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	<title>Je suis venu vous dire... | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Melodie Ginzburg</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 17:21:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
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		<category><![CDATA[critique]]></category>
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		<category><![CDATA[Pierre Henri Salfati]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/melodie-ginzburg/gainsb/" rel="attachment wp-att-11856"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11856" title="gainsb" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/gainsb.jpg" alt="" width="265" height="190" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/gainsb.jpg 265w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/gainsb-83x60.jpg 83w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/gainsb-60x43.jpg 60w" sizes="(max-width: 265px) 100vw, 265px" /></a></p>
<p><em>« La gloire m&rsquo;a détruit »</em>. C&rsquo;est Serge lui-même qui le dit. Lucien Ginzburg devenu Serge Gainsbourg, six millions de disques vendus, une vingtaine d&rsquo;albums, une cinquantaine de tubes, des chansons écrites pour les plus belles filles de l&rsquo;époque-stop, n&rsquo;en jetez plus. Et d&rsquo;ailleurs, après le film de Joann Sfaar, on pouvait penser que sur Gainsbarre, tout avait été dit. Documentaire? Film? <em> « Je suis venu vous dire&#8230; »</em> de Pierre Henri Salfati est à l&rsquo;image de Gainsbourg- pas vraiment défini. Mêlant images de film avec des acteurs et images d&rsquo;archives, il évite les commentaires; seul, Serge ici parle. Et c&rsquo;est tant mieux, il a tant de choses à dire&#8230; Car, toute la réussite de cet <em>« hommage »</em>&#8211; le réalisateur raconte qu&rsquo;il lui <em>« devait « </em> bien ça, ayant piqué copieusement tous ses disques quand il était jeune- tient dans cette voix qui commente rétroactivement sa propre vie, de l&rsquo;enfance à la fin. De ces premières années où il apprend le piano avec un mouchoir sur le coin du clavier <em>« tellement c&rsquo;était pénible »</em>. La musique? Il l&rsquo;a <em>« pulsée » </em>dès le ventre de sa mère, mais tenté par les arts majeurs-la peinture, c&rsquo;est Boris Vian qui lui fit découvrir, un soir où il passa dans un cabaret, <em>« qu&rsquo;il y avait quelque chose à faire »</em>. La guerre, l&rsquo;étoile jaune, Lucien se souvient avec ses mots <em>« un conte de Perrault, la forêt, c&rsquo;était dur-quoique, le son des oiseaux&#8230; »</em>. Le voilà maintenant avec Jane, poussant un landeau rue de Verneuil. Jane après Brigitte, <em>« Vous êtes si belles, et je suis bien laid »</em>. Comment il était misogyne <em>« T&rsquo;as vu ma gueule, merde, ben oui, moi j&rsquo;attaque, je veux pas me faire bouffer »</em>. Et comment il aurait aimé être peintre <em>« comme Raphaël mais il fallait un mécène derrière moi, et je me suis toujours méfié de ce qui est derrière moi »</em>. Alors bien sûr, il parle d&rsquo;alcool, <em>« je suis sorti du régiment alcoolique »</em> appelant à la rescousse Hemingway <em>« l&rsquo;alcool conserve les fruits, le tabac, la viande »</em>. C&rsquo;est qu&rsquo;il faut le comprendre, lui que sa mère ne voulait pas et qui fut sauvé à la faveur d&rsquo;une bassine qu&rsquo;elle trouva trop sale. <em>« J&rsquo;ai 45 ans de sursis »</em>, de quoi être agressif de temps à autre, surtout avec ces journalistes qu&rsquo;il évite soigneusement. <em>« Je ne suis pas un homme d&rsquo;esprit et je n&rsquo;aime pas les lieux communs alors, je suis condamné au silence&#8230; »</em>. De Charlotte, il dit <em>« ce sera une fleur ou une mauvaise herbe »</em>; voilà aussi Nana, sa chienne adorée qu&rsquo;il a pleuré <em>« plus que son père. Mais surtout au fil des images et de ce qu&rsquo;il dit, c&rsquo;est sa difficulté d&rsquo;être, ce métier « qui te coûte très cher »</em> et ce cynisme qu&rsquo;il adopte pour pouvoir continuer <em>« en connaissant le prix de tout et la valeur de rien »</em>. Vous l&rsquo;aurez compris, c&rsquo;est surtout un homme sensible et capable d&rsquo;une introspection rare que ce film inspiré donne à voir, créateur génial de mélodies, usant des notes comme des femmes <em>« elles m&rsquo;ont blessé, je les ai blessées- tout baigne&#8230;dans le sang »</em>. Et qui se rêvait dadaïste, avec sans doute comme épitaphe <em>« à quoi bon? « </em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">par Laetitia Monsacré<em><br />
</em></h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/melodie-ginzburg/">Melodie Ginzburg</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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