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	<title>écrivain | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Sagan en héritage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Feb 2012 18:36:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
		<category><![CDATA[newsletter]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Westhoff]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Sagan]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-13261" title="Françoise Sagan " src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4.jpg" alt="" width="500" height="368" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4.jpg 500w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4-300x220.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4-81x60.jpg 81w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4-60x44.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/Sagan4-190x140.jpg 190w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><br />
15h15. Nous attendons Denis Westhoff dans le hall de son immeuble du XVIIeme arrondissement. Le voilà juste à l’heure du rendez-vous, revenant d’une ballade avec ses deux chiens dans le froid parisien. L’homme est simple -dans le bon sens du terme- et nous accueille dans son appartement chaleureux, tout en nous vantant son dernier dada, une application iPhone qui permet de faire de magnifiques prises de vue. Car à 49 ans le fils unique de Sagan a délaissé son métier de photographe pour un combat qui lui prend tout son temps. Honorer la mémoire de sa mère. Depuis 2007, il a accepté la succession des œuvres de celle que l&rsquo;on appelait le « gentil petit monstre », et ce faisant, il doit rembourser ses dettes. En pleine bataille judiciaire avec l’ancien éditeur de Françoise Sagan -Julliard- pour récupérer les droits d’auteur de douze romans écrits par sa mère, Denis Westhoff vient de perdre le procès en première instance. D’une voix douce et posée, il raconte ses difficultés, ses espoirs et le souvenir d’une femme qu’il <em>« ne peut décrire en un mot »</em>.</p>
<p><strong></strong><strong> Comment vivez-vous le fait d&rsquo;être le fils d&rsquo;un monstre sacré?<br />
</strong></p>
<p><em> </em>C’est plutôt très agréable parce que ma mère était quelqu’un de très libre, de très ouvert, d’extrêmement intelligent, elle avait beaucoup d’idées, beaucoup d’humour, d’imagination. Tout ça transparaît à travers ses écrits : ses pièces de théâtre, ses nouvelles. Elle a laissé  l&rsquo;image d’une femme tolérante, pleine d’humour, très ouverte, amicale et protectrice avec ses amis. Parfois très morale sur certains sujets, et donc moi j’ai « récupéré » tout ça : ses œuvres, son image… Lorsqu’on cite le nom Sagan aujourd’hui, c’est vrai que les portes s’ouvrent… Il y a une sorte de grande bienveillance, beaucoup de sympathie… Les gens ont beaucoup d’égard pour elle, de l’amitié et de la tendresse pour Sagan… Pour l’instant, les choses se sont faites de manière miraculeuse. J’ai eu des ennuis par-dessus la tête d’une manière absolument incroyable… Quand elle est morte, tout le monde me disait<em> « mais tu es fou, tu ne vas pas prendre la succession, c’est trop compliqué, trop d’emmerdements, y a trop de choses impossibles à régler »</em>. Et finalement, en avançant dans cette succession, je me suis aperçu qu’il y a une sorte de providence, de facilité… Cela se règle peut-être d’en haut, c’est peut-être elle qui règle les problèmes les uns après les autres…</p>
<p><strong></strong><strong>A quel moment vous vous êtes rendu compte que sa succession pourrait être un poids très lourd à porter ?</strong></p>
<p><strong></strong> Je m’en suis pas rendu compte tout de suite. Mais avec l&rsquo;avocat, dès qu’on ouvrait un nouveau tiroir, on s’apercevait qu’il y avait des choses affreuses dedans. Il nous a donc fallu du temps pour découvrir l’ampleur du massacre.<em> Il nous raconte alors, comment le fisc « piaffait d&rsquo;impatience car il n&rsquo;arrivait pas à se décider sur la succession » découvrant en appelant les trésoreries du 6<sup>ème</sup>, le 7<sup>ème</sup>, le 13<sup>ème</sup> arrondissement, et Honfleur qu&rsquo;il y en avait pour un million d’euros.</em></p>
<p><strong></strong><strong> Vous lui en voulez de vous avoir laissé ce fardeau?<br />
</strong></p>
<p><strong></strong> Non, pas du tout.Car je sais qu’elle a été vraiment débordée. A la fin de sa vie, la pauvre, était complètement accablée, cernée et incapable de réagir. Les choses se sont accumulées autour d’elle sans qu’elle puisse vraiment les empêcher.</p>
<p><strong>Quand l&rsquo;avez-vous vue pour la dernière fois ?</strong></p>
<p>Le jour de sa mort. Elle n&rsquo;était plus toute à fait consciente. De toutes les façons, on ne parlait pas de choses sérieuses, ni d&rsquo;affaires, ni d&rsquo;argent.</p>
<p><strong>Etait-elle préoccupée par l&rsquo;image qu&rsquo;elle laisserait?</strong></p>
<p>Non, elle s&rsquo;en foutait complètement. Ça ne l’intéressait pas. Elle pensait qu’après la mort, il y a rien. Qu’après sa disparition, on allait tirer un trait. Elle avait toutefois<strong></strong> écrit son épitaphe au cours d’une interview avec Jérôme Garcin, comme ça, en deux secondes devant lui.<span style="color: #000000;"><em><span style="font-family: georgia,times new roman,times,serif;"> &lsquo;Sagan, Françoise. Fit son apparition en 1954, avec un mince roman, « Bonjour tristesse », qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une œuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même. »</span></em></span> Elle ne se prenait pas au sérieux. Ni elle, ni son œuvre.</p>
<p><strong></strong><strong>Et quand elle dit d’elle-même, « une vie bâclée » ?</strong></p>
<p><strong></strong> Je pense qu’elle fait référence à cette image que les gens ont d’elle. D’une femme qui a vécu une vie complètement dissolue. Qui a joué au casino. Qui a roulé à 200 à l’heure en Ferrari. Qui a dépensé de l’argent. Qui a entretenu tout une bande de gigolos… C’est ça la vie bâclée, mais sa vie n’était pas bâclée !</p>
<p><strong></strong><strong>Qui était la vraie Sagan ?</strong></p>
<p><strong></strong>Il faudra lire mon livre, celui que j’écris… (rires)</p>
<p><strong></strong> <strong>Justement vous vous attachez à rétablir la vérité… la réalité ?</strong></p>
<p><em><strong></strong></em><strong></strong> Vous savez lutter contre des légendes absurdes, ce n’est pas très difficile. Qu’elle roule pieds nus en Jaguar, ce n’est pas très important.<em> </em></p>
<p><em></em><em>Une</em><em> maquette de Ferrari noire est sur l’étagère face à nous, celle de sa mère</em><em>, dans laquelle il s&rsquo;installait quand il avait cinq ans.<strong></strong><strong></strong> Et dont il se souvient de l’odeur et du bruit.<br />
</em></p>
<p><strong>Était-elle une bonne mère?</strong></p>
<p>Oui, elle faisait très attention à mon éducation, même si elle n&rsquo;était pas toujours là. Elle veillait à ce que je sois bien habillé, à l&rsquo;école à l&rsquo;heure, que je fasse bien mes devoirs et que je sois bien élevé. Quand on a vécu avec quelqu&rsquo;un comme ça, on est sur son modèle, inspiré par elle d&rsquo;une certaine manière. Par ailleurs, j’ai toujours dissocié la mère de l&rsquo;écrivain. J’ai eu un rapport avec elle qui était vraiment de fils à mère.</p>
<p><strong> <strong>Cela vous a-t-il  protégé de v</strong>ous appeler Westhoff?<br />
</strong></p>
<p>Oui, c&rsquo;est le nom de mon père. Elle ne voulait pas que je m’appelle Sagan, que je sois sur les couvertures de magazines exhibé devant les caméras ou les appareils photos.<strong></strong> C’est vrai qu’à l’école, c’était parfois embêtant, j’étais un peu montré du doigt; le professeur le savait, le directeur de l&rsquo;école aussi. Il faut dire qu&rsquo;à l&rsquo;époque, elle était vraiment une star.</p>
<p><strong>Et vous viviez cela comment ?</strong></p>
<p>Très bien, puisque je gardais ce rapport avec elle, tout à fait innocent. J&rsquo;avais ce lien de fils à mère. Humain, complice, tendre et affectueux.</p>
<p><strong>Quel âge aviez-vous lorsqu&rsquo;elle est morte?</strong></p>
<p>42 ans. Je me suis alors rendu compte que j&rsquo;étais vraiment orphelin au moment où je me suis retrouvé noyé dans toute cette paperasse. Mais j&rsquo;avais pris la décision au départ d&rsquo;accepter la succession. La décision d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au bout. Au début je pensais pouvoir continuer à être photographe, mais je me suis aperçue qu&rsquo;il y avait tellement de travail qu&rsquo;il n&rsquo;était pas possible de faire les deux.</p>
<p><strong>Dans « Les yeux de soie », publié chez Stock, quelle nouvelle préférez-vous?</strong></p>
<p>J’aime beaucoup <em>La Mort en Espadrille.</em> Ma mère avait une manière un peu particulière de créer ses histoires… Elle prenait un bloc de papiers, puis elle mettait des colonnes. Elle choisissait une époque, un lieu, elle choisissait les personnages… Et puis elle faisait une colonne par époque, une colonne par type de milieu social par exemple. Elle faisait des croix. Puis elle faisait correspondre. <em>« Tiens je vais faire une histoire qui se passe plutôt début XIXème siècle, avec des gens plutôt bourgeois de province, avec une histoire plutôt passionnelle… »</em> C’est comme ça qu’elle construisait ses histoires. Un jour, il y a très longtemps, on était rue Guilbert, je devais avoir 13, 14 ans, et c’était juste avant qu’elle sorte ce recueil de nouvelles et elle me dit : <em>« tiens on va écrire une nouvelle ensemble »</em>. Moi j’avais 13 ans. J’ai dit <em>« ah bon ? ».</em> <em>« Oui, oui, pense à une histoire… Sur quoi on part ?</em> » Puis on invente un personnage. Elle m’a dit, on va partir sur un groom. La personne qui travaille dans un casino et qui ouvre la porte aux gens qui arrivent en voiture. Peu après, elle m’a dit <em>« qu’est-ce qui se passe ? Y a un couple très élégant qui arrive pour jouer au casino… Puis non, en fait c’est une femme seule, très belle qui arrive. Elle prend sa voiture… Et le petit groom descend les marches, il va ouvrir les portes de la voiture. Il tombe nez à nez avec cette femme qui est une vraie beauté et qui est plus âgée que lui. Cette femme, visiblement seule, rentre dans le casino, joue,  et au petit matin, un petit peu éméchée, ayant perdu, retombe sur le groom. Elle lui dit alors : « est-ce que ça vous dirait d’aller faire un tour ? »</em> Ils montent tous les deux en voiture. Puis elle l’emmène sur un champ de course, parce que son mari a des chevaux de course. Et ils vont au petit matin, là où les chevaux courent, cette espèce de grande ligne droite qu’il y a dans les bois. Elle monte alors sur un cheval de course, qui part au triple galop, tombe et se tue. Toute cette histoire on l’a montée ensemble.</p>
<p><strong>Si votre mère était vivante aujourd&rsquo;hui, que direz t-elle d&rsquo;après vous ?</strong></p>
<p><strong></strong>Que ça ne l’intéresse plus. Elle serait en retrait et un peu dégoûtée,  sans soute par tout cela.</p>
<p>Deux heures se sont écoulées et le soleil commence à décliner. Un portable sonne. Denis Westhoff est attendu. Il nous offre quelques minutes de plus, le temps d&rsquo;immortaliser notre interview et de photographier un des carnets de note de sa mère &#8211; le seul qu&rsquo;il possède, les autres étant restés dans la maison de Honfleur qui appartient désormais à l&rsquo;amie de Sagan, Ingrid Mechoulam.  Nous repartons alors avec cette impression diffuse que dans cette pièce, c&rsquo;est bien Françoise et non Sagan qui était là.</p>
<h6 style="text-align: right;"><strong>                      Par Ulysse Gosset et Sarah Vernhes</strong></h6>
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		<title>Pennac, en vrai</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/pennac-en-vrai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 19:27:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ça c'est Paris]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Pennac]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Il arrive, il est à République! ». Ouf, la salle est pleine à craquer, alors tous ces corps qui ne savent plus où se mettre attendent avec  hâte celui qui vient d&#8217;en écrire l&#8217;histoire avec son style à la fois accessible [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Il arrive, il est à République! »</em>. Ouf, la salle est pleine à craquer, alors tous ces corps qui ne savent plus où se mettre attendent avec  hâte celui qui vient d&rsquo;en écrire l&rsquo;histoire avec son style à la fois accessible et exigent, musique délicate que l&rsquo;on pourra entendre dès qu&rsquo;il sera là. La libraire <em>Comme un Roman</em>, dont il est le parrain, reçoit ce soir de Saint Valentin, Daniel Pennac, pour une lecture <em>« qui sera rapide car nous sommes nombreux »</em> explique la libraire, Karine, ravissante brune- à même de convaincre beaucoup d&rsquo;hommes à se mettre à la lecture&#8230; C&rsquo;est pourtant les femmes qui sont là en nombre, quelques enfants aussi, assis par terre ou sur des tabourets.<em> « Pardon, je vous ai fait poirauter un peu »</em> s&rsquo;excuse-t&rsquo;il avant de raconter ce livre où le narrateur se dit <em>« être né d&rsquo;une agonie »</em>. Avec humour, il évoque ces <em>« points noirs »</em>, occasion de s&rsquo;épouiller entre mari et femme à l&rsquo;image des chimpanzés. De quoi pour les femmes apprendre beaucoup sur les hommes, leur fonctionnement biologique même s&rsquo;il n&rsquo;a utilisé aucune documentation scientifique à part <em>« l&rsquo; écorché »</em> du Larousse et l&rsquo;aide d&rsquo;un ami médecin. Le temps pour écrire ce nouveau roman?<em> « Quatre ans, mais annoncer le temps, ça ne veut rien dire, c&rsquo;est largement trois années à ne pas l&rsquo;écrire »</em> s&rsquo;amuse-t&rsquo;il. Voilà le temps de la lecture, avec un talent certain; Pennac est un conteur, l&rsquo;assistance est vite pendue à ses lèvres pour découvrir l&rsquo;histoire de ce père, inspiré par celui de son ami Robert Doisneau . Il se met alors à jouer:<em>« Donner moi un âge? Au hasard? »</em> demande-t&rsquo;il avec gourmandise, puis d&rsquo;ouvrir son livre au chapitre correspondant. De quoi donner envie de s&rsquo;y plonger avec ce soir là la chance de pouvoir avoir un dessin ou quelques mots en dédicace à accompagner d&rsquo;un verre de vin blanc et de cakes fait maison, avec cette idée d&rsquo;être ici en famille&#8230;</p>
<p>LM</p>
<p>Journal d&rsquo;un corps- Daniel Pennac aux Editions Gallimard<br />
<a href="http://www.comme-un-roman.com/">Comme un Roman</a> 39 rue de Bretagne Paris 3e- de nombreuses lectures signatures y sont régulièrement organisées</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/pennac-en-vrai/">Pennac, en vrai</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Lecteurs en herbe</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/lecteurs-en-herbe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Oct 2011 10:42:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[LE COIN DES WILL BE]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[lycéens]]></category>
		<category><![CDATA[prix Goncourt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des expériences. Les plus âgés en ont vécues, les plus jeunes en demandent. Il y a celles que tous vont connaître et celles qui ne sont réservées qu’à un petit nombre d’entre eux. Le prix Goncourt des lycéens par exemple. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/lecteurs-en-herbe/ilycmages/" rel="attachment wp-att-2128"><img decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-2128" title="ilycmages" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/ilycmages.jpg" alt="" width="253" height="199" /></a> Des expériences. Les plus âgés en ont vécues, les plus jeunes en demandent. Il y a celles que tous vont connaître et celles qui ne sont réservées qu’à un petit nombre d’entre eux. Le prix Goncourt des lycéens par exemple. Combien peuvent se vanter d’avoir participé à la remise d’un prix qui a su, au fil des années, acquérir le prestige d’un véritable prix littéraire ?  En 24 ans, le prix Goncourt des lycéens s’est fait un nom et est aujourd’hui pris très au sérieux par les gens « du milieu ».  Quel  écrivain n’aimerait pas se voir remettre un prix de la main d’une génération séparée de la littérature par une montagne de nouvelles technologies ? Et l’expérience plaît aux jeunes critiques en herbe. Elle leur permet de se faire entendre, de gagner en esprit critique mais aussi, à long terme, de leur transmettre l’amour de la lecture et de la littérature. Cette année comme depuis vingt-quatre ans, pendant deux mois, ils ont lu, analysé, débattu pour pouvoir choisir le livre qu’ils auront préféré. Et si le résultat du « vrai » prix Goncourt est révélé quelques jours plus tôt, aucun risque d’influence : sur les vingt-trois dernières éditions du prix Goncourt des lycéens, seulement  quatre fois, le gagnant a été le même que pour le prix Goncourt. Les lycéens se font donc leurs propres idées. Pour Ariane Bach -professeur d’une des classes participantes et ancienne élève ayant fait partie du jury- cette lecture intensive, ce<em> « saut dans l’inconnu »</em> va permettre à ce jury original de se façonner un goût littéraire propre à chacun ce qui va leur permettre d’effectuer un <em>« jugement personnel et de sentir au fil des semaines l’intuition d’une responsabilité »</em>, de se sentir concernés.</p>
<p><strong>Ne le lisez pas</strong></p>
<p>Paroles d&rsquo;élèves : <em>« lorsque Madame Benoit nous a annoncé que notre classe allait participer au prix Goncourt des Lycéens, je me suis dit bon, pourquoi pas ? » »</em>. Simon est en seconde au lycée Montaigne à Paris et comme lui, ce sont les élèves d’une cinquantaine de classes, sélectionnées pour choisir le prix Goncourt des lycéens, qui ont dû se dire la même chose. Mais ce que Simon n’avait pas compris à ce moment là précis, c’est qu’il ne suffirait pas de lire un livre ou deux, mais bien quinze livres en deux mois pour pouvoir choisir leur lauréat. La chose n&rsquo;est pas aisée, mais les jeunes critiques ont prendre leurs responsabilités pour  construire leur propre opinion et en débattre entre eux. A cette lecture, s’ajoutent des rencontres avec les écrivains pour que ceux-ci puissent leur expliquer ce qu’ils n’auraient pas compris. Rencontres utiles et recommandées, donc. Cette expérience cependant n’a pas que pour but de créer de futurs critiques mais aussi, tout simplement, de transmettre à ces jeunes lecteurs l’amour de la lecture et, pourquoi pas, de l’écriture. Et ça fonctionne, si l’on en croit Simon <em>« même si le prix Goncourt des Lycéens représente énormément de temps et d&rsquo;énergie, il a réellement éveillé ma passion pour la lecture ».</em> Mais pour l’instant, le plus important pour ce jury original est d’apprendre à aimer un nouveau style de littérature. Ainsi cette lecture intensive  est elle quelque chose de nouveau pour eux, comme pour elle, puisque habitués à des lectures jusque là plus « classiques », moins contemporaines. Les habitudes ont donc été changées. <em>« Si le livre ne vous plaît vraiment pas, vous pouvez passer à un autre, ne perdez pas de temps »</em>, ce n’est pas le type de discours qu’on attend d’un professeur de lettres en temps normal mais qui dit nouveauté, dit adaptation. Et ça, les lycéens savent le faire. Ils prennent leur rôle très à cœur, soulignant leurs préférences et leurs déceptions. Les élèves de la seconde sélectionnée à Montaigne se sont pris au jeu, critiques souvent féroces<em>. « Le livre est trop long, inintéressant, la fin est particulièrement décevante, bref, je trouve que ce livre n&rsquo;a aucun intérêt. Ne le lisez pas ! », « quel intérêt de lire ce livre? Si je rencontre l&rsquo;auteur, je n&rsquo;aurais qu&rsquo;une seule question à lui poser : pourquoi l&rsquo;avez-vous écrit ?</em>». L’occasion pour la jeunesse de se faire entendre; depuis sa création, le prix Goncourt des lycéens a ainsi su acquérir une véritable notoriété dans « le milieu ». Quel écrivain n’aimerait-il  pas en effet se voir remettre un prix de la main d’une génération séparée de la littérature par une montagne de nouvelles technologies ? Si Alexis Jenni est le grand gagnant élu par l’Académie Goncourt, le saura-t-il aussi aux yeux des lycéens ? Ou le titre reviendra-t-il à Carole Martinez -Du domaine des murmures chez Gallimard, à  Sorj Chalando -Retour à Killybegs chez Grasset très apprécié par les lycéens de Montaigne ou à Lyonel Trouillot pour La Belle Amour humaine chez Actes Sud ? Réponse le 7 novembre.</p>
<h6 style="text-align: right;">par Lisa Escobar</h6>
<p>Pour lire les impressions de lecture des élèves de Montaigne membres du jury-très intéressant- <a href="http://www.montaigne-paris.fr/GONCOURT_DES_LYCEENS-423-0-0-0.html">cliquez ici</a></p>
<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/lecteurs-en-herbe/goncaleqm5grzf7oq9awlt0sk-iga1uou1snfg/" rel="attachment wp-att-2979"><img decoding="async" class="alignleft size-medium wp-image-2979" title="goncALeqM5gRzF7oq9aWLT0SK-iga1UOu1snfg" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/goncALeqM5gRzF7oq9aWLT0SK-iga1UOu1snfg-300x185.jpg" alt="" width="300" height="185" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/goncALeqM5gRzF7oq9aWLT0SK-iga1UOu1snfg-300x185.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2011/10/goncALeqM5gRzF7oq9aWLT0SK-iga1UOu1snfg.jpg 512w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a><br />
Et c&rsquo;est donc le beau livre de Carole Martinez « Du domaine des murmures qui a eu ce prix voir article rubrique Apostrophe</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/lecteurs-en-herbe/">Lecteurs en herbe</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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