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	<title>Liège | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Orphée et Eurydice version Pepper&#8217;s ghost à Liège</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Oct 2019 22:11:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Aurélien Bory]]></category>
		<category><![CDATA[Gluck]]></category>
		<category><![CDATA[Liège]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-46274" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/11/Orphée-Liège-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/11/Orphée-Liège-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/11/Orphée-Liège-620x412.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/11/Orphée-Liège.jpg 660w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Créée il y a tout juste un an à l&rsquo;Opéra Comique, la production d&rsquo;<i>Orphée et Eurydice</i> réglée par Aurélien Bory renouvelle avec habileté la mode actuelle de l&rsquo;épure et des éclairages tamisés, qu&rsquo;illustre par exemple le récent <i>Freischütz</i> au Théâtre des Champs Elysées. Il faut reconnaître que la fable du poète Orphée et la partition économe de Gluck se prêtent idéalement à une esthétique décantée. Sur la scène de l&rsquo;Opéra de Liège, on retrouve la scénographie de Pierre Dequivre organisée autour d&rsquo;un dispositif de Pepper&rsquo;s ghost, réfléchissant, avec le concours des lumières modulées par Arno Veyrat, la reproduction sur tissu de la peinture de Corot, <i>Orphée ramenant Eurydice des Enfers</i>. Le rituel funèbre est relayé par des danseurs et des figurants en noir, étendus sur le linceul autour du barde pleurant son épouse disparue avant les évolutions chorégraphiques des Furies. Au-delà des effets visuels, sans doute moins fascinants lorsqu&rsquo;on les revoit, c&rsquo;est d&rsquo;abord une narration efficace avec une belle sobriété de moyens que l&rsquo;on retient. Le contraste des costumes noir et blanc dessinés par Manuela Agnesini accompagne la lisibilité de la dramaturgie. L&rsquo;inversion de l&rsquo;image picturale à la fin de la pièce se montre au diapason du refus des heureuses retrouvailles finales et décrit un retour à la séparation initiale, sans pour autant recourir au retour du lamento augural, que Raphaël Pichon avait cousu sur les dernières mesures.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Un Orphée à haute valeur expressive </b></p>
<p align="JUSTIFY">En confiant l&rsquo;ouvrage à l&rsquo;orchestre de la maison, Liège n&rsquo;a pas choisi l&rsquo;option sur instruments d&rsquo;époque – Favart avait invité l&rsquo;ensemble Pygmalion – qui n&rsquo;a pas l&rsquo;exclusivité de l&rsquo;intelligence du phrasé classique. Sous la baguette attentive de Guy van Waas, les pupitres wallons mettent en avant une appréciable clarté de l&rsquo;articulation, au service du plateau vocal. En Orphée, Varduhi Abrahamyan privilégie l&rsquo;investissement des affects, en s&rsquo;appuyant sur son timbre nourri et charnu, quitte à faire parfois passer le sentiment avant le mot. La virtuosité de l&rsquo;air que Berlioz ajouta pour Pauline Viardot, <i>«&nbsp;Amour viens rendre à mon âme&nbsp;»,</i> se dévoile d&rsquo;abord selon sa valeur expressive, au diapason de l&rsquo;incarnation de la mezzo arménienne. Mélissa Petit réserve une Eurydice délicate, à la ligne aérée, tandis que le babil de Julie Gebhart n&rsquo;allège pas inutilement la partie d&rsquo;Amour. Enfin, les choeurs, sorte de colonne vertébrale de l&rsquo;ouvrage et miroir de la douleur de l&rsquo;aède veuf, sont assumés avec un engagement remarquable par les effectifs de l&rsquo;Opéra de Liège, préparés par Pierre Iodice. Si la soirée est assez brève – à peine plus d&rsquo;une heure et demie –, l&rsquo;impression sur le public ne l&rsquo;est pas. Un beau condensé de l&rsquo;essence du théâtre lyrique&nbsp;: c&rsquo;est ce que l&rsquo;<i>Orphée et Eurydice</i> d&rsquo;Aurélien Bory lègue dans un spectacle amené à voyager en France et en Europe, au gré des coproducteurs, de Caen à Zagreb, et jusqu&rsquo;à Pékin. La légende d&rsquo;Orphée est bien universelle.</p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>Orphée et Eurydice, </i>Gluck, Opéra de Liège, octobre 2019</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/orphee-et-eurydice-version-peppers-ghost-a-liege/">Orphée et Eurydice version Pepper’s ghost à Liège</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Liège sous le signe de Rossini pour les fêtes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Dec 2018 09:14:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Comte Ory]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Podalydès]]></category>
		<category><![CDATA[Liège]]></category>
		<category><![CDATA[Rossini]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-45779" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/01/comte-ory-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/01/comte-ory-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/01/comte-ory-620x413.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2019/01/comte-ory.jpg 660w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Les fêtes de fin d&rsquo;année se conjuguent souvent avec Offenbach, opérettes et autres avatars du répertoire bouffe. Les grands classiques ne manquent pas non plus à l&rsquo;appel – l&rsquo;Opéra de Paris a choisi <i>La Traviata.</i> Et si de Rossini, autre champagne pour les oreilles, on songe d&rsquo;abord au<i> Barbier de Séville,</i> sa prolifique production lyrique, brutalement arrêtée à 39 ans, recèle bien des bijoux, à l&rsquo;instar du<i> Comte Ory,</i> pour lequel il a réutilisé la musique de son <i>Voyage à Reims, </i>commandé pour célébrer le couronnement de Charles X – le recyclage de ses propres partitions étaient une pratique courante pour les compositeurs de l&rsquo;époque, ne serait-ce que pour faire face au rythme des commandes.</p>
<p align="JUSTIFY">De la main de Scribe et Delestre-Poirson, le livret plonge dans un contexte de croisades de pacotille&nbsp;: les épouses laissées au pays se meurent d&rsquo;ennui, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;un bon ermite, sous lequel se cache le Comte Ory, séducteur impénitent dans un royaume puritain, ne vienne consoler les femmes en mal d&rsquo;amour et d&rsquo;enfants, avant que le subterfuge ne soit découvert. Déguisé en religieuse comme ses chevaliers, il entrera alors dans le château de la Comtesse Adèle pour atteindre la jeune et belle châtelaine convoitée. Riche en rebondissements et quiproquos, l&rsquo;ouvrage nourrit aussi facilement les zygomatiques qu&rsquo;il charme les oreilles.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Le plaisir des yeux et des oreilles</b></p>
<p align="JUSTIFY">Coproduite avec l&rsquo;Opéra Comique, où elle a été déjà présentée en décembre 2017, la mise en scène réglée par Denis Podalydès ne s&rsquo;appuie pas sur la facilité du gag et du potache et se révèle très équilibrée, quitte à rester parfois un peu sage. Ni reconstitution historique – au demeurant improbable au regard de la pièce elle-même qui n&rsquo;use du Moyen-Âge que comme un prétexte –, ni adaptation moderne, la scénographie d&rsquo;Eric Ruf préfère l&rsquo;époque de la création de l&rsquo;oeuvre, cette Restauration que résume un rideau de scène reproduisant un tableau traitant de la colonisation – alors contemporaine – de l&rsquo;Algérie. Les costumes de Christian Lacroix et les éclairages de Stéphanie Daniel, garantit une efficacité comique qui n&rsquo;oublie pas la qualité visuelle, tandis que Cécile Bon assure à l&rsquo;ensemble une dynamique propice.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans le rôle-titre, Antonino Siragusa démontre une vitalité évidente, qui prend parfois le pas sur la souplesse de la ligne, sans pour autant renoncer à de remarquables nuances d&rsquo;expression et de mezza-voce quand la partition le demande. La Comtesse Adèle campée par Jodie Devos ne souffre aucune de ces menues réserves, conjuguant fraîcheur et fruité dans le timbre, et une agilité aussi étourdissante que sa musicalité – indéniablement la reine de la soirée. En Isolier, Josè Maria Lo Monaco affirme une homogénéité idéale pour l&rsquo;adolescence du page, qui fait oublier une diction moins irréprochable que sa «&nbsp;cousine Adèle&nbsp;». Enrico Marabelli ne néglige pas la gouaille de Raimbaud, tandis que Laurent Kubla assume la carrure du Gouverneur. Alexise Yerna campe à merveille la pruderie de Dame Ragonde. Préparés par Pierre Iodice, les choeurs s&rsquo;acquittent honorablement de leur office. Dans la fosse, Jordi Bernàcer fait vivre les couleurs d&rsquo;une œuvre qui n&rsquo;en manque pas. Une pétillante manière de trinquer à la nouvelle année&nbsp;!</p>
<p align="JUSTIFY">G<span style="font-family: Times New Roman, serif;">ill</span>es Charlassier</p>
<p align="JUSTIFY"><i>Le Comte Ory, </i>Rossini, Opéra de Liège, jusqu&rsquo;au 2 janvier 2019</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/liege-sous-le-signe-de-rossini-pour-les-fetes/">Liège sous le signe de Rossini pour les fêtes</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Ouverture de saison sous le signe de Verdi à Liège</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Sep 2018 10:43:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-45347" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2018/10/liege-1.jpg" alt="" width="275" height="183"></p>
<p align="JUSTIFY">A rebours des missionnaires de l&rsquo;avant-garde autoproclamés, l&rsquo;Opéra de Liège assume un respect des œuvres qui ne craint pas de paraître traditionnel. <i>Le Trouvère</i> réglé par Stefano Vizioli que la maison wallonne met à l&rsquo;affiche en ouverture de saison ne le contredira pas. Si la lecture du metteur en scène italien, dont on peut régulièrement apprécier le travail l&rsquo;été dans le théâtre gallo-romain de Sanxay, ne s&rsquo;aventure pas dans d&rsquo;inutiles iconoclasmes, elle démontre une évidente maîtrise scénographique. Avec le concours d&rsquo;un savoir-faire éprouvé dans la pose lyrique, le dispositif de double escalier réversible dessiné par Alessandro Ciammarughi résume efficacement les lieux successifs de l&rsquo;intrigue – le château, le camp de gitans, le cloître, la prison. Plutôt qu&rsquo;un improbable réalisme, c&rsquo;est une mise en valeur de la puissance des symboles et des sentiments archétypaux qui est privilégiée, à juste titre, en s&rsquo;appuyant sur les ressources évocatrices des lumières réglées par Franco Marro. Le rouge suggère ainsi autant la flamme du bûcher et de la passion que le sang de la vengeance – et de la fraternité ignorée. En somme, un spectacle plus héroïque que psychologique, au diapason d&rsquo;un livret rocambolesque.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Prima la musica</b></p>
<p align="JUSTIFY">Sous la houlette de Daniel Oren, qui connaît son Verdi sur le bout de la baguette, et privilégie la fougue du drame, le plateau fait honneur aux oreilles. S&rsquo;il ménage peut-être un peu ses moyens à son entrée, Fabio Sartori réserve un Manrico solide, qui sait faire palpiter les émotions et l&rsquo;orgueil gitan du Trouvère. Yolanda Auyanet, également invitée pour la première fois sur la scène liégeoise, déploie la séduction et les tourments d&rsquo;une Leonora à la fois robuste et sensible. Bien connue pour ses rôles de mezzo avant de s&rsquo;essayer à des emplois de soprano lyrique et dramatique, Violeta Urmana revient à sa tessiture instinctive avec une Azucena généreuse qui fait forte impression, et donne une belle consistance aux ressassements d&rsquo;une fille et d&rsquo;une mère marquée par le destin. En Conte di Luna, Mario Cassi nuance avec justesse la carapace monolithique à laquelle on réduit parfois la brutalité de l&rsquo;amant éconduit. Parmi les comprimarii, Luciano Montanaro ne démérite aucunement, quand Julie Bailly marque la bienveillance d&rsquo;Inès, la suivante de Leonora. Le reste des interventions sont puisés dans les effectifs des choeurs, préparés par Pierre Iodice.</p>
<p align="JUSTIFY">Si cette ouverture de saison prend le parti du grand répertoire, la dédicace de ces représentations de septembre à la mémoire de Claudio Scimone, qui a entre autres, en pionnier, défendu la musique baroque italienne et redécouvert nombre de Rossini méconnus, ne doit pas faire oublier la diversité et la curiosité de la saison liégeoise, avec, tout prochainement en octobre, <i>Il matrimonio segreto</i> de Cimarosa, et d&rsquo;autres belcanto au printemps, en dehors des sentiers battus de <i>Lucia </i>ou <i>Norma</i>.</p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>Le Trouvère, </i>Verdi, Opéra de Wallonie, Liège, septembre 2018</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/ouverture-de-saison-sous-le-signe-de-verdi-a-liege/">Ouverture de saison sous le signe de Verdi à Liège</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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