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	<title>Lars Vogt | Jim le Pariser</title>
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		<title>In memoriam Lars Vogt</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Sep 2021 00:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Lars Vogt]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre de chambre de Paris]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était l&rsquo;un des grands noms du piano de notre temps, mais aussi un chef d&rsquo;orchestre estimé, sinon aimé. Les musiciens de l&rsquo;Orchestre de chambre de Paris, dont il était le directeur depuis 2020, ne diront pas le contraire. Lars Vogt a été emporté par un cancer du foie le 5 septembre dernier, à quelques jours de son cinquante-deuxième anniversaire. Pour son ouverture de saison, l&rsquo;Orchestre de chambre de Paris a voulu lui rendre hommage. Après un bref film évoquant la générosité artistique du pianiste, et son regard sur la complicité dans une formation orchestrale aux dimensions chambristes, le concert s&rsquo;ouvre sur la tendresse de Schubert. L&rsquo;intermède de <em>Rosamunde</em> après le troisième acte, noté<em> Andantino</em>, affirme, sous la houlette de Maxim Emelyanychev, une tendresse magnifiée par la douceur des tempi et du phrasé, sans effet rhétorique. C&rsquo;est la simplicité de la sincérité qui est privilégiée, au parfait diapason de la pudeur recueillie de ce moment à la mémoire de Lars Vogt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de la soirée confirme d&rsquo;évidentes affinités du fondateur de l&rsquo;ensemble Il pomo d&rsquo;oro, largement célébré, avec les pupitres parisiens. Les chatoiements du <em>Tombeau de Couperin</em> de Ravel sont mis en valeur dès un <em>Prélude</em> mené avec souplesse et fluidité. La <em>Forlane</em> respire avec une modération presque alanguie que l&rsquo;on retrouve dans le <em>Menuet,</em> contrastant d&rsquo;autant mieux avec l&rsquo;entrain étourdissant du <em>Rigaudon </em>qui referme ce choix de quatre des six numéros de l&rsquo;opus ravélien – manquent la <em>Fugue </em>et la <em>Toccata</em> de l&rsquo;original pianistique que Ravel n&rsquo;a pas lui-même orchestrées, ce que d&rsquo;autres ont pu faire de manière posthume.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vitalité schumanienne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le <em>Concerto pour violoncelle en ré majeur</em> dont l&rsquo;attribution à Haydn a pris presque deux siècles, la gloire du créateur de l&rsquo;ouvrage, Antoine Kraft ayant fini par occulter pendant de longues décennies l&rsquo;identité véritable du compositeur, le public applaudit en Sheku Kanneh-Mason un soliste à la virtuosité frémissante. L&rsquo;<em>Allegro moderato</em> augural en témoigne avec, accompagné par la complicité d&rsquo;un orchestre à la fois complice et sobre, un lyrisme qui s&rsquo;épanouit dans l&rsquo;<em>Adagio</em>. L&rsquo;<em>Allegro </em>final rayonne d&rsquo;un élan de la ligne volontiers nerveux, parfois jusqu&rsquo;aux confins de la netteté du timbre, en particulier dans le haut de la tessiture. En bis, le Britannique livre une des improvisations gravées dans son dernier disque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l&rsquo;entracte, Maxim Emelyanychev rend justice à la <em>Symphonie n°4 en ré mineur</em> de Schumann, dans une lecture énergique, avec des tempi parfois très allants. En quatre parties jouées sans pause, comme d&rsquo;un seul tenant, la partition porte l&#8217;empreinte de Beethoven, que le compositeur allemand a fait évoluer d&rsquo;une manière singulière longtemps méprisée par l&rsquo;histoire symphonique. Pourtant, si la pâte annonce l&rsquo;évolution vers la densité de Brahms, elle se distingue par une clarté et une lumière dans l&rsquo;articulation qui n&rsquo;échappent pas aux musiciens parisiens. Les épisodes vifs résonnent presque avec emportement, la <em>Romance </em>séduit par une rondeur bien calibrée, avec une sensibilité jamais affectée, tandis que le<em> Scherzo</em> fait preuve d&rsquo;une dynamique qui s&rsquo;inscrit dans une approche restituant la vitalité d&rsquo;une construction formelle façonnée par le mouvement, même dans la fugue de la dernière section. Un magnifique chant de vie qui ouvre la saison de l&rsquo;Orchestre de chambre de Paris et salue la mémoire de son directeur musical, laquelle sera également célébrée le 4 octobre prochain à la Philharmonie, avec quelques uns des plus proches partenaires du pianiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par Gilles Charlassier</p>



<p class="wp-block-paragraph">Orchestre de chambre de Paris, concert du 22 septembre 2022. Hommage à Lars Vogt le 4 octobre 2022 à la Philharmonie</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/in-memoriam-lars-vogt/">In memoriam Lars Vogt</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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