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	<title>Chanel | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>This is the end- Mode masculine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 16:41:23 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/this-is-the-end-mode-masculine/agnes-b2/" rel="attachment wp-att-11222"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11222" title="agnes b defilé masculin 2012" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/agnes-b2.jpg" alt="" width="271" height="186" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/agnes-b2.jpg 271w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/agnes-b2-87x60.jpg 87w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/agnes-b2-103x70.jpg 103w" sizes="(max-width: 271px) 100vw, 271px" /></a></p>
<p>Cela vous a peut être échappé, mais voilà une semaine que de beaux mâles et des jeunes filles anorexiques défilent à Paris devant des femmes et quelques hommes qui ont forcément des complexes en sortant de là. Surtout que, si ce n&rsquo;était pour le travail, franchement, la plupart n&rsquo;irait pas. Car, soyons clairs, pour tous ceux qui pensent que c&rsquo;est atteindre le summum du plaisir que d&rsquo;assister à un défilé de mode, autant le dire tout de suite: cela ressemble à prendre l&rsquo;avion. D&rsquo;ailleurs Karl Lagerfeld l&rsquo;a- inconsciemment?-relevé en offrant le défilé Haute Couture Printemps été 2012 Chanel dans une&#8230;cabine d&rsquo;aeronef. Alors bien sûr, les hublots étaient siglés avec le double c et il n&rsquo;y avait pas à enregistrer son sac à main, mais quand même,  que d&rsquo; attente à chaque fois pour voir des robes certes sublimes et des vestes gansées- dont, pour la dernière fois, les galons sont sortis des mains miraculeuses de Raymonde Pouzieux ( voir portrait ).</p>
<p><strong>Pastilles dorées en premier</strong></p>
<p>En plus une semaine de janvier, dans le froid et sous la pluie! Ainsi, comme à l&rsquo;aéroport, sauf que là, c&rsquo;est le plus souvent dans la rue, il faut attendre le check-in, c&rsquo;est à dire que l&rsquo;on vérifie que vous avez bien le carton. Rajoutez à cela que comme pour le flux aérien, les avions retardataires&#8230; retardent tout le monde. Nul défilé ne peut en effet débuter sans les invités-ils sont quasi les mêmes partout- n&rsquo;arrivent d&rsquo;un précédent show, généralement lui aussi commencé en retard. Alors, on attend. Beaucoup. Comme pour Agnès B homme, près du Canal saint Martin-rue Dieu exactement, amusant pour un dimanche, où à l&rsquo;heure où l&rsquo;on sort de la messe,  japonais et autres  jeunes gens aux allures assez improbables attendaient devant une équipe tout de noir vêtue que l&rsquo;on veuille bien les faire entrer.<em> « On fait d&rsquo;abord passer les pastilles dorées ? »</em>. Ah, oui, car comme dans un avion, il y a la business et la classe éco. Et bien sûr des premières pour les VIP- ce jour là Sylvie Testud et quelques autres moins reconnaissables- qui passent devant tout le monde avec cet air de suffisance carrément agaçant pour celui qui, lui n&rsquo;a pas la petite pastille et entrevoit les serveurs avec des coupes de champagne postés dans l&rsquo;entrée, condamné à une double peine: se les geler et être humilié, cela je le rappelle, un dimanche matin.</p>
<p><strong>Passage express</strong></p>
<p>Enfin, vous voilà dans l&rsquo;antre, un petit sac offert-on offre toujours quelque chose pour vous récompenser de l&rsquo;attente- qui renferme un dossier de presse et autres choses inutiles rapidement abandonnées sur les bancs. là, ô délicate attention, un petit paquet avec des sandwichs, de quoi faire passer le temps une fois encore- comme dans l&rsquo;avion-que la salle se remplisse. Les photographes, entrés en premier sont empilés les uns sur les autres-dur métier. Un ou deux trois flash sur les célébrités et c&rsquo;est parti. Des jeunes hommes qui n&rsquo;ont ni appris à sourire, ni à marcher passent sur un thème proche de Thierry La Fronde, avec cagoules, paletot, capes, bermudas portés sur collant et même une jupe. Certains ont l&rsquo;air d&rsquo;avoir fait la fête toute la nuit, d&rsquo;autres font penser à des albatros. Queue de pie et ballerines clôturent l&rsquo;ensemble, plutôt élégant il faut le reconnaître&#8230;Tout cela a duré 10 mn pour trois quart d&rsquo;heure d&rsquo;attente. A comparer aux deux heures pour monter dans l&rsquo;avion de chez soi et aux 40 minutes de vol! Pareil, vous dis-je&#8230;</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/this-is-the-end-mode-masculine/">This is the end- Mode masculine</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Raymonde a rejoint Mademoiselle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 16:40:45 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/raymonde-a-rejoint-mademoiselle/raymonde-pouzieux-2/" rel="attachment wp-att-11244"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11244" title="raymonde pouzieux" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/raymonde-pouzieux1.jpg" alt="" width="500" height="284" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/raymonde-pouzieux1.jpg 500w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/raymonde-pouzieux1-300x170.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/raymonde-pouzieux1-105x60.jpg 105w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/01/raymonde-pouzieux1-103x58.jpg 103w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>Avant, il y avait le courrier des lecteurs; maintenant, sur internet, voilà les commentaires. Grâce à celui d&rsquo;une couturière sur l&rsquo;article « Loic et Mademoiselle »-à relire dans cette newsletter, nous avons appris que les 15 mètres de galons gansant les tailleurs Chanel qui ont défilé mardi au Grand Palais seraient les derniers de Raymonde Pouzieux, ce personnage unique que Loic Prigent avait filmé il y a 7 ans déjà. 82 ans, le bon moment sans doute pour mourir,  quelques jours après sa dernière livraison,  pour ce petit bout de femme sec et opiniâtre, qui ressemblait tant au <em>« petit taureau noir</em>  » comme appelait Cocteau la grande Mademoiselle. Ces deux-là s&rsquo;étaient connues- elle était la dernière de la maison Chanel à avoir ce privilège-et sans doute reconnues. Toutes deux partageaient la passion des chevaux et avaient assurément le même mépris pour le factice et les faux-semblants. Il fallait voir cette femme encore si tonique, sortant du défilé où la maison Chanel l&rsquo;avait invité, au milieu des Anna Wintour, Oprah Winfrey et autres starlettes pour se ruer sous la pluie et retourner vite fait à Saint Germain des Près- pas celui de Paris mais à une centaine de kilomètres, près de Montargis, s&rsquo;occuper de ses chevaux qu&rsquo;il fallait rentrer.</p>
<p><strong>Une magicienne perfectionniste</strong></p>
<p>Dans ce monde où tout est artifice, elle avait comme Chanel, les pieds bien sur terre, dure à la tâche comme lorsqu&rsquo;elle passait des nuits penchées sur ses galons pour qu&rsquo;ils soient prêts. Son savoir-faire? Il était unique, intransmissible et hors-pair, dans cette difficulté qu&rsquo;il y a de filer les fils avec un rendu parfait que ses doigts malgré l&rsquo;âge ne trahissaient pas. <em>« Par principe, j&rsquo;invente toujours, je ne fais rien qui existe déjà. Je me consacre à l&rsquo;unique. Il m&rsquo;est arrivé de tisser entièrement une robe en raffia pour Lacroix ou de défaire totalement un tissu Chanel pour le refaire en galon »,</em> expliquait-elle à qui venait la visiter dans sa campagne entre deux paillages de box ou distributions de foin. Élevant des chevaux de concours, elle traversait chaque année la France entière pour faire inséminer ses juments et surveiller ensuite, ne laissant rien au hasard comme pour ses passementeries, leurs grossesses sur des écrans vidéo installés dans sa cuisine. Au-dessus de ses écuries,  elle avait installé une douzaine de métiers à tisser, de tous les styles et de tous les âges, pour faire ses <em>« broderies dans le vide »</em> comme elle disait, au milieu d&rsquo; un maelström de coupons de tissus, pelotes de laine, bobines de fils ou boutons. Des métiers aujourd&rsquo;hui orphelins, tout comme ses chevaux. Reste ces galons dont la plupart des riches clientes qui les portent n&rsquo;ont aucune idée du cœur à l&rsquo;ouvrage qui leur donna vie. Un cœur qui a cessé de battre mais auquel nous sommes heureux de pouvoir rendre hommage. Bravo et que dieu vous garde, Raymonde. C&rsquo;est sûr en juillet, les galons des tailleurs Chanel ne seront pas aussi beaux et sans doute plus jamais ne le seront-ils&#8230;.</p>
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<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/raymonde-a-rejoint-mademoiselle/">Raymonde a rejoint Mademoiselle</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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