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Nov 2012 11:40:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le writer]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
		<category><![CDATA[youboox]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=21500</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qu’est ce qu’un livre ?  Loin d’être nouvelle, la question reste toutefois actuelle. « La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire ». Difficile aujourd’hui d’ouvrir « tout grand », comme le préconisait Victor Hugo, I-pad, Kobo, Smartphone, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/vive-le-numerique-youboox-ebook-prix/">Vive le numérique?</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/vive-le-numerique-youboox-ebook-prix/dessin-100423-ipad-livre-ame/" rel="attachment wp-att-21523"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone  wp-image-21523" title="dessin-100423-ipad-livre-ame" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame.jpg" alt="" width="340" height="400" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame.jpg 486w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-255x300.jpg 255w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-60x70.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-51x60.jpg 51w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-119x140.jpg 119w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-100x117.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/dessin-100423-ipad-livre-ame-150x176.jpg 150w" sizes="(max-width: 340px) 100vw, 340px" /></a></p>
<p>Qu’est ce qu’un livre ?  Loin d’être nouvelle, la question reste toutefois actuelle.<em> « La lumière est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire ».</em> Difficile aujourd’hui d’ouvrir « tout grand », comme le préconisait Victor Hugo, I-pad, Kobo, Smartphone, Kindle Fire, et autres supports numériques. La dématérialisation est pourtant bel et bien en marche depuis une dizaine d’années. Preuve en est le succès planétaire du livre de E L James,  <em>Fifty shades of grey</em>-tout d&rsquo;abord lancé sous la forme de e-book et le prix du livre numérique organisé par <em>Youboox</em>, plateforme communautaire lancée en mars 2012 par Hélène Mérillon, Fabien Sauleman et Vincent Daubry, permettant de lire des ebooks gratuitement et légalement en streaming. C’est l’assurance d’échapper aux sanctions d’Hadopi ! Avec 2200 titres  en catalogue, les 18000 lecteurs peuvent échanger sur le forum, l’accès est simple et rapide, la lecture illimitée, de quoi constituer sa bibliothèque (numérique il va sans dire !).</p>
<p><strong>Vers la mort de l’imprimé ?</strong></p>
<p>Huit livres ont été présélectionnés pour leur <em>« capacité à captiver le lecteur »</em> et leur <em>« caractère novateur »</em> : <em>La vie de Régis</em> de Sà Moreira, <em>Dans l’œil du gabian</em> de Françoise Laurent, <em>Autour du fauteuil</em> d’Anthony Galifot, <em>Organes à tous les coups</em> de Denis Alamercery, <em>Je suis comme vous, unique !</em> d’Astrid El Chami, <em>Quelque chose de l’oiseau</em> de Patrice Dufetel, <em>Syndrome de la page noire</em> de Jacques Fuentealba, <em>La pile du pont</em> d’Audrey Betsch. Le concours est ouvert jusqu’au 4 novembre, avec deux prix qui seront décernés : celui du jury, composé de 14 personnalités du web, du livre et des médias, et celui des lecteurs, invités à voter sur Facebook afin de <em>« promouvoir les nouveaux usages et formats de lecture »</em>. Les puristes auront sans doute du mal à lire sans effleurer, toucher, tourner, sentir le papier sous leurs doigts. Dépourvu de toute corporalité physique, le livre électronique change indéniablement les pratiques de lecture. Que l’on soit un fervent défenseur du livre papier ou adepte du numérique, il n’empêche que ce concourt pousse à la réflexion.  Tandis que certains arguent que la généralisation de la numérisation freinerait la déforestation, Apple, Amazon et consorts continuent de creuser leur sillon au détriment des petites librairies qui se meurent peu à peu. D’autres problématiques existaient toutefois avant même l’invention du numérique (plagiat, piratage, censure). Electronique ou imprimée, la culture littéraire semble avoir encore de beaux jours devant elle, et ce n’est pas l’attribution des prix Goncourt, Médicis ou Youboox, la semaine prochaine, qui prouveront le contraire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laura Baudier</h6>
<p>Prix du livre numérique, ouvert jusqu’au 4 novembre 2012 sur<a href="http://www.youboox.fr"> Youboox</a></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/vive-le-numerique-youboox-ebook-prix/">Vive le numérique?</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>JC Gautrand/ Portrait of a Lady</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/portrait-of-a-lady-de-paris-par-jean-claude-gautrand/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Mar 2012 12:41:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Apostrophe]]></category>
		<category><![CDATA[Blaise Cendras]]></category>
		<category><![CDATA[Brassai]]></category>
		<category><![CDATA[Capa]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Nègre]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Claude Gautrand]]></category>
		<category><![CDATA[Lartigue]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Nadar]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[photographies]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait d'une ville]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Doisneau]]></category>
		<category><![CDATA[Taschen]]></category>
		<category><![CDATA[Zucca]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=14332</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Paris, ville universelle où chaque pas sur un pont, sur une place rappelle un grand passé, où à chaque coin de rue s’est déroulé un fragment d’histoire. » Ainsi Goethe voyait-il la ville lumière. Après sa déclaration d&#8217;amour dans « Paris, je t&#8217;aime » [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/portrait-of-a-lady-de-paris-par-jean-claude-gautrand/">JC Gautrand/ Portrait of a Lady</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131.jpg"><img decoding="async" class="alignnone  wp-image-14372" title="preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_523113" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131.jpg" alt="" width="448" height="303" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131.jpg 640w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131-300x202.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131-620x419.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131-88x60.jpg 88w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131-60x40.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/preview_fo_portrait_paris_08_1111301043_id_5231131-206x140.jpg 206w" sizes="(max-width: 448px) 100vw, 448px" /></a></p>
<p><em>« Paris, ville universelle où chaque pas sur un pont, sur une place rappelle un grand passé, où à chaque coin de rue s’est déroulé un fragment d’histoire. »</em> Ainsi Goethe voyait-il la ville lumière. Après sa déclaration d&rsquo;amour dans « Paris, je t&rsquo;aime » Jean-Claude Gautrand,  expert en photographie, historien, journaliste, critique et photographe lui même, récidive. A l&rsquo;arrivée, « Paris « , un livre d&rsquo;art toujours aux éditions Taschen, quatre kilos, 600 pages; un portrait magistral à travers 500 photographies qui raconte cette ville qu&rsquo;on dit être la plus belle du monde. A la fois historique et artistique, cette fois textes et photos se mêlent, le monumental et le quotidien, les choses et les gens. Willy Ronis, Doisneau, Cartier-Bersson, Izis cohabitent ainsi  avec Brassai, Charles Nègre, ou Nadar.</p>
<p><strong>De Haussmann à la Commune</strong></p>
<p>De la monarchie de Juillet à aujourd’hui, c&rsquo;est Paris qui danse, qui défile, qui s&rsquo;insurge, qui souffre, qui respire au fil des pages. Il faut ainsi les voir ces étudiants de Polytechnique, se tenant par les épaules dans la cour de leur école tandis que les grands magasins apparaissent, Le Bon marché, Le Bazar de l&rsquo;hôtel de ville ou la Samaritaine. Napoléon III va alors redessiner la capitale avec le baron Haussmann.</p>
<p>Des rues entières s&rsquo;écroulent, des quartiers sont réduits à néant. Tout cela pour qu&rsquo;en cas d&rsquo;insurrection, l&rsquo;armée puisse efficacement intervenir&#8230;et qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, le flot des voitures s&rsquo;écoule. Montmartre est à l&rsquo;époque une butte recouverte d&rsquo;herbe, accueillant des moulins à vent,  marchands de coco ou joueurs d&rsquo;orgue arpentent les rues;  la Seine, elle, accueille quantités de bateaux lavoirs, ou offre bains chauds, bains à fleurs et bain à la russe, l&rsquo;eau n&rsquo;étant pas distribuée dans tous les immeubles. Mais voilà la Commune, le château des Tuileries, l&rsquo;Hôtel de Ville brûlent, les barricades sont dans toutes les rues. Puis, l&#8217;emblème de Paris qui ne le sait pas encore, qui pousse à la faveur d&rsquo;une Exposition universelle, la Tour Eiffel, faisant dire à Blaise Cendrars <em>« Mes yeux vont jusqu&rsquo;au soleil&#8230; »</em>. Maxim&rsquo;s, le café Weber, les bouquinistes sont déjà là, l&rsquo;Arc de Triomphe se couvre de crêpe, Victor Hugo est mort.</p>
<p><strong>Paris est une fête</strong></p>
<p>1910, la grande crue, la gare Saint Lazare est envahie par les eaux, le métro quadrille la ville. 1929, la soupe populaire, la porte de Clignancourt est couverte de terrains vagues et de taudis, <em>« c&rsquo;est fait pour qu&rsquo;on crève, lentement mais à coup sûr, entre l&rsquo;urine des clebs, la crotte, les glaviots, le gaz qui fuit »</em> écrit Louis-Ferdinand Céline tandis que l&rsquo;Exposition coloniale reconstitue le temple d&rsquo;Angkor Vat au bois de Vincennes. Les femmes se dévêtent pour gagner leur vie, prostituées ou modèles tandis que Chanel habille les plus riches sous l’œil de Man Ray. La guerre arrive, Hitler pose devant la Tour Eiffel, la rue de Rivoli se couvre de drapeaux nazis. Doisneau, Zucca, Capa, Lartigue mitraillent, à leur façon. Enfin, De Gaulle descend les Champs-Elysées, Jean Paul Sartre adopte le Flore,<em> « notre club, et pour l&rsquo;imaginer, il faut réaliser que pour ceux qui y vivaient, le reste de Paris était une forêt vierge »</em>. Doisneau photographie pour Vogue les concierges, les amoureux. Boubat, Sabine Weiss, Willy Ronis, Izis accumulent les clichés plein de poésie- petite fille couverte de feuilles pour l&rsquo;un, Jacques Prévert et son briard pour l&rsquo;autre. Le Paris de années 60 est une fête pour Hemingway, un décor unique pour les photos de mode de William Klein, Horvat, Blumenfeld puis Jean Loup Sieff et Helmut Newton.</p>
<p>Au fil des pages, le Paris d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, se construit avec Christo qui emballe le Pont neuf, la pyramide du Louvre qui surgit. La lecture s&rsquo;achève sur la biographie de tous ces hommes et peu de femmes qui fixèrent dans l&rsquo;éternité cette ville qui changera encore et n&rsquo;en finira jamais d&rsquo;être photographiée, en espérant que des livres aussi beaux que celui ci continueront de lui rendre hommage.</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Paris, Portrait d&rsquo;une ville, aux éditions <a href="http://www.taschen.com/pages/fr/catalogue/photography/all/05706/facts.paris_portrait_of_a_city.htm" target="_blank">Taschen</a>, 50 euros</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/portrait-of-a-lady-de-paris-par-jean-claude-gautrand/">JC Gautrand/ Portrait of a Lady</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le passeur de livres</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/le-passeur-de-livres-quais-de-seine-bouquiniste-paris-livre-bande-dessinee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Mar 2012 10:01:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
		<category><![CDATA[Bande dessiné]]></category>
		<category><![CDATA[Bouquiniste]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[quais de seine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=14290</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ils sont un peu l&#8217;âme de Paris, en tous cas des bords de la Seine. Comme les quais paraitraient tristes sans ces rectangles verts fixés dans la pierre, avec ces images d&#8217;un Paris d&#8217;un autre temps, estampes ou lithographies, pochettes [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-passeur-de-livres-quais-de-seine-bouquiniste-paris-livre-bande-dessinee/">Le passeur de livres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917.jpg"><img decoding="async" class="alignnone  wp-image-14374" title="Le passeur de livres" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-620x349.jpg" alt="" width="496" height="279" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-620x349.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-300x169.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-106x60.jpg 106w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-60x33.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/P1020917-248x140.jpg 248w" sizes="(max-width: 496px) 100vw, 496px" /></a></p>
<p>Ils sont un peu l&rsquo;âme de Paris, en tous cas des bords de la Seine. Comme les quais paraitraient tristes sans ces rectangles verts fixés dans la pierre, avec ces images d&rsquo;un Paris d&rsquo;un autre temps, estampes ou lithographies, pochettes de vieux vinyls ou collection complète de Jours de France ou Paris Match. Qu&rsquo;il fasse soleil ou qu&rsquo;il vente, ils sont là, chacun avec ses jours de prédilections, plus ou moins affables, cédant aux reproductions pour touristes de passage ou collectionnant des pièces rares pour leurs clients fidèles et exigeants. François Robert est l&rsquo;un d&rsquo;eux. Cheveux poivre et sel, emmitouflé dans un manteau épais, toute la journée debout en face de la fontaine St Michel, il est le premier à s’être lancé dans la bande dessinée, heureux de ce métier qu&rsquo;il compare à avoir un jardin, et donc à savoir l’entretenir.</p>
<p><strong>Depuis quand êtes vous bouquiniste ?</strong></p>
<p>Depuis 1979 exactement. J’en ai fait mon métier à part entière, tous les jours, je suis sur le quai, sauf le mercredi. Mais, je ne suis pas le plus vieux. Mon voisin que vous voyez à coté à plus de 93 ans. Beaucoup ont d&rsquo;ailleurs pris leur retraite. Tous les dix, vingt ans, il y a un renouvellement car peu de gens tiennent longtemps. C&rsquo;est un métier difficile, il ne suffit pas de se poser devant sa boite à bouquin et attendre que les gens viennent acheter. Nous sommes des artisans commerçants et indépendants, auto-entrepreneurs comme on dit aujourd’hui. Nous sommes propriétaires de nos boites, nous versons juste une taxe à la Chambre du commerce et des métiers. Nous ne payons pas de loyer à la mairie de Paris, même si elle cherche par des moyens détournés d&rsquo;essayer de nous en imposer un. Pour cela, elle nous propose des nouvelles boites très design avec chauffage intégré qui ne chauffe pas où il faut. Mais aucun des bouquinistes n&rsquo;a les moyens de lui verser une compensation de 50 euros par mois. Et pour l&rsquo;hiver, on tient avec un manteau bien chaud et de bonne chaussure. Ma boite date de la Seconde Guerre Mondiale, la seule à avoir un couvercle et une armature arrondis. Malgré tout, travailler dans une librairie à ciel ouvert  au bord de la Seine, est un véritable plaisir. Le Paris que tout le monde rêve, nous le vivons tous les jours.</p>
<p><strong>Comment s’organise votre journée ?</strong></p>
<p>J&rsquo;ouvre en début d’après midi. On doit être ouvert quatre jours par semaine. Le lundi par exemple, il y a peu de bouquinistes qui ouvrent leur boite. Il faut commencer par ranger les livres, les classer, les couvrir pour les protéger. Au début, je pensais avoir du temps de libre pour dessiner ou lire, mais cela m&rsquo;occupe en fait  toute la journée. Il faut être réactif à tout moment quand les clients arrivent. En plus, le bruit de la rue avec le flux des passants reste déconcentrant pour se consacrer à une activité plus intellectuelle. Lorsque j&rsquo;arrive enfin à trouver du temps pour lire, je me retrouve à relire souvent trois fois le même paragraphe!</p>
<p><strong>Où récupérez-vous les bouquins que vous vendez?</strong></p>
<p>Il y a souvent des gens qui viennent nous vendre des bouquins dans une valise toute pleine, me prenant pour la poubelle de Gilbert Joseph, le grand magasin sur la place St Michel qui reprend les livres d&rsquo;occasion. La plupart du temps, ils viennent nous voir pour nous revendre ce qu’ils n’ont pas réussi à vendre chez eux. Et en général, ils ne veulent pas prendre le temps de faire tous les bouquinistes, car moi, je leur en achète seulement un ou deux bouquins. Il y a en fait surtout  les clients habitués qui me revendent les bouquins que je leur avais vendu quelques années auparavant. En bon état d’ailleurs. Il ne faut pas faire les vides greniers pour un confirmé comme moi. Maintenant, le client cherche des livres d’occasion en état neuf et moins cher bien sûr. Je remarque que les gens en prennent de plus en plus soin aujourd’hui. On peut trouver des livres anciens comme « neuf ». Regardez là, j’ai un Bécassine de 1917 à 220€. Je l’ai rangé dans un coffre fort vitré quand même !</p>
<p><strong>Est-ce difficile aujourd’hui de vivre de ce métier ?</strong></p>
<p>Pour ma part, je me suis spécialisé dans la vente de bandes dessinées. J’étais graphiste avant de commencer ici, il y a 30 ans. J’ai une clientèle fidélisée dans la BD de collection et d’occasion. Il faut savoir que je suis moins cher que la Fnac. Mon secteur est pourtant moins touché que pour les livres. Croyez-moi, c’est devenu beaucoup plus dur depuis l’arrivé d’internet qui nous a compliqué la tache&#8230; A cause de cela, je me suis mis à vendre un peu sur le net. Je n’ai pas le choix malgré que je sois connu ici, sur les quais. Certains bouquinistes ont dû diversifier leur vente avec des Tours Eiffel. Et c’est normal. C’est un passage de touristes ici,  la ville est quand même la plus visitée au monde! En tant que délégué de quai, je trouve cela tout à fait juste qu&rsquo;ils puissent se diversifier et je les soutiens. Evidemment, le mieux serait qu&rsquo;il y ait  des quais réservés aux produits touristiques et d’autres aux bouquinistes.</p>
<p><strong>Quel genre de client avez-vous ?</strong></p>
<p>Il y a un changement de mentalité. Avant, quand quelqu’un ne trouvait pas son bonheur ici, il allait sur internet. Maintenant, les gens regardent d’abord sur internet, comparent les prix et quand ils ne trouvent pas sur le web, ils viennent nous voir. Mais, je vois les jeunes de maintenant, ils vivent sur leur ordinateur. Ils passent leur temps à lire des mangas et à être en permanence connectés aux réseaux sociaux. En plus, les gens sont désormais plus attirés par les images. Il y a même des comics sur le net en exclusivité. Casterman le fait par exemple. Heureusement, nous avons les nostalgiques, comme la retraitée qui va m’acheter toutes la série des Lili, de Jo Valle and André Vallet. J’arrive à m’en sortir avec mes habitués. Mais, c’est beaucoup plus difficile qu’il y a dix ans. Le plus dur,  c’est de trouver le bouquin que cherche le client pour le fidéliser. On devient de fait des  courtiers pour nos clients. Et regardez, je vois la fontaine St Michel, je suis bien placé, moi. Imaginez celui qui ne voit passer que 40 personnes dans la journée. Et je dis bien passer, car ils ne s’arrêtent pas. Alors pour celui qui veut commencer… Ceux qui s’en sortent, aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est uniquement ceux qui se spécialisent.</p>
<p><strong>Pensez-vous que les livres pourraient disparaître et votre métier avec ?</strong></p>
<p>On ne supprime pas la littérature, mais le support. Les gens chercheront toujours des livres, même si ces derniers se vendent de moins en moins. Cela deviendra peut être un objet de collection. Aujourd&rsquo;hui, notre métier tend à disparaître… Il faudra devoir s’adapter car le tourisme ne suffira pas à combler cette perte. Ils ne lisent pas en français, excepté le Petit Prince, de Saint Exupéry. Vous savez qu’il fait partie des dix bouquins les plus vendus au monde ! Le Petit Nicolas et Harry Potter se vendent bien aussi. Les gens  sont devenus en général plus fainéants qu’avant, ils ne prennent plus le temps de découvrir les perles littéraires. C’est rare qu’un lecteur demande des conseils,  la curiosité se perd. Les clients  savent tout de suite ce qu’ils veulent acheter, grâce à internet. Pourtant je reste moins cher.</p>
<p><em>De sa poche, il extrait alors un  Iphone, preuve s&rsquo;il en fallait que le métier doit s&rsquo;adapter pour durer, même si le plaisir d&rsquo;une ballade sur les quais ne pourra jamais être remplacé par une série de clics&#8230;</em></p>
<p align="right"><strong>par Sylvain Gosset</strong></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-passeur-de-livres-quais-de-seine-bouquiniste-paris-livre-bande-dessinee/">Le passeur de livres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sagan en héritage</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/westhoff-francoise-sagan-en-heritage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Feb 2012 18:36:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
		<category><![CDATA[newsletter]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Westhoff]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Sagan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=13067</guid>

					<description><![CDATA[<p>15h15. Nous attendons Denis Westhoff dans le hall de son immeuble du XVIIeme arrondissement. Le voilà juste à l’heure du rendez-vous, revenant d’une ballade avec ses deux chiens dans le froid parisien. L’homme est simple -dans le bon sens du [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/westhoff-francoise-sagan-en-heritage/">Sagan en héritage</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-13261" title="Françoise Sagan " src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4.jpg" alt="" width="500" height="368" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4.jpg 500w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4-300x220.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4-81x60.jpg 81w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4-60x44.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4-190x140.jpg 190w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /><br />
15h15. Nous attendons Denis Westhoff dans le hall de son immeuble du XVIIeme arrondissement. Le voilà juste à l’heure du rendez-vous, revenant d’une ballade avec ses deux chiens dans le froid parisien. L’homme est simple -dans le bon sens du terme- et nous accueille dans son appartement chaleureux, tout en nous vantant son dernier dada, une application iPhone qui permet de faire de magnifiques prises de vue. Car à 49 ans le fils unique de Sagan a délaissé son métier de photographe pour un combat qui lui prend tout son temps. Honorer la mémoire de sa mère. Depuis 2007, il a accepté la succession des œuvres de celle que l&rsquo;on appelait le « gentil petit monstre », et ce faisant, il doit rembourser ses dettes. En pleine bataille judiciaire avec l’ancien éditeur de Françoise Sagan -Julliard- pour récupérer les droits d’auteur de douze romans écrits par sa mère, Denis Westhoff vient de perdre le procès en première instance. D’une voix douce et posée, il raconte ses difficultés, ses espoirs et le souvenir d’une femme qu’il <em>« ne peut décrire en un mot »</em>.</p>
<p><strong></strong><strong> Comment vivez-vous le fait d&rsquo;être le fils d&rsquo;un monstre sacré?<br />
</strong></p>
<p><em> </em>C’est plutôt très agréable parce que ma mère était quelqu’un de très libre, de très ouvert, d’extrêmement intelligent, elle avait beaucoup d’idées, beaucoup d’humour, d’imagination. Tout ça transparaît à travers ses écrits : ses pièces de théâtre, ses nouvelles. Elle a laissé  l&rsquo;image d’une femme tolérante, pleine d’humour, très ouverte, amicale et protectrice avec ses amis. Parfois très morale sur certains sujets, et donc moi j’ai « récupéré » tout ça : ses œuvres, son image… Lorsqu’on cite le nom Sagan aujourd’hui, c’est vrai que les portes s’ouvrent… Il y a une sorte de grande bienveillance, beaucoup de sympathie… Les gens ont beaucoup d’égard pour elle, de l’amitié et de la tendresse pour Sagan… Pour l’instant, les choses se sont faites de manière miraculeuse. J’ai eu des ennuis par-dessus la tête d’une manière absolument incroyable… Quand elle est morte, tout le monde me disait<em> « mais tu es fou, tu ne vas pas prendre la succession, c’est trop compliqué, trop d’emmerdements, y a trop de choses impossibles à régler »</em>. Et finalement, en avançant dans cette succession, je me suis aperçu qu’il y a une sorte de providence, de facilité… Cela se règle peut-être d’en haut, c’est peut-être elle qui règle les problèmes les uns après les autres…</p>
<p><strong></strong><strong>A quel moment vous vous êtes rendu compte que sa succession pourrait être un poids très lourd à porter ?</strong></p>
<p><strong></strong> Je m’en suis pas rendu compte tout de suite. Mais avec l&rsquo;avocat, dès qu’on ouvrait un nouveau tiroir, on s’apercevait qu’il y avait des choses affreuses dedans. Il nous a donc fallu du temps pour découvrir l’ampleur du massacre.<em> Il nous raconte alors, comment le fisc « piaffait d&rsquo;impatience car il n&rsquo;arrivait pas à se décider sur la succession » découvrant en appelant les trésoreries du 6<sup>ème</sup>, le 7<sup>ème</sup>, le 13<sup>ème</sup> arrondissement, et Honfleur qu&rsquo;il y en avait pour un million d’euros.</em></p>
<p><strong></strong><strong> Vous lui en voulez de vous avoir laissé ce fardeau?<br />
</strong></p>
<p><strong></strong> Non, pas du tout.Car je sais qu’elle a été vraiment débordée. A la fin de sa vie, la pauvre, était complètement accablée, cernée et incapable de réagir. Les choses se sont accumulées autour d’elle sans qu’elle puisse vraiment les empêcher.</p>
<p><strong>Quand l&rsquo;avez-vous vue pour la dernière fois ?</strong></p>
<p>Le jour de sa mort. Elle n&rsquo;était plus toute à fait consciente. De toutes les façons, on ne parlait pas de choses sérieuses, ni d&rsquo;affaires, ni d&rsquo;argent.</p>
<p><strong>Etait-elle préoccupée par l&rsquo;image qu&rsquo;elle laisserait?</strong></p>
<p>Non, elle s&rsquo;en foutait complètement. Ça ne l’intéressait pas. Elle pensait qu’après la mort, il y a rien. Qu’après sa disparition, on allait tirer un trait. Elle avait toutefois<strong></strong> écrit son épitaphe au cours d’une interview avec Jérôme Garcin, comme ça, en deux secondes devant lui.<span style="color: #000000;"><em><span style="font-family: georgia,times new roman,times,serif;"> &lsquo;Sagan, Françoise. Fit son apparition en 1954, avec un mince roman, « Bonjour tristesse », qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une œuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même. »</span></em></span> Elle ne se prenait pas au sérieux. Ni elle, ni son œuvre.</p>
<p><strong></strong><strong>Et quand elle dit d’elle-même, « une vie bâclée » ?</strong></p>
<p><strong></strong> Je pense qu’elle fait référence à cette image que les gens ont d’elle. D’une femme qui a vécu une vie complètement dissolue. Qui a joué au casino. Qui a roulé à 200 à l’heure en Ferrari. Qui a dépensé de l’argent. Qui a entretenu tout une bande de gigolos… C’est ça la vie bâclée, mais sa vie n’était pas bâclée !</p>
<p><strong></strong><strong>Qui était la vraie Sagan ?</strong></p>
<p><strong></strong>Il faudra lire mon livre, celui que j’écris… (rires)</p>
<p><strong></strong> <strong>Justement vous vous attachez à rétablir la vérité… la réalité ?</strong></p>
<p><em><strong></strong></em><strong></strong> Vous savez lutter contre des légendes absurdes, ce n’est pas très difficile. Qu’elle roule pieds nus en Jaguar, ce n’est pas très important.<em> </em></p>
<p><em></em><em>Une</em><em> maquette de Ferrari noire est sur l’étagère face à nous, celle de sa mère</em><em>, dans laquelle il s&rsquo;installait quand il avait cinq ans.<strong></strong><strong></strong> Et dont il se souvient de l’odeur et du bruit.<br />
</em></p>
<p><strong>Était-elle une bonne mère?</strong></p>
<p>Oui, elle faisait très attention à mon éducation, même si elle n&rsquo;était pas toujours là. Elle veillait à ce que je sois bien habillé, à l&rsquo;école à l&rsquo;heure, que je fasse bien mes devoirs et que je sois bien élevé. Quand on a vécu avec quelqu&rsquo;un comme ça, on est sur son modèle, inspiré par elle d&rsquo;une certaine manière. Par ailleurs, j’ai toujours dissocié la mère de l&rsquo;écrivain. J’ai eu un rapport avec elle qui était vraiment de fils à mère.</p>
<p><strong> <strong>Cela vous a-t-il  protégé de v</strong>ous appeler Westhoff?<br />
</strong></p>
<p>Oui, c&rsquo;est le nom de mon père. Elle ne voulait pas que je m’appelle Sagan, que je sois sur les couvertures de magazines exhibé devant les caméras ou les appareils photos.<strong></strong> C’est vrai qu’à l’école, c’était parfois embêtant, j’étais un peu montré du doigt; le professeur le savait, le directeur de l&rsquo;école aussi. Il faut dire qu&rsquo;à l&rsquo;époque, elle était vraiment une star.</p>
<p><strong>Et vous viviez cela comment ?</strong></p>
<p>Très bien, puisque je gardais ce rapport avec elle, tout à fait innocent. J&rsquo;avais ce lien de fils à mère. Humain, complice, tendre et affectueux.</p>
<p><strong>Quel âge aviez-vous lorsqu&rsquo;elle est morte?</strong></p>
<p>42 ans. Je me suis alors rendu compte que j&rsquo;étais vraiment orphelin au moment où je me suis retrouvé noyé dans toute cette paperasse. Mais j&rsquo;avais pris la décision au départ d&rsquo;accepter la succession. La décision d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au bout. Au début je pensais pouvoir continuer à être photographe, mais je me suis aperçue qu&rsquo;il y avait tellement de travail qu&rsquo;il n&rsquo;était pas possible de faire les deux.</p>
<p><strong>Dans « Les yeux de soie », publié chez Stock, quelle nouvelle préférez-vous?</strong></p>
<p>J’aime beaucoup <em>La Mort en Espadrille.</em> Ma mère avait une manière un peu particulière de créer ses histoires… Elle prenait un bloc de papiers, puis elle mettait des colonnes. Elle choisissait une époque, un lieu, elle choisissait les personnages… Et puis elle faisait une colonne par époque, une colonne par type de milieu social par exemple. Elle faisait des croix. Puis elle faisait correspondre. <em>« Tiens je vais faire une histoire qui se passe plutôt début XIXème siècle, avec des gens plutôt bourgeois de province, avec une histoire plutôt passionnelle… »</em> C’est comme ça qu’elle construisait ses histoires. Un jour, il y a très longtemps, on était rue Guilbert, je devais avoir 13, 14 ans, et c’était juste avant qu’elle sorte ce recueil de nouvelles et elle me dit : <em>« tiens on va écrire une nouvelle ensemble »</em>. Moi j’avais 13 ans. J’ai dit <em>« ah bon ? ».</em> <em>« Oui, oui, pense à une histoire… Sur quoi on part ?</em> » Puis on invente un personnage. Elle m’a dit, on va partir sur un groom. La personne qui travaille dans un casino et qui ouvre la porte aux gens qui arrivent en voiture. Peu après, elle m’a dit <em>« qu’est-ce qui se passe ? Y a un couple très élégant qui arrive pour jouer au casino… Puis non, en fait c’est une femme seule, très belle qui arrive. Elle prend sa voiture… Et le petit groom descend les marches, il va ouvrir les portes de la voiture. Il tombe nez à nez avec cette femme qui est une vraie beauté et qui est plus âgée que lui. Cette femme, visiblement seule, rentre dans le casino, joue,  et au petit matin, un petit peu éméchée, ayant perdu, retombe sur le groom. Elle lui dit alors : « est-ce que ça vous dirait d’aller faire un tour ? »</em> Ils montent tous les deux en voiture. Puis elle l’emmène sur un champ de course, parce que son mari a des chevaux de course. Et ils vont au petit matin, là où les chevaux courent, cette espèce de grande ligne droite qu’il y a dans les bois. Elle monte alors sur un cheval de course, qui part au triple galop, tombe et se tue. Toute cette histoire on l’a montée ensemble.</p>
<p><strong>Si votre mère était vivante aujourd&rsquo;hui, que direz t-elle d&rsquo;après vous ?</strong></p>
<p><strong></strong>Que ça ne l’intéresse plus. Elle serait en retrait et un peu dégoûtée,  sans soute par tout cela.</p>
<p>Deux heures se sont écoulées et le soleil commence à décliner. Un portable sonne. Denis Westhoff est attendu. Il nous offre quelques minutes de plus, le temps d&rsquo;immortaliser notre interview et de photographier un des carnets de note de sa mère &#8211; le seul qu&rsquo;il possède, les autres étant restés dans la maison de Honfleur qui appartient désormais à l&rsquo;amie de Sagan, Ingrid Mechoulam.  Nous repartons alors avec cette impression diffuse que dans cette pièce, c&rsquo;est bien Françoise et non Sagan qui était là.</p>
<h6 style="text-align: right;"><strong>                      Par Ulysse Gosset et Sarah Vernhes</strong></h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/westhoff-francoise-sagan-en-heritage/">Sagan en héritage</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chère Solitude</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/chere-solitude/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 11:34:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Apostrophe]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Millot]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[O solitude]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=1855</guid>

					<description><![CDATA[<p>Je m’en suis fait presqu’une amie, chantait Reggiani, Ne me quitte pas, hurlait Piaf, Seul mais peinard, se flattait Ferré, Longtemps je t&#8217;ai cherchée comme une perle rare, poétisait Moustaki Et soudain, elle est là, quand Barbara la démasquait, cette solitude, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/chere-solitude/">Chère Solitude</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/chere-solitude/millot/" rel="attachment wp-att-1857"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-1857" title="millot" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/millot.gif" alt="" width="240" height="275" /></a></p>
<p><em>Je m’en suis fait presqu’une amie, chantait Reggiani,</em><br />
<em>Ne me quitte pas</em>, hurlait Piaf,<br />
<em>Seul mais peinard</em>, se flattait Ferré,<br />
<em>Longtemps je t&rsquo;ai cherchée comme une perle rare</em>, poétisait Moustaki<br />
<em>Et soudain, elle est là</em>, quand Barbara la démasquait, cette solitude, couchée sur la couverture du livre de Catherine Millot, qui vient de paraitre dans la belle collection « l’infini » de Gallimard.</p>
<p>Psychanalyste et écrivain, elle revient après le très réussi  <em>la Vie parfaite</em>, paru en 2006 pour disséquer ces pans de  vie, amicaux ou odieux où la solitude s&rsquo;invite, acceptée ou non.<em> O Solitude</em> avance ainsi sur ce terrain délicat sans jamais bousculer l&rsquo; affectivité du lecteur et le guide pour apprécier et  accéder à ce que la vie offre si nous l’organisons positivement en créant nos propres moments de solitude;  le <em>« détachement intérieur »</em>, le <em>« repos social »</em>, la <em>« vacance des obligations »</em>.<br />
Une vacance sociale riche de bonheurs qui peuvent alors surgir car d&rsquo;après l&rsquo;auteur, <em>« La solitude, c’est ce qui laisse le champ libre à ces associations fortuites entre les sensations présentes et celles du lointain passé qu’elles ressuscitent, à ces ravissements ténus, presque insaisissables, énigmatiques »</em>.<br />
Le livre nous entraine ainsi dans l’analyse psychanalytique du vécu de la solitude à travers les analyses de Freud et Lacan en particulier puis nous fait cheminer dans la riche expérience d’écrivains tels que Proust que la maladie isola, Flaubert, pour lequel la dimension d’ <em>« ennui  à crier »</em> de la solitude prévalait ou encore Goethe et la dimension d’abandon de soi afin <em>« que se dissipe toute lassitude »</em>.<br />
Il recense également tout ce qu&rsquo;elle permet: la lecture et les <em>« companion-books »</em>. Et Catherine Millot de citer Barthes, un livre <em>«  plus qu’une rencontre amoureuse, c’est parfois une rencontre destinale, qui produit « une jubilation, une extase, une mutation, une illumination, une conversion »</em>.  Mais également, l’écriture ou toute autre réalisation. La solitude,<em> « celle de l’artiste, du philosophe, du bricoleur, donc accessible à tous »</em>qui rend disponible aux choses de la vie avec<em> « les bruits qui montent de la rue, la lumière qui filtre à travers les rideaux, tout devient promesse de bonheur et le bonheur est dans la promesse »</em>.<br />
Et la part de l’autre dans notre vie ? Catherine Millot ne l&rsquo;oublie pas <em>«  la solitude rêvée est une solitude entourée …la solitude la plus délicieuse, la plus paisible est celle où l’autre est présent, et ne vous demande rien » …</em> à moins qu&rsquo;elle ne soit une <em>« quiétude insexuelle</em>« -on pense alors au livre de Sophie Fontanel, l’Envie.<br />
Mais pour ceux  qui pensaient que l’on puisse trouver <em>«l’être qui vous justifie d’être »</em> la solitude peut se vivre comme <em>« une angoisse blanche » « une pétrification intérieure »</em> ou un état de malaise intermittent. Catherine Millot nous avoue qu’elle dut elle-même<em>« trouver des parades ». </em><em> « Ce que Colette appelle justement« la catastrophe amoureuse » avait laissé dans ma vie (cette) séquelle » </em>et si<em> « dans la journée, la solitude me semblait loin, et au lieu de me peser, se confondait au contraire avec la liberté,  lorsque le soir venait, je la sentais monter »</em>.</p>
<p>Tout le livre de Catherine Millot résulte donc de cette recherche qui tend à jouir de la solitude sans en souffrir, et de savourer cette victoire quand, avec une sensation de légèreté, <em>« la vie a atteint son dimanche »</em> avec l&rsquo;idée que <em>« c’est peut-être cela la vie parfaite »</em>.</p>
<h6 style="text-align: right;">par Marine Romane</h6>
<p>O Solitude Gallimard, collection « l’infini »   mai 2011     167 pages  16,50€</p>
<p>Extrait du livre lu par Christian Gonon, sociétaire à la Comédie Française à écouter sur <a href="http://www.gallimard.fr/rentreelitteraire/CatherineMillot.htm">Gallimard</a> et extrait de l&rsquo;interview de Catherine Millot à découvrir ci dessous</p>
<div><object id="wat_6796447" width="480" height="270" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.wat.tv/swf2/105766nIc0K116796447" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="wat_6796447" width="480" height="270" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.wat.tv/swf2/105766nIc0K116796447" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></div>
<div class="watlinks" style="width: 480px; font-size: 11px; background: #CCCCCC; padding: 2px 0 4px 0; text-align: center;"><a class="waturl" title="Vidéo Catherine Millot - O solitude sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/video/catherine-millot-o-solitude-41o67_2iynl_.html" target="_blank"><strong>Catherine Millot &#8211; O solitude</strong></a> Vidéo <a class="waturl altuser" title="Retrouvez toutes les vidéos communaute_mollat sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/communaute_mollat">communaute_mollat</a> sélectionnée dans <a class="waturl alttheme" title="Toutes les vidéos Actualité sont sur wat.tv" href="http://www.wat.tv/guide/actualite-info">Actualité</a></div><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/chere-solitude/">Chère Solitude</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
