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	<title>arte | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>La présidence selon Obama</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Nov 2012 12:10:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/la-presidence-selon-obama-karel-arte-au-coeur-maison-blanche/attachment/644908/" rel="attachment wp-att-21303"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-21303" title="644908" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/644908.jpg" alt="" width="600" height="400" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/644908.jpg 600w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/644908-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/644908-60x40.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/644908-90x60.jpg 90w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/644908-210x140.jpg 210w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/644908-100x66.jpg 100w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/11/644908-150x100.jpg 150w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p>William Karel connait son métier. Avec quasiment aucun commentaire, des dizaines de témoins à la clé voilà une vraie plongée dans les arcanes de la présidence version Obama. Pas d&rsquo;images d&rsquo;archives, montées les unes bout à bout avec le bon client de service qui témoigne, non, mais un montage rythmé d&rsquo;images prises par une caméra, celle du service presse du président, qui a régulièrement filmé dans le bureau ovale et ce sentiment d&rsquo;être dans l&rsquo;intimité du pouvoir. Mais plus que cela, c&rsquo;est surtout une exceptionnelle analyse que le réalisateur livre débutant avec l&rsquo;exaltation des débuts, cette équipe si jeune qui à l&rsquo;image d&rsquo;Obama dans les premiers jours n&rsquo;en revient pas, ce sentiment de liberté puis l&rsquo;obligation bientôt de s&rsquo;entourer d&rsquo;anciens de Clinton, dont Hillary pour les affaires étrangères et réaliser que la révolution n&rsquo;est pas pour aujourd&rsquo;hui, ni demain. L&rsquo;idéalisme contre le pragmatisme. Car si vous apprendrez en regardant <em>Au coeur de la Maison blanche </em>que tous les matins, l&rsquo;équipe se retrouve à 7h30 pile et que vous verrez cette scène surréaliste de Barack allant chercher lui même au fast food des hamburgers pour toute son équipe provoquant l&rsquo;hystérie des clients, c&rsquo;est toute la difficulté de l&rsquo;exercice du pouvoir qui est ici démontrée. La marge entre ce que l&rsquo;on veut et ce que l&rsquo;on peut-un gouffre.</p>
<p><strong>Le big bang</strong></p>
<p>Avec ses six priorités : sortir l&rsquo;Amérique de la crise, réformer le système de santé, obtenir un traité de paix entre Israël et les palestiniens, quitter l&rsquo;Irak, se retirer de l&rsquo;Afghanistan et fermer Guantanamo, le nouveau président avait vu grand; il lança tout d&rsquo;un coup <em>« le big bang »</em> et dut réaliser que chaque chantier avait ses pièges et demandait de la prudence. Fermer Guantanamo mais que faire des détenus dont personne ne voulait -premier échec. Pour Israël, William Karel recueille le témoignage des « hommes du président » expliquant comment, au moment où l&rsquo;équipe du président pensait qu&rsquo;ils avaient un accord, les israëliens ont sciemment fait capoter leur tentative, le premier ministre Netanyahou commentant avec cynisme  que ses ministres auraient eu cette initiative sans qu&rsquo;il n&rsquo;en sache rien! L&rsquo; Afghanistan se révèle aussi difficile à gérer avec dans un premier temps les militaires qui lui font envoyer plus de troupes&#8230;pas évident pour envisager un retrait! Quant à l&rsquo;économie, avec 10% de chômage, un déficit public le plus grand que les Etats-Unis aient connu depuis la seconde guerre mondiale, des indicateurs pires encore qu&rsquo; en 1929, une croissance négative,  et la crise de l&rsquo;automobile, voilà qui, à une grande échelle, n&rsquo;est pas sans rappeler ce que doit actuellement affronter notre Président. Avec en plus les conflits entre ses conseillers et au final une position très conservatrice en ne poursuivant même pas les responsables de la crise financière. Les républicains ne l&rsquo;ont par ailleurs pas suivi dans ses propositions tandis que l&rsquo;Obamacare,  dans le but d&rsquo;offrir une couverture médicale aux  47 millions d&rsquo;américains qui en sont dépourvus fut lancé en même temps. <em>« Ce sera mon héritage »</em> dit-il à ses conseillers, y tenant particulièrement, malgré les dépenses supplémentaires et l&rsquo;avis contraire de la plupart d&rsquo;entre eux; Les Tea Party, le comparèrent à Hitler avec un populisme effrayant mené par Sarah Paulin et des attaques personnelles sur ses origines. <em>« Même si je ne fais qu&rsquo;un mandat, je veux être un président qui a fait de grandes choses ».</em> Obama découvre alors les compromis et finira par gagner mais 23 millions d&rsquo;américains en seront exclus. Une demie victoire&#8230;</p>
<p>En 52 minutes pour ce premier volet-le second revient surtout sur sa seule vraie « victoire »-avoir fait tuer Oussama Ben Laden et sa réelection qui est loin d&rsquo;être acquise-vous saurez les grandes lignes de cette histoire qui nous est contemporaine mais peut paraitre si lointaine et désincarnée. Heureusement, avec les élections de mardi prochain, et qui sait <em>« four more years »</em> la télévision française vous offre des séances de rattrapage plus ou moins heureuses. Si vous ne devez en voir qu&rsquo;une, c&rsquo;est en tous cas celle là.</p>
<p>LM</p>
<p><em>Au coeur de la Maison blanche</em> de William Karel- épisode 1 et 2 diffusés le 6 novembre à 22h50 sur France 2, à voir aussi sur pluzz</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/la-presidence-selon-obama-karel-arte-au-coeur-maison-blanche/">La présidence selon Obama</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le conteur eccléctique</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/le-conteur-ecclectique-daniel-leconte-arte-i-love-democracy-journalisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Mar 2012 10:19:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[IL/ELLE]]></category>
		<category><![CDATA[arte]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Leconte]]></category>
		<category><![CDATA[I love democracy]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/dleconte.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-14545" title="dleconte" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/dleconte.jpg" alt="" width="275" height="183" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/dleconte.jpg 275w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/dleconte-90x60.jpg 90w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/dleconte-60x39.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/dleconte-210x140.jpg 210w" sizes="(max-width: 275px) 100vw, 275px" /></a></p>
<p>Entrer dans le bureau de Daniel Leconte, c&rsquo;est pénétrer dans un univers où des chaises design côtoient un canapé art Déco, un ancien projecteur de cinéma un bouddha allongé ou encore un dessin de Plantu avec un tirage original en noir et blanc montrant les soldats russes libérant Berlin, « <em>avec les montres</em>, »précise t&rsquo;il « <em>car sur les autres photos elles ont été effacées à la demande de Staline, tout le monde sachant  qu&rsquo;ils les avaient pris sur les cadavres des soldats allemands »</em>. Un exemple comme un autre de réecriture de l&rsquo;histoire; sans doute à l&rsquo;origine de  cette vocation de décrire le monde avec une carrière qui a connu l&rsquo;âge d&rsquo;or du journalisme, « <em>cette époque où voyager dépaysait vraiment</em>« . Aujourd&rsquo;hui à la tête de Film en stock et Doc en stock -une vingtaine de personnes-  et  après avoir dirigé la rédaction d&rsquo;Arte-<em>« je m&rsquo;en vais quand je ne peux plus faire ce dont j&rsquo;ai envie »</em>, il dit rester avant tout un créatif, faisant en sorte de pouvoir refuser des choses avec pour unique désir,  ouvrir  à travers documentaires et films, des « fenêtres » sur le monde. Les siennes ouvrent d&rsquo;ailleurs sur un jardin d&rsquo;enfants, avec cette idée d&rsquo;être en permanence en prise avec la vie qui, avoue- t&rsquo;il, l&rsquo;a fait naitre sous une bonne étoile.</p>
<p><strong>Comment êtes vous venu au journalisme?</strong></p>
<p>C&rsquo; était une surprise pour moi même. J&rsquo;y suis arrivé très vite avec l&rsquo;appétit de voir le monde;  je me suis alors demandé quel était le meilleur moyen de joindre l&rsquo;utile à l&rsquo;agréable. C&rsquo;était dans les années 70. Je suis parti là où j&rsquo;avais le sentiment que l&rsquo;histoire se faisait, en pleine guerre du Cambodge, en me disant que je n&rsquo;allais pas rester juste à regarder. Une fois sur place, j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;écrire, avec mimétisme, grâce à un grand reporter-très partageux- pour Le Monde Diplomatique. Tout cela, sans plan de carrière, ce qui fait que j&rsquo;ai toujours dix ans de retard sur tout le monde! Mais, je n&rsquo;ai pas d&rsquo;impatience&#8230; A l&rsquo;époque, les écoles de journalisme n&rsquo;existaient pas, mais j&rsquo;ai été chanceux;  c&rsquo;est même Plantu, pas encore très connu, qui a illustré mon premier papier.</p>
<p><strong>Et la télévision?</strong></p>
<p>C&rsquo;est arrivé bien plus tard, en 1981. Il n&rsquo;y avait plus personne après la victoire de la gauche. J&rsquo;étais passé à Libération avant et ils avaient besoin de gens pour faire le journal, là tout de suite. A l&rsquo;époque on tournait en 16mn, il fallait un Nagra, une caméra et faire des claps comme au cinéma. Le premier reportage que j&rsquo;ai fait, c&rsquo;était l&rsquo;arrivée des réfugiés polonais avec Solidarnosc. On est allés à la Gare de l&rsquo;Est, et je suis tombé à la sortie du train, par hasard, sur un mime polonais; je lui ai alors demandé de me mimer ce qui se passait là bas. Avec la lumière qui tombait de la verrière, et le grand drap blanc qu&rsquo;il a mis, c&rsquo;était vraiment sublime. J&rsquo;avais un super cadreur- le résultat a été incroyable. Ils ont tous trouvé ça génial, mais je ne me suis pas fait que des amis&#8230;C&rsquo;était trop personnel pour le journal.</p>
<p><strong>Puis, vous êtes devenu présentateur, le graal&#8230;</strong></p>
<p>On  a tous envie à un moment donné d&rsquo;être dans la lumière . Ce qui m&rsquo;interessait c&rsquo;est le côté chef d&rsquo;orchestre, jongler  avec plusieurs balles. J&rsquo;ai énormément aimé le direct, même si je ne l&rsquo;ai pas fait très longtemps; je n&rsquo;ai pas beaucoup résisté à l&rsquo;époque. C&rsquo;est dommage, car présenter le 20 h vous offre une telle notoriétré qu&rsquo;après vous pouvez  faire ce que vous voulez- on gagne pas mal d&rsquo;années. Après,  j&rsquo;ai eu un magazine, « L&rsquo;histoire immédiate », et fait des documentaires comme « La deuxième vie de Klaus Barbie » pour lequel j&rsquo;ai eu le prix Albert Londres.</p>
<p><strong>Vous rentrez tout juste de Grèce pour votre nouvelle emission sur Arte, I love democracy, elle n&rsquo;était pas prévue au départ dans la collection, n&rsquo;est ce pas? </strong></p>
<p>Oui, on l&rsquo;a rajouté au dernier moment, c&rsquo;est mon fils qui en a eu l&rsquo;idée. Avec les derniers événements,  on s&rsquo;est dit avec toute l&rsquo;équipe,  que l&rsquo;on ne pouvait pas passer à côté de cela. Alors on s&rsquo;est mis en ordre de marche, tous sur le pont pour ce qui est une course de vitesse.</p>
<p><em>Il me raconte alors comment son fils, au départ passionné par le théâtre et avec un début de carrière prometteur, parti à Londres-je le pensais perdu me dit-il-est revenu vers lui tout comme l&rsquo;autre, réalisateur. Mais je sens que vous allez vous y perdre, sourit-il&#8230;Nous revoilà partis dans les années 80  en Russie, en Pologne, où il a tourné clandestinement.</em></p>
<p>On n&rsquo; avait pas le choix! C&rsquo;était une expédition incroyable que je préparais comme un agent secret; une fausse identité, voyager avec un comité d&rsquo;entreprise de la CGT. D&rsquo;ailleurs, les russes, lorsqu&rsquo;ils ont récupéré le film, s&rsquo;en sont servis pour montrer comment les agents étrangers travaillaient! On était dans un autre monde, rien à voir avec les caméras cachées comme on peut les utiliser aujourd&rsquo;hui.</p>
<p><strong>Arte vient de diffuser le numéro d' »I love Democracy » sur la Russie que vous avez à nouveau parcourue, de Vladivostock à Moscou. Qu&rsquo;est ce qui vous a paru le plus changé?</strong></p>
<p>Voir ce monde qui se décompose. Retrouver ces moments que j&rsquo;ai connu en Indochine, où vous voyez les entrailles. Il y a quelque chose que ne raconte pas le film mais qui est important pour l&rsquo;appréciation que j&rsquo;en ai. Je suis un dimanche soir rentré en voiture avec l&rsquo;ambassadeur de France que j&rsquo;ai vu calculer comment éviter les embouteillages à l&rsquo;entrée de Moscou. Ça , en vingt ans, ça montre que les choses ont vraiment changé, qu&rsquo;une classe moyenne désormais existe. C&rsquo;est un pays qui n&rsquo;a plus rien à voir avec le communisme; il y a vingt ans, on était encore dans le vieux monde, avec des riches dans le bling bling, qui se lâchaient après 73 années de frustration, mais là on voit qu&rsquo;ils sont entrés-même si une  partie y échappe encore-dans la mondialisation.</p>
<p><strong>Cette classe moyenne est celle qui fait bouger les choses?</strong></p>
<p>Oui, dans les années 30, elle a conduit vers le fascisme, aujourd&rsquo;hui, elle donne la démocratie. Alors bien sûr , il y a des extrémismes; en Russie, on y est pas encore mais par rapport à ce que c&rsquo;était, c&rsquo;est incroyable le chemin qui a été fait! Le fait même que l&rsquo;on puisse manifester, cela dit beaucoup de choses. Avant, le risque de se retrouver en prison faisait que personne n&rsquo;osait parler, mais là, on est passé au stade où ils n&rsquo;ont plus peur. Ce pays a un développement tellement atypique. C&rsquo;est comme un laboratoire, aucun pays n&rsquo;a jamais vécu cela. Voilà un pays qui est un continent à lui tout seul alors à quelle vitesse les glaces vont fondre, on en sait rien! La vérité c&rsquo;est que 80 % des russes sont plus nationalistes que Poutine! Je déteste ce genre d&rsquo;homme mais il faut reconnaitre qu&rsquo;il pourrait dire que ces manifs, c&rsquo;est grâce à lui!</p>
<p><strong>Avez vous constaté comment les nationalismes remontent dans les vieilles démocraties?</strong></p>
<p>Certainement. En Grèce , c&rsquo;est très fort. C&rsquo;est pour cela que j&rsquo;ai voulu faire » I love Democracy ». J&rsquo;étais très agacé par tous ces mots galvaudés. Comment le « Dégage » tunisien s&rsquo;est retrouvé mis à toutes les sauces en France; qu&rsquo;on ne fasse plus la différence entre un Kadhafi, un Ben Ali et des pays où les gens sont élus avec des contre-pouvoirs tellement puissants qu&rsquo;ils sont presque plus forts que le pouvoir. Je trouve que c&rsquo;est irresponsable de dire cela. Aujourd&rsquo;hui, la démocratie est plebiscité par la terre entière. Depuis 20 ans, c&rsquo;est devenue la référence.</p>
<p><strong>Que repondez vous à ceux qui disent que ces pays- là ne sont  pas « mûrs » pour la démocratie, comme l&rsquo;Irak ou en Tunisie après le vote massif pro-islamiste?</strong></p>
<p>Que l&rsquo;on doit se souvenir qu&rsquo;en France, on a fait la révolution de 1789 dans le sang et que la république n&rsquo; est arrivée que  90 ans après ! Alors s&rsquo;ils ne mettent que dix ans, ce sera plutôt pas mal&#8230;Soyons un peu indulgent avec les révolutions des autres. Aujourd&rsquo;hui même avec la crise, si vous voyagez dans le monde, vous voyez à quel point nous sommes des privilégiés. Il y aura sans doute dans nos pays  des « poussées de fièvre  » mais il n&rsquo;y aura pas des gens qui voudront mourir pour la « cause ». Paris n&rsquo;est pas Homs&#8230;</p>
<p><strong>Vous n&rsquo;avez pas le sentiment quand même, avec l&rsquo;exemple de la Grèce et de la paupérisation de la classe moyenne en France, que la situation est de plus en plus tendue dans nos démocraties?</strong></p>
<p>C&rsquo;est vrai que les médias parlent beaucoup des inégalités. Mais plus que la réalité, c&rsquo;est surtout le sentiment qui est fort. Ceux  qui regardent le spectacle de la réussite de certains privilégiés en restant au balcon en ont marre, d&rsquo;autant que les médias passent leur temps à mettre le doigt dessus. Avant, il n&rsquo; y avait pas de balcon! Beaucoup plus forte, l&rsquo;inégalité était vécue pourtant de façon moins vive.</p>
<p>I love democracy, c&rsquo;est l&rsquo;occasion de remettre les choses en perpective; ce matin, en rentrant de Grèce, pays qui est en Europe, la porte d&rsquo;entrée des immigrés, on voit à quel point lorsqu&rsquo;on arrive à Paris comme l&rsquo;on vit dans un cocon, un décor de carton-pâte, comme si le temps c&rsquo;était arrêté&#8230;Cela ne va pas être éternel. C&rsquo;est fort, c&rsquo;est puissant, ce qui nous entoure; ça croît, ça travaille, ça consomme, ça fait des enfants. Et puis ils en veulent là où nous, on en veut plus. Cette emission,  ça sert à  convoquer le monde pour ouvrir la fenêtre et le faire entrer chez nous. A côté de cela,  les discours que l&rsquo;on entend ici deviennent vraiment surréalistes&#8230;Voir ces autres pays, c&rsquo;est se retrouver face à des réalités que l&rsquo;on ne comprend pas et qui demandent d&rsquo;être très modestes. Il faut aussi  résister à vouloir penser ces pays avec les lunettes avec lesquelles on regarde les choses ici, c&rsquo;est compliqué&#8230;</p>
<p><em>Il me raconte alors ses expériences au cinéma, premier téléfilm, première star avec Catherine Deneuve dans Princesse Marie sur Marie Bonaparte, son désir de faire un grand film pour retourner à Cannes où il a été récompensé pour son dernier documentaire « Le bal des menteurs » après une première séléction remarquée avec « C&rsquo;est dur d&rsquo;être aimé par des cons », sur  Charlie Hebdo et les carricatures de Mahomet.</em></p>
<p><strong>Vous auriez pu faire un autre métier?</strong></p>
<p>Oui, j&rsquo;aurai bien aimé être avocat. Avocat, ce sont les gens qui sauvent les gens, c&rsquo;est irrésistible!</p>
<p>Je lui fais remarquer que sa vision est très romantique&#8230; Il me raconte alors avoir assisté en 1975 à la plaidoirie de Robert Badinter pour le procès de Patrick Henry, condamné à mort. Comment Badinter avait raconté au procureur la façon dont le précédent condamné à mort qu&rsquo;il avait jugé avait eu la tête coupée, là devant tous ces hommes qu&rsquo;il décrit 45 minutes durant, <em>« tous ces hommes, sauf vous ».</em> En l&rsquo;espace d&rsquo;un instant, j&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;être dans le prétoire. Et la confirmation que Daniel Leconte, en choisissant de raconter aussi bien des histoires,  donne à notre métier ce qui est sa raison d&rsquo;être.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6>
<p>I love democracy sur la Grèce- diffusé le 10 avril sur Arte à 20h30</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/le-conteur-ecclectique-daniel-leconte-arte-i-love-democracy-journalisme/">Le conteur eccléctique</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Sixties et design</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/sixties-et-design/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 12:59:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1999-SRV-stratocaster.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-14052" title="1999-SRV-stratocaster" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1999-SRV-stratocaster.jpg" alt="" width="400" height="300" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1999-SRV-stratocaster.jpg 400w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1999-SRV-stratocaster-300x225.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1999-SRV-stratocaster-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1999-SRV-stratocaster-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/03/1999-SRV-stratocaster-186x140.jpg 186w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p>Tous les dimanches jusqu&rsquo;au 8 avril, Arte vous fait découvrir des objets emblématiques, bien souvent devenus iconiques. Ainsi, dimanche 4 mars, tous ceux qui ont grattouillé un jour une guitare électrique avec des copains dans la cave de leurs parents découvriront comment Léo Fender a créé en 1954 la légendaire Sratocaster alors qu &lsquo;il n&rsquo;a jamais joué de sa vie! Oui,  mais voilà si sa guitare est devenue mythique, c&rsquo;est grâce à tous ces musiciens qu&rsquo;il alla voir, leur demandant conseil afin de leur offrir ce son cristallin, ce vibrato légendaire, cette ergonomie unique et ces couleurs technicolors. Imaginée au départ pour la country music, sa guitare va surfer sur la naissance de la musique pop et être adoptée par les légendes du rock comme Jimi Hendricks, Eric Clapton ou Georges Harrison. Très complète, l&rsquo;émission raconte comment, rachetée par CBS qui choisit de privilégier la quantité à la qualité, la marque Fender va être délaissée jusqu&rsquo;à ce que les modèles vintage deviennent tellement recherchés que ses dirigeants feront marche arrière, de quoi retrouver le modèle d&rsquo;origine qui fête aujourd&rsquo;hui ses soixante ans. C&rsquo;est un peu près l&rsquo;âge également des lampes de Serge Mouille, ces coupelles en métal noir, mi insecte mi branche, comme des sculptures qui renvoient à cette période des Trente Glorieuse, rééditées aujourd&rsquo;hui tout comme la Fiat 500, <em>« cette machine à remonter le bonheur ». </em>1m30 de haut et de large, 3 mètres de long, la Bambina fut à l&rsquo;origine une idée de Mussolini qui en fit le croquis tout comme Hitler pour la Coccinelle&#8230; Simplification extrême, tout en rondeurs à l&rsquo;image d&rsquo;une tortue, à 500 000 livres, elle représentait la possibilité pour tous de pouvoir s&rsquo;offrir une voiture&#8211;de quoi assurer son succès 25 ans et rendre compte à travers ces 26 minutes de toute une époque où les objets prirent une importance grandissante avec l’avènement de la société de consommation.</p>
<p>LM</p>
<p>Tous les dimanches sur <a href="http://www.arte.tv/fr/979908.html">Arte à 15h40</a></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/sixties-et-design/">Sixties et design</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Russie: Démocratie a minima</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/russie-democratie-a-minima/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Mar 2012 06:44:58 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2012, les habitants d&rsquo;une vingtaine de pays prendront le chemin des urnes.  Dans l&rsquo;espoir pour certains d’accéder à la démocratie, <em>« pire des systèmes à l&rsquo;exception de tous les autres »</em> comme l&rsquo;avait, ô combien justement, souligné Winston Churchill. Daniel Leconte, grand reporter, prix Albert Londres pour <em>La Deuxième vie de Klaus Barbie</em>, auteur d&rsquo;une cinquantaine de documentaires, signe avec cette série » I love Démocratie » dans six pays- la Tunisie, la Russie, la Turquie, l’Inde, les États-Unis et le Maroc- de passionnants carnets de route à la rencontre des populations. Le résultat offre une radioscopie toute en nuances et extrêmement riche avec des témoins qui semblent s&rsquo;inscrire dans l&rsquo;histoire en marche. Ainsi, l&rsquo;émission consacrée à la Russie est-elle édifiante lorsque de Vladivostok à Moscou, elle montre comment les russes perçoivent les élections qui s&rsquo;annoncent le 4 mars prochain, avec cet espoir d&rsquo;imposer à Poutine au moins un second tour. Comment ces anciens déportés par Staline, de grands-pères en fils, doivent supporter aujourd&rsquo;hui encore, en plein centre ville, des immenses affiches à l&rsquo;effigie de Staline, leur bourreau.<em> </em></p>
<p><strong>Fraude et corruption</strong></p>
<p><em>« Nous sommes censés vivre dans une démocratie mais lorsque l&rsquo;on regarde les autres pays d&rsquo;Europe, on n&rsquo;a pas l&rsquo;impression d&rsquo;avoir la même chose »</em> commente une jeune fille qui rêve de quitter la Russie- comme 40% de ses jeunes-pour rejoindre sa sœur qui vit au Japon. Tous expriment la même lassitude, le désir d&rsquo;un autre monde, loin de cette corruption qui pourrit leur vie quotidienne. Comme Daria, cette mère qui a vu mourir son bébé, faute de services pédiatriques; tous les hôpitaux de sa ville, Novossibirsk, l&rsquo;ont refusé. Autre poison, la fraude organisée dans les bureaux de vote. Fausses procurations, bourrage d&rsquo;urnes, Russie Unie, le parti de Poutine a tranquillement aux dernières élections législatives majoré au moins de 20 points son score, lequel a pourtant été le plus faible de son histoire. Il y a ainsi dans ce pays comme dans beaucoup d&rsquo;autres, une Russie de plus en plus riche, qui graisse la patte aux policiers, pour commettre des délits en toute impunité et une de plus en plus pauvre, avec 10 000 SDF, souvent adolescents, rien qu&rsquo;à Moscou. Ainsi, le 24 décembre, 100 000 personnes, du jamais vu depuis 20 ans, sont descendues dans les rues pour crier leur rejet de ce système quasi mafieux  et de cette corruption qui est pourtant devenue pour de plus en plus de russes une façon de survivre. Concluant ses rencontres en interviewant un officiel au service de Poutine, Daniel Leconte s&rsquo;entend alors répondre que celle-ci est le mal qui ronge tous les pays et que dans le nôtre, il lui semble que notre Président n&rsquo;est pas épargné (référence sans doute à l&rsquo;affaire des frégates). De quoi confirmer s&rsquo;il le fallait que les leçons en matière de démocratie sont bien difficiles à donner&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6 style="text-align: right;">Par Laetitia Monsacré</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p>I love democracy-diffusé sur Arte- à revoir sur Arte+7</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/russie-democratie-a-minima/">Russie: Démocratie a minima</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Au royaume de la mode</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/vogue-anna-wintour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Feb 2012 13:14:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Wintour]]></category>
		<category><![CDATA[arte]]></category>
		<category><![CDATA[Mode]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; « Il y a quelque chose dans la mode qui peut mettre  les gens mal à l&#8217;aise. » 300 milliards de dollars, l&#8217;industrie de la mode fait surtout vivre quantité de gens- Anna Wintour comprise. Celle que le grand public a [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-13765" title="The Setptember Issue - Dans les coulisses du Vogue" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/129457_fr_image_27764.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/129457_fr_image_27764.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/129457_fr_image_27764-80x60.jpg 80w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/129457_fr_image_27764-60x45.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/129457_fr_image_27764-186x140.jpg 186w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><em>« Il y a quelque chose dans la mode qui peut mettre  les gens mal à l&rsquo;aise. »</em> 300 milliards de dollars, l&rsquo;industrie de la mode fait surtout vivre quantité de gens- Anna Wintour comprise. Celle que le grand public a pu découvrir dans le Diable s&rsquo; habille en Prada, est là devant la caméra, cachée derrière sa frange , le brushing toujours impeccable, comme le reste. Arte en  diffusant ce documentaire américain de R.J. Cutler pendant la Fashion week de Paris ravira toutes les fashion victims et les autres en vous entraînant dans les coulisses du plus grand magazine de mode, Vogue.  Rédactrices, stylistes, une heure et demi durant, la caméra les suit partout, captant les angoisses, les décéptions de chacun en cette période cruciale de préparation  du numéro de septembre ; 644 pages, des kilos de pub et le moment le plus important de l &lsquo;année, là où les tendances se lancent et où Anna, telle une papesse annonce son opus dei. Alors, on la suit partout, à Londres, à Paris, au premier rang de tous les défilés, avec ses lunettes noires, accompagnée de sa styliste vedette, Grace Coddington, extraordinaire anglaise à la crinière rousse qui, après avoir été mannequin, affiche quarante années au service de Vogue.  » Il faut être coriace pour tenir ici, beaucoup ne sont pas restés » commente -t &lsquo;elle , victime à chacun des passages d &lsquo;Anna devant le mur des photos shootees de son couperet- sans appel.  » Anna n est pas accessible aux gens qui n&rsquo; ont pas besoin d&rsquo; avoir accès à elle, je le suis pour deux » commente avec un grand sourire son directeur. De sourire, il n&rsquo; en sera pas question pour celle qui dévoile un peu de son intimité- enfance à Londres, père journaliste -et nous reçoit chez elle où sa fille bientôt universitaire, annonce  sous l&rsquo;œil attendri de sa mère qu&rsquo; elle ne travaillera jamais dans la mode. Mais voilà bientôt le bouclage, la pression monte, les photos de Sienna Miller ne sont pas assez nombreuses, on reshoote en urgence, ouf, tout sera parfait, comme d&rsquo;habitude. « Quel don aimeriez vous avoir?  » demande alors pour conclure le journaliste à Anna Wintour. Et celle ci de répondre du tac au tac, <em> » un meilleur revers »</em> &#8230;</p>
<p>LM</p>
<p>The September issue diffusé sur Arte le vendredi 2 mars à 20h30</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/vogue-anna-wintour/">Au royaume de la mode</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>D&#8217;un château, l&#8217;autre</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/dun-chateau-lautre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 17:31:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Borgen]]></category>
		<category><![CDATA[Château]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-13057" title="Borgen - Une femme au pouvoir " src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/borgen-unefemmeaupouvoir1a-4-620x413.jpg" alt="" width="620" height="413" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/borgen-unefemmeaupouvoir1a-4-620x413.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/borgen-unefemmeaupouvoir1a-4-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/borgen-unefemmeaupouvoir1a-4-89x60.jpg 89w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/borgen-unefemmeaupouvoir1a-4-60x40.jpg 60w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/borgen-unefemmeaupouvoir1a-4-209x140.jpg 209w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></p>
<p>Après « Les hommes de l&rsquo;ombre » qui a connu un immense succès sur France 2 avec plus de 5 millions de spectateurs, Arte présente depuis la semaine dernière un petit bijou « Borgen », le Château, du nom où siège le gouvernement danois. Dans cette série scénarisée par Adam Price, on découvre toute la cuisine politique et journalistique pendant une élection puis dans l&rsquo;exercice du pouvoir. Là encore, c&rsquo;est une femme qui a été choisie pour nous faire découvrir les coulisses pas très reluisantes du monde politique. Birgitte Nyborg est la chef du parti centriste, genre Bayrou au féminin et donc avec très peu de chances de réussir à être Premier ministre-il n&rsquo;y a pas de président au Danemark mais une monarchie constitutionnelle. Ils sont donc trois candidats principaux en lice; en abandonnant le discours langue de bois habituel au cours du dernier débat télévisé, Birgitte, en recueillant un score impressionnant se retrouve alors incontournable. Et distribue les cartes au point de l&#8217;emporter, au bluff face à un Premier ministre sortant, menacé par un scandale d&rsquo;abus de biens sociaux et un autre candidat limite xénophobe. Le talent de la série? Donner de l&rsquo;humanité à tout cela grâce à cette femme que l&rsquo;on suit dans sa vie privée, ne manquant pas d&rsquo;humour sur elle-même tandis qu&rsquo;à travers Katrine, une jeune journaliste carriériste, on découvre les enjeux propres à  la télévision de rendre compte de ce qui ressemble à une pièce de Shakespeare. Trahisons, complots, alliance, chantage, tout y est pour vous entrainer dans cet univers sans foi ni loi, d&rsquo;autant plus instable qu&rsquo;il dépend des alliances. Ainsi pour le vote de son budget et sauver son gouvernement,  lui impose-t&rsquo;on d' »offrir » une autoroute pour s&rsquo;assurer de sa majorité. Alors, est ce pareil en France? On imagine ce que chacun promet à chacun en ce moment pour lui donner ses voix; seul avantage pour notre Président: une fois élu, il ne risque plus rien&#8230;Voilà en tous cas une fiction qui vous rendra vraiment plus intelligent. Merci Arte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tous les jeudis soirs à 20h30 jusqu&rsquo;au 8 mars</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><object id="playerArte" width="450" height="303" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="high" /><param name="src" value="http://videos.arte.tv/videoplayer.swf?configFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2Fconfig%2Exml&amp;videoId=6377186&amp;mode=prod&amp;videorefFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Ffr%2Fdo%5Fdelegate%2Fvideos%2Fborgen%5Fune%5Ffemme%5Fau%5Fpouvoir%5F1%5F10%5F%2D6377186%2Cview%2CasPlayerXml%2Exml&amp;admin=false&amp;autoPlay=true&amp;localizedPathUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2F&amp;lang=fr&amp;embed=true&amp;autoPlay=false" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="pluginspage" value="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" /><embed id="playerArte" width="450" height="303" type="application/x-shockwave-flash" src="http://videos.arte.tv/videoplayer.swf?configFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2Fconfig%2Exml&amp;videoId=6377186&amp;mode=prod&amp;videorefFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Ffr%2Fdo%5Fdelegate%2Fvideos%2Fborgen%5Fune%5Ffemme%5Fau%5Fpouvoir%5F1%5F10%5F%2D6377186%2Cview%2CasPlayerXml%2Exml&amp;admin=false&amp;autoPlay=true&amp;localizedPathUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2F&amp;lang=fr&amp;embed=true&amp;autoPlay=false" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" quality="high" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" /></object></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/dun-chateau-lautre/">D’un château, l’autre</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Arte au Top</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/quin-elizabeth-28-minutes-arte-au-top/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Feb 2012 05:08:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
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		<category><![CDATA[28 minutes]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[Benjamin Stora]]></category>
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		<category><![CDATA[Elizabeth Quin]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Franchement en choisissant les producteurs de Fort Boyard ou de Koh-Lanta, il y avait de quoi s&rsquo;inquiéter pour le nouveau magazine 28 minutes sur Arte qui depuis début janvier<em> « vous fait voir l&rsquo;actualité autrement ».</em> Inquiétude balayée immédiatement lorsque l&rsquo;on voit aux commandes de l&rsquo;émission, Elizabeth Quin, piquante et vive, intervieweuse de talent qui plus est, sait vraiment de quoi elle parle. En l&rsquo;occurrence, elle n&rsquo;a hésité à revenir cette semaine sur l&rsquo;affaire de Charonne-<em>« ces martyrs d&rsquo;une guerre qui ne dit pas son nom ».</em> Un court sujet très bien documenté  accompagne le point de vue des invités, sur le plateau pour s&rsquo;écouter et non débattre, ouf-ça fait du bien. Sans compter que le timing d&rsquo;une demi heure est tout à fait honorable pour que chacun, ce soir là l&rsquo;historien Benjamin Stora ( qui rappela <em>« le vibrant hommage »</em> que fit le premier ministre de l&rsquo;époque  à Maurice Papon, Prefet de Police pour la façon dont il dirigea les opérations)  ou le comique d&rsquo;origine algérienne le Comte de Bouderbala aient le temps de s&rsquo;exprimer sans être coupés. Non, Elizabeth Quin prend son temps pour poser des questions parfaitement préparées, s&rsquo;amusant au passage qu&rsquo;elles puissent être » idiotes » ou lançant avec gourmandise des extraits comme celui de Brel ou de  Gréco, chantant tous deux sur le corps qui se fane dans cette autre émission, consacrée à  la vieillesse. Daniel Pennac y est invité pour son dernier livre « Histoire d&rsquo;un corps »en compagnie d&rsquo; un philosophe, un biologiste et une journaliste qui revient  avec talent sur le personnage de  Romain Gary, autre auteur de chez Gallimard à s&rsquo;être intéressé il y longtemps déjà à l&rsquo;homme vieillissant dans <em>« Au delà de cette limite, votre ticket n&rsquo;est plus valable ».</em> De quoi laisser le sourcil droit de Mademoiselle Quin battre la mesure, dans une émission vraiment intelligente qui face au Grand journal de Canal Plus montre que la culture peut être traitée sans forcément recourir au spectacle. Maintenant, les publics seront bien sûr différents&#8230;</p>
<p>LM</p>
<p>Diffusé sur Arte du lundi au vendredi à 20h05, à retrouver sur <a href="http://videos.arte.tv/fr/videos/28_minutes-6380092.html">arte replay</a></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/quin-elizabeth-28-minutes-arte-au-top/">Arte au Top</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Juliette raconte Gréco</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/juliette-raconte-greco/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laetitia Monsacré]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 12:02:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Télévision]]></category>
		<category><![CDATA[zCULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[arte]]></category>
		<category><![CDATA[chanteuse]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Juliette Gréco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Juliette Gréco dans la cage aux tigres, même pas effarouchée; voire insoumise? Voilà  en tous cas la première image de ce  documentaire diffusé sur Arte où elle se raconte -on est jamais aussi bien servi que par soi même- à [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/juliette-raconte-greco/">Juliette raconte Gréco</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.jimlepariser.fr/juliette-raconte-greco/juliette-greco-2/" rel="attachment wp-att-11925"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-11925" title="juliette greco" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/juliette-greco1.jpg" alt="" width="400" height="400" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/juliette-greco1.jpg 400w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/juliette-greco1-150x150.jpg 150w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/juliette-greco1-300x300.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2012/02/juliette-greco1-60x60.jpg 60w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p>Juliette Gréco dans la cage aux tigres, même pas effarouchée; voire insoumise? Voilà  en tous cas la première image de ce  documentaire diffusé sur Arte où elle se raconte -on est jamais aussi bien servi que par soi même- à travers des images d&rsquo;archives. Trenet le dit,<em> « elle était déjà célèbre avant même d&rsquo;avoir fait quelque chose! ». </em>Nous sommes dans l&rsquo;après guerre et , cette magnifique brune au regard envoûtant est surnommée<em> « la muse de Saint Germains des Près »</em>. La Gréco, sans le sou, fréquente Boris Vian, dîne avec Sartre qui lui a expliqué que <em>« le bijou le plus précieux qu’elle possède est son cœur »</em>. A chaque rencontre, sa chanson. Jacques Prévert lui écrit « Je suis comme je suis », plus tard Gainsbourg lui offrira « Les amours perdus » ainsi que « La Javanaise ». Mais avant d’en arriver à la scène,  Juliette Gréco se rappelle avoir trainé dans Paris, habillée comme un garçon, lançant une mode malgré elle, <em>« je portais un chandail noir et mon pantalon noir était trop court, mais les autres ont fait pareil »</em> s’amuse-t-elle avec cet air mutin qui n’appartient qu’à elle. Puis, elle rencontrera Miles Davis, avec qui elle a eu une histoire d’amour <em>« malgré les préjugés de l’époque sur les femmes blanches fréquentant les noirs »</em>. Depuis toujours Gréco est une femme libre. Elle parle comme elle pense et agit comme elle ressent. Ses histoires de cœur vont s’enchaîner comme le répertoire de ses chansons, mais toujours en douceur. <em>« Je n’aime pas m’ennuyer et quand je sens que ça n’avance pas je m’en vais ».  </em></p>
<p>Brel, Brassens, Sagan. Juliette Gréco chante pour les grands noms de la culture française. <em>« Sûrement parce que je suis respectueuse et amoureuse »</em>. Sa carrière prend un tournant quand celle-ci tombe amoureuse de Darryl Zanuck, décidé à lancer Juliette à Hollywood. Sans vraiment de succès, elle revient plus tard en France, ni déçue, ni contente. <em>« Je n’étais peut-être pas bonne actrice »</em>.  Elle passe à autre chose. Interprète la « Jolie môme » de Léo Ferré et en fait une jolie sur scène quand elle susurrera le célèbre « Déshabillez-moi »-une invitation dont tant d’hommes ont du rêver.</p>
<p>Le creux des années 80 quand les salles se sont faites à demi-pleines a été un coup dur. Pas financièrement, <em>« mais parce que j’aimais chanter pour mon public »</em>. Finalement, la grande dame de la chanson peut se rassurer pour son prochain concert. Il se fera à guichet fermé.</p>
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<h6 style="text-align: right;">Par Sarah Vernhes</h6>
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<p>« Juliette Gréco, l&rsquo;insoumise » sera diffusé sur Arte le 05 février à 20h35.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/juliette-raconte-greco/">Juliette raconte Gréco</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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