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	<title>Emmanuelle Haïm | Jim le Pariser</title>
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		<title>Polifemo, l&#8217;opéra baroque version péplum à Lille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2024 03:50:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48366" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/10/https___www.myra_.fr_wp-content_uploads_2024_09_Polifemo-opera-de-lille-©Frederic-Iovino_1330-1294x600-1-300x139.jpeg" alt="" width="300" height="139" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/10/https___www.myra_.fr_wp-content_uploads_2024_09_Polifemo-opera-de-lille-©Frederic-Iovino_1330-1294x600-1-300x139.jpeg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/10/https___www.myra_.fr_wp-content_uploads_2024_09_Polifemo-opera-de-lille-©Frederic-Iovino_1330-1294x600-1-620x287.jpeg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/10/https___www.myra_.fr_wp-content_uploads_2024_09_Polifemo-opera-de-lille-©Frederic-Iovino_1330-1294x600-1-768x356.jpeg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/10/https___www.myra_.fr_wp-content_uploads_2024_09_Polifemo-opera-de-lille-©Frederic-Iovino_1330-1294x600-1.jpeg 1294w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Présentée à l&rsquo;Opéra national du Rhin en février, la première scénique française de <i>Polifemo</i> de Porpora donne toute sa mesure pour sa reprise en ouverture de la dernière saison de Caroline Sonrier à l&rsquo;Opéra de Lille. Dans un décor d&rsquo;Annemarie Woods qui parodie les péplum de Cinecittà, jusque dans l&rsquo;affiche du spectacle en guise de rideau au début et entre les actes, la production de Bruno Ravella dédouble habilement les aventures des héros, géants et bergers de l&rsquo;Antiquité avec les intrigues d&rsquo;un plateau de tournage. Le producteur Polyphème veut user de son pouvoir, sinon de son droit de cuissage sur Galathée, jeune assistante qui tombe sous le charme d&rsquo;Acis, un peintre des ateliers de décor. Quand l&rsquo;acteur Ulysse, coqueluche du moment, arrive en perfecto sur le plateau, il y retrouve Calypso, une autre vedette névrosée sous ses lunettes noires et ses tenues légères, avec laquelle il entretient une relation mouvementée. Ici, la lutte des classes se fait sous l&rsquo;espèce du divertissement. La reprise par John Wilkie n&rsquo;a pas émoussé la mise en valeur de l&rsquo;humour dans les situations tragico-comiques de l&rsquo;opéra, qui ne se résument pas aux figurants tout en muscles recrutés pour incarner les compagnons d&rsquo;Ulysse. Sous les lumières de D. M. Wood, les clins d&rsquo;oeils aux effets et aux stéréotypes de jeu du cinéma des années soixante, à l&rsquo;exemple des marionnettes miniatures devant le cyclope, semblent au contraire s&rsquo;épanouir plus librement qu&rsquo;à Strasbourg, avec des solistes engagés sans réserve.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Une grande réussite musicale</b></p>
<p align="JUSTIFY">Cela est particulièrement sensible dans la présence pleine de vitalité de Kangmin Justin Kim, qui prend le relai de Franco Fagioli dans le rôle d&rsquo;Acis, et n&rsquo;hésite pas à esquisser des pirouettes chorégraphiques quand le cœur de son personnage bat la chamade. La virtuosité du contre-ténor coréen fait merveille dans les airs exigeant une vélocité qui défie le souffle, tandis que sa musicalité compense un timbre un peu monochrome et acide, entre autres dans l&rsquo;iconique <i>Alto Giove</i>, morceau de choix révélé par le film Farinelli – créateur du rôle en 1735 à Londres. L&rsquo;autre nouvelle tête de la distribution, Marie Lys séduit par son soprano fruité qui résume toute la fraîcheur des sentiments de Galathée, avec un naturel irrésistible. En Ulysse, Paul-Antoine Bénos-Djian se confirme comme l&rsquo;un des meilleurs contre-ténor de la nouvelle génération, aussi sensible dans les épanchements élégiaques – comme en témoigne son récent Othon dans <i>Le Couronnement de Poppée</i> de Monteverdi – que dans une vaillance héroïque qui ne sacrifie jamais la souplesse et la beauté de l&rsquo;intonation. Delphine Galou prête à Calypso son contralto homogène. Florie Valiquette confie à Nérée la franchise et la clarté de son soprano. Quant à Polyphème, José Coca Loza en résume avec justesse l&rsquo;autorité aux limites de l&rsquo;effroi et de la boufffonerie, dont l&rsquo;arrestation à la fin ne sera qu&rsquo;une comédie qui n&rsquo;altéra pas le final heureux.</p>
<p align="JUSTIFY">A la tête de son ensemble Le Concert d&rsquo;Astrée, fondé à Lille en 2000 et en résidence à l&rsquo;Opéra de la métropole nordique depuis 2004, Emmanuelle Haïm exalte toutes les saveurs de la partition de Porpora, avec un allant que l&rsquo;on sent libéré, sans doute à la fois par l&rsquo;acoustique de la salle, et la complicité d&rsquo;un public qui la connaît depuis plus de vingt ans. Emmenée par cette énergie théâtrale, la qualité des pupitres invite le Technicolor dans la fosse, pour le plus grand plaisir des oreilles – et d&rsquo;un spectacle qui a ressuscité <em>Polifemo</em>, au point d&rsquo;inciter l&rsquo;Opéra de Versailles à proposer une autre production pour la fin d&rsquo;année.</p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>Polifemo</i>, Opéra de Lille, du 8 au 16 octobre 2024</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/polifemo-lopera-baroque-version-peplum-a-lille/">Polifemo, l’opéra baroque version péplum à Lille</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La victoire en chantant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 17:18:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique/Danse]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[artiste]]></category>
		<category><![CDATA[classique]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuelle Haïm]]></category>
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		<category><![CDATA[Renée Fleming]]></category>
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<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/france-classical-_4.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-33613" alt="france-classical-_4" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/france-classical-_4.jpg" width="560" height="369" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/france-classical-_4.jpg 560w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/france-classical-_4-300x197.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/france-classical-_4-91x60.jpg 91w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/france-classical-_4-212x140.jpg 212w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/france-classical-_4-100x65.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/france-classical-_4-150x98.jpg 150w" sizes="(max-width: 560px) 100vw, 560px" /></a></p>
<p>Chaque année, France 3 offre le plus grand concert filmé en prime time: les Victoires de la musique classique. L&rsquo;occasion pour la chaine de remplir son rôle de service public et d&rsquo;offrir une sélection d&rsquo;artistes qui ont su se distinguer tout au long de l&rsquo;année, en lice dans six catégories-révélation artiste lyrique et soliste , compositeur,enregistrement et artiste lyrique et soliste de l&rsquo;année. Le reste n&rsquo;est que musique et intelligence grâce aux commentaires savoureux de Frédéric Lodéon qui officie par ailleurs sur France Inter tous les jours de la semaine à 16 heures pour une heure de pur bonheur. Voilà ce qu&rsquo;il apporta sur le plateau du Palais des Congrés lundi soir (à revoir sur pluzz.fr), il faut dire épaulé par des artistes d&rsquo;exception. Ouvrant le bal, Renée Fleming chanta un <em>O mio Babbino Caro</em> de Puccini bouleversant-devant une salle encore un peu « froide »- dans une robe fuchsia de diva et de circonstance pour recevoir une Victoire d&rsquo;honneur. Dans un français parfait, elle remercia alors  la France<em>, » sa deuxième maison »</em>. Avant cela, avec pas moins de quatre pianos, l&rsquo;ouverture des <em>Noces de Figaro</em> avaient été jouées à douze mains dans un arrangement de Jean Fréderic Neuburger aussi décoiffant que Vivaldi sous l&rsquo;archet de Nemanja Radulovic, tout de cuir vêtu, les cheveux longs qui donna une version virtuose et inédite des <em>Quatre saisons</em>. A ce stade, on se demandait comment cela pourrait continuer à ce rythme. Une armée de silhouettes en noir déplaçaient les instruments avec une précision et dextérité impressionnante et en coulisse, les instruments étaient accordés jusqu&rsquo;au dernier moment, puis emmaillotés pour prendre l&rsquo;ascenseur dès qu&rsquo;ils avaient servi. C&rsquo;était au tour du clavecin d&rsquo;arriver sur scène accompagné d&rsquo;instruments baroques et d&rsquo;Emmanuelle Haïm, merveilleuse chef d&rsquo;orchestre de la Compagnie du Concert d&rsquo;Astrée. Sans baguette, un sourire quasi extatique aux lèvres, elle menait son orchestre où l&rsquo;on pouvait voir pas mal de sourires aux lèvres-un régal. Natalie Dessay, Jean-François Zygel et son improvisation sur la 40eme de Mozart avec Antoine Hervé, Nathalie Stutzman, éblouissante, à la fois en chef d&rsquo;orchestre et chantant Vivaldi, avec un jeu de lumières et des projections inspirées, il y avait ce soir là vraiment tous les acteurs et les moyens mis en œuvre pour offrir un moment de grâce aux spectateurs, qui eurent en plus la chance de finir la soirée avec du champagne et les artistes, très accessibles comme la ravissante Sabine Devieilhe, sacrée justement révélation lyrique de l&rsquo;année à 27 ans, après une étourdissante Reine de la Nuit. De quoi se réjouir ce soir là de la façon dont  la redevance audiovisuelle peut être employée&#8230;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/les-victoires-de-la-musique-classiques/">La victoire en chantant</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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