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	<title>Biennale de danse de Venise | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Biennale de danse de Venise, Twyla Tharp et Carolina Bianchi, la danse sans frontières</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 14:27:02 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48566" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/08/slacktide-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/08/slacktide-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/08/slacktide-620x414.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/08/slacktide-768x513.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2025/08/slacktide.jpg 980w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Née en 1941 et formée par les grands maîtres de la danse moderne américaine, comme Merce Cunningham, Twyla Tharp vient de recevoir, lors de la 19ème Biennale de danse de Venise, placée sous le thème de «&nbsp;faiseurs de mythes&nbsp;», le Lion d&rsquo;Or pour l&rsquo;ensemble de la carrière d&rsquo;une pionnière dans la synthèse entre techniques classiques et contemporaines.</p>
<p align="JUSTIFY">Cet éclectisme qui l&rsquo;inscrit dans la lignée légendaire d&rsquo;un Jerome Robbins s&rsquo;affirme dans une pièce de 1998, <i>Diabelli</i>, sur les célèbres variations que Beethoven a composées pour le piano. Dans l&rsquo;écrin du Teatro Malibran, le jeu combinatoire de la musique, avec le clavier de Vladimir Rumyantsev en fosse, est transposé dans un catalogue de pas, de solos et d&rsquo;ensembles qui rappelle la gymnastique poétique des <i>Études</i> de Lander, l&rsquo;humour en plus. les postures et les portés ne manquent pas de faire quelques clins d’œil à la vitalité souriante du chorégraphe de <i>West Side Story.</i> Comme dans <i>The Concert</i>, la parodie s&rsquo;invite dans ce récital de notes et de gestes, au diapason de la partition elle-même, qui mêle les registres avec une intarissable faconde. Au fil d&rsquo;une heure de miniatures dansées, qui s&rsquo;enchaînent et se chevauchent au rythme des permutations du thème de la valse de Diabelli, cet exercice de style qui n&rsquo;est peut-être pas sans quelques longueurs, mais n&rsquo;ennuie jamais.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Twyla Tharp, la rencontre des pointes et de Broadway </b></p>
<p align="JUSTIFY">Nouvelle création de 2025, donnée pour la première fois en Europe lors de la Biennale de danse de Venise, <i>Slacktide</i> renouvelle un langage éclectique dans une forme de spectacle total minimaliste. La partition <i>Aguas da Amazonia </i>de Glass déploie ses boucles hypnotiques reconnaissables, dont les couleurs évocatrices sont accentuées dans l&rsquo;arrangement pour flûte et quatuor percussif réalisé par Third Coast Percussion. Sur cette trame sonore, les solistes démontrent le même enthousiasme que dans la première pièce de la soirée, sous les éclairages calibrés par Justin Townsend, dans des effets d&rsquo;optique qui rappellent parfois Vasarely. Au fil de ses déclinaisons lumineuses aux allures de verres teintés, <i>Slacktide</i> fusionne en une énergie commune les corps et le cadre visuel. La danse pure se fait alors transdisciplinaire. Avec Twyla Tharp, la quintessence chorégraphique est une fête pour l&rsquo;oeil et l&rsquo;oreille.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans cette même esthétique où la répétition rime avec invention, le Biennale College Dancers, académie qui réunit des étudiants pendant deux mois et demi, reprend la chorégraphie de Sasha Waltz sur <i>In C </i>au moment de la pandémie de covid. Développée avec les interprètes, elle fait se succéder les interactions au gré des 53 cellules de la partition de Riley, confiée aux pupitres du Syntax Ensemble. Le mélange de spontanéité improvisatrice et d&rsquo;écoute attentive du mouvant flot rythmique, façonnant figures et rencontres comme autant de saynètes minimalistes, entre élans ludique et jeux mathématiques, tout cela fait de la page de Riley un point de départ pour un partage sans cesse nouveau, sur scène et avec le public du Teatro alle Tese de l&rsquo;Arsenal.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Carolina Bianchi et la «<i>&nbsp;Fraternité&nbsp;»</i></b></p>
<p align="JUSTIFY">En attribuant le Lion d&rsquo;argent à Carolina Bianchi, la Biennale de danse et son directeur artistique Wayne McGregor mettent en avant une dimension performative, au-delà du genre chorégraphique au sens strict – dans une belle complémentarité avec un Lion d&rsquo;or qui consacre, en Twyla Tharp, une carrière tournée vers la quintessence du mouvement. Après <i>La Mariée</i> et <i>Bonne nuit Cendrillon, </i>diptyque<i> </i>créé au Festival d&rsquo;Avignon en 2023, le deuxième volet de la trilogie <i>Cadela Força</i> que l&rsquo;artiste brésilienne présente avec son collectif Cara de Cavalo, poursuit l&rsquo;interrogation de la place de la femme dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, l&rsquo;exploration du trauma lié aux violences sexuelles, et surtout la possibilité d&rsquo;une réconciliation.</p>
<p align="JUSTIFY"><i>The Brotherhood – La Fraternité</i> – se présente comme une conférence à partir de cinq cents pages de réflexions et témoignages que Carolina Bianchi a écrite à la suite du viol qu&rsquo;elle a subi, avec un travail sur l&rsquo;ambivalence de la vidéo. Depuis une déambulation vénitienne sur écran, elle entre sur le plateau par une porte latérale du Teatro Piccolo de l&rsquo;Arsenale, selon un procédé certes éprouvé. Ce trouble entre présence et virtuel se retrouve peu après dans le doublage par une voix masculine, effaçant le clivage entre les genres que la première intervention de Carolina Bianchi va remettre en cause autour de la différence de légitimation des artistes femmes, qui ne seraient prises au sérieux que si elles s&rsquo;appuient sur leur propre vie.</p>
<p align="JUSTIFY">Car si <i>The Brotherhood</i> développe avec une exhaustivité passablement bavarde la toxicité du pouvoir viril, la «&nbsp;fraternité&nbsp;» des hommes face aux accusations d&rsquo;abus sexuels, la pièce est aussi une tentative de s&rsquo;en affranchir. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qui en fait le mouvement dramaturgique. Comme les pulsations musicales, simples et hypnotiques, de Miguel Caldas, la puissance réconciliatrice de la vie, cette autre «&nbsp;fraternité&nbsp;» peut être plus forte. Sous sa vigueur militante, Carolina Bianchi affirme une ironie corrosive, qui détourne certains tropismes du body art et ses variantes, prenant le corps comme objet performatif. Au-delà des gestes et des mots, elle fait émerger, au fil de <i>The Brotherhood,</i> l&rsquo;art comme une tentative pour relier l&rsquo;humanité. Sa singularité n&rsquo;est pas dans ses intentions, mais un processus immersif, avec ses tâtonnements et ses longueurs, qui fait naviguer l&rsquo;expression physique par-delà les frontières entre les genres et les disciplines.</p>
<p align="JUSTIFY">Mentionnons encore, dans ce champ artistique, la proposition d&rsquo;Antony Hamilton <i>Chunky Move United </i>au Teatro alle Tese, qui fait naître la danse dans un univers de science-fiction, ainsi que l&rsquo;exposition photographique d&rsquo;Indigo Lewin, un fonds d&rsquo;archives de la Biennale qui a aussi été publié dans un livre d&rsquo;art.</p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="LEFT">Biennale de danse de Venise, du 17 juillet au 2 août 2025, spectacles des 18 et 20 juillet 2025</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/biennale-de-danse-de-venise-twyla-tharp-et-carolina-bianchi-la-danse-sans-frontieres/">Biennale de danse de Venise, Twyla Tharp et Carolina Bianchi, la danse sans frontières</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La Biennale de Venise, l&#8217;humanité interrogée dans un creuset de l&#8217;avant-garde chorégraphique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 22:52:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale de danse de Venise]]></category>
		<category><![CDATA[Cristina Caprioli]]></category>
		<category><![CDATA[Trajal Harrell]]></category>
		<category><![CDATA[Wayne McGregor]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-48250" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/08/waves_-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/08/waves_-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/08/waves_-620x414.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/08/waves_-768x513.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2024/08/waves_.jpg 980w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Intitulée <i>We Humans</i>, la 18ème Biennale de danse de Venise, programmée par Wayne McGregor qui vient de voir son mandat prolongé de deux ans, propose tout un kaléidoscope d&rsquo;explorations chorégraphiques autour de ce qui fait notre humanité. A l&rsquo;heure de l&rsquo;intelligence artificielle, les ressources virtuelles et numériques constituent un matériau de choix dont s&#8217;empare l&rsquo;artiste pluridisciplinaire Daito Manabe – qui avait, entre autres, signé la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Rio en 2016 – pour le spectacle avec lequel Cheng Tsung-Iung célèbre les cinquante ans de sa compagnie taïwanaise du Could Gate Dance Theater. Image d&rsquo;ouverture qui contient en germe les intentions dramaturgiques de<i> Waves</i>, donné en première européenne au Teatro Malibran, une femme traverse la scène avec une traînée capillaire faite de fils et de faisceaux lumineux. Au gré des diverses combinaisons mêlant solos et ensembles, les mouvements fluides, qui témoignent d&rsquo;une souplesse virtuose de la part des interprètes, trouvent leur écho dans un magma virtuel qui semble être le négatif de la texture du réel. A travers la plongée dans l&rsquo;élan du geste se dessine une poétique qui intègre l&rsquo;univers numérique dans l&rsquo;expérience sensible.</p>
<p align="JUSTIFY">C&rsquo;est une autre exploration aux confins de la perception humaine que propose Cristina Caprioli dans <i>The Bench</i>. Répartis dans une allée ombragée près de la viale Garibaldi, à deux pas des Jardins de la Biennale, de jeunes danseurs prennent la posent devant des spectateurs qui se mêlent aux passants. Dans la torpeur estivale, après cette introduction aux allures de générique, les corps se glissent autour de bancs dans des torsions sculpturales, par grappes qui obligent l&rsquo;auditoire à se rassembler en archipels – poussant dans ses retranchements la singularité du regard devant une scène ouverte qui ne se peut embrasser d&rsquo;un seul coup. Dans un travail sur la délimitation spatiale et temporelle d&rsquo;une pièce chorégraphique, <i>The Bench</i> tisse des affinités insoupçonnées avec les objets inanimés : la fixité plastique devient une variante limite du mouvement.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Explorations formelles</b></p>
<p align="JUSTIFY">Le développement à la marge des formats usuels s&rsquo;affirme encore dans <i>Naturel order of things</i>, au Teatro alle Tese, à l&rsquo;Arsenale. La scénographie tamisée conçue avec Guy Nader part d&rsquo;une homorythmie minimaliste, vaguement sédative, qui s&rsquo;anime ensuite dans des jetés et des torsions d&rsquo;une vitalité irrésistible où se lit une dynamique d&rsquo;écriture semblable à l&rsquo;improvisation musicale. A rebours de cette pièce qui a besoin de temps pour distiller sa sève, <i>Posguerra </i>de Melisa Zulberti, toujours à l&rsquo;Arsenale mais dans l&rsquo;espace voisin du Tese dei Soppalchi, révèle assez rapidement son propos de lutte post-apocalyptique, dans une installation où le spectateur se fait une opinion sur les duplications des reflets métalliques et l&rsquo;ambiance à la <i>Star Wars</i> bien avant la fin de l&rsquo;heure que dure la performance. Celle de Trajal Harrel, récipiendaire du Lion d&rsquo;argent cette année, dans la Sala d&rsquo;Armi E, a le mérite de l&rsquo;économie. <i>Sister or he buried the body</i> donne à voir, en gros plan, la prise de possession d&rsquo;émotions dans le frémissement des mains et des traits du visages. Quant au dispositif vidéo autour des anatomies conçu par Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor, dans la Sala d&rsquo;Armi A, au milieu des espaces d&rsquo;expositions de la Biennale d&rsquo;Art, il prend le parti de la crudité biologique. La Biennale 2024 présente ainsi un panorama d&rsquo;une humanité condensée dans des expressions corporelles et chorégraphiques.</p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY">Biennale de danse de Venise 2024, spectacles du 19 au 21 juillet 2024</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-biennale-de-venise-lhumanite-interrogee-dans-un-creuset-de-lavant-garde-choregraphique/">La Biennale de Venise, l’humanité interrogée dans un creuset de l’avant-garde chorégraphique</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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