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	<title>Esther Brayer | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Ouverture de la Saga Trilogy à l&#8217;Orchestre national de Bordeaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 15:43:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-47078" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2022/09/auditorium-de-lopera-de-bordeaux-300x154.jpg" alt="" width="300" height="154" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2022/09/auditorium-de-lopera-de-bordeaux-300x154.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2022/09/auditorium-de-lopera-de-bordeaux-620x318.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2022/09/auditorium-de-lopera-de-bordeaux.jpg 658w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Après une ouverture de saison par le concert dans la ville, rendez-vous de rentrée inité par Emmanuel Hondré à son arrivée à l&rsquo;Opéra de Bordeaux en 2022, qui, avec la <i>Neuvième</i> de Beethoven, marquait l&rsquo;entrée en fonction du nouveau directeur musical de l&rsquo;Orchestre national Bordeaux Aquitaine, Joseph Swensen, le chef américain révèle également son travail de compositeur avec une <i>Saga Trilogy</i> composée de trois concertos. Le premier, pour contrebasse, est donné en création française, au sein d&rsquo;un programme associant Pärt et Holst – le deuxième, pour violoncelle et accordéon sera joué le 20 mars et le troisième, pour clarinette, le 13 juin.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Après l&rsquo;intensification progressive de la décantation recueillie du <i>Cantus in Memoriam Benjamin Britten</i> du maître estonien, ponctuée d&rsquo;appels de cloches, le climat extatique se prolonge avec <i>Primordial Cosmos.</i> Ecrite pour une contrebasse à cinq cordes amplifiée et vingt-deux cordes solistes, la pièce, introduite avec quelques mots de Joseph Swensen lui-même qui la situe dans la trilogie, est présentée avec une habile mise en espace et en lumières. A partir du si bémol grave de l&rsquo;instrument, inspiré par la découverte par la NASA d&rsquo;un son cosmique, aux fréquences inaudibles pour l&rsquo;oreille humaine, mais qui dément l&rsquo;idée du silence de l&rsquo;univers, les motifs mélodiques sont relayés par les pupitres orchestraux qui prennent progressivement place sur le plateau. L&rsquo;attention est focalisée sur les harmoniques amplifiés de la contrebasse, qui semblent se confondre avec l&rsquo;espace de l&rsquo;auditorium, tandis que l&rsquo;étoffement des effectifs se fait dans une sorte d&rsquo;inconscience interstellaire. Avec des moyens élémentaires, et dans une construction plus proche de la fusion symphonique que de la confrontation dialectique, <i>Primordial Cosmos</i> façonne une parenthèse suspendue et évocatrice, portée par l&rsquo;interprétation sensible et engagée d&rsquo;Esther Brayer, contrebassiste solo de l&rsquo;Orchestre national Bordeaux Aquitaine.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><b><i>Les Planètes</i>, un grand spectacle symphonique</b></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Après l&rsquo;entracte, la thématique cosmique est illustrée par ce qui reste sans doute la page la plus célèbre du répertoire dans ce registre,<i> Les Planètes</i> de Holst. La direction généreuse de Joseph Swensen encourage l&rsquo;épanouissement des couleurs et des textures de la formation bordelaise au fil des sept numéros contrastés du cycle. Le sens de l&rsquo;expressivité s&rsquo;affirme dès les accents quasi militaires de <i>Mars,</i> auxquels s&rsquo;oppose la souplesse lyrique de <i>Vénus</i>, avec un sensualisme wagnérien et straussien. Les ondulations mélodiques fuyantes de <i>Mercure</i>, suggèrent la caractère insaississable du message, avec des motifs rappelant Rimsky-Korsakov. La vitalité irrésistible de<i> Jupiter,</i> élargie à toute la palette orchestrale, en fera un bis idéal. L&rsquo;allure de marche puissante de <i>Saturne </i>ne laisse aucun doute sur le cours inexorable du temps. Second scherzo de la suite après<i> Mercure</i>, <i>Uranus</i> laisse affleurer le souvenir de <i>L&rsquo;apprenti sorcier</i> de Dukas, avant les nébulosités modales de <i>Neptune,</i> avec les voix enregistrées du Choeur de l&rsquo;Opéra national de Bordeaux – préparés par Salvatore Caputo. Avec cette suite en technicolor assumée, Joseph Swensen et l&rsquo;Orchestre national Bordeaux Aquitaine font du symphonique un grand spectacle à l&rsquo;heure d&rsquo;une rentrée jalonnée par la quinzaine du FAB, le festival pluridisciplinaire de la capitale girondine, dont l&rsquo;édition 2024 est articulée autour de Johann Le Guillerm – avec, par exemple<i>, Le Choeur</i> de Fanny de Chaillé, une pièce qui mêle les gestes et les mots dans une succession collective de saynètes qui imite l&rsquo;impromptu de la mémoire et du quotidien.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Par Gilles Charlassier</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><i>Saga Trilogy I,</i> Orchestre national Bordeaux Aquitaine, 3 octobre 2021</span></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/ouverture-de-la-saga-trilogy-a-lorchestre-national-de-bordeaux/">Ouverture de la Saga Trilogy à l’Orchestre national de Bordeaux</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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