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	<title>Angers | Jim le Pariser</title>
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	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
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		<title>Un Elixir d&#8217;amour savoureux à Rennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2023 09:59:17 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-47587" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/05/https___www.myra_.fr_wp-content_uploads_2023_03_lelixir_damour_3_rennes_2023julien_mignot-copie-1-615x410-1-300x200.jpeg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/05/https___www.myra_.fr_wp-content_uploads_2023_03_lelixir_damour_3_rennes_2023julien_mignot-copie-1-615x410-1-300x200.jpeg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/05/https___www.myra_.fr_wp-content_uploads_2023_03_lelixir_damour_3_rennes_2023julien_mignot-copie-1-615x410-1.jpeg 615w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">L&rsquo;Opéra de Rennes referme sa saison avec un classique du répertoire dont la dernière représentation, en juin, est destinée à être projetée, en salles et en plein air, en régions Bretagne et Pays-de-la-Loire, dans le cadre de la quatrième édition d&rsquo;Opéra sur écrans. Après <i>Le Vaisseau fantôme</i> en 2019, <i>La Chauve-souris</i> en 2021 et <i>Madame Butterfly</i> en 2022, c&rsquo;est <i>L&rsquo;Elixir d&rsquo;amour</i> qui est l&rsquo;affiche du programme cette année. Si la diffusion en direct se fera le 15 juin prochain depuis le Théâtre Graslin à Nantes, c&rsquo;est à Rennes, lieu la captation de <i>Madame Butterfly</i> l&rsquo;an dernier, que la nouvelle production de l&rsquo;ouvrage de Donizetti est d&rsquo;abord donnée. Spectacle d&rsquo;opéra populaire ne rime pas pour autant avec proposition scénique au rabais, et le spectacle de David Lescot l&rsquo;illustre très bien. L&rsquo;exploitation agricole dessinée par Alwyne de Dardel, sous les couleurs estivales des lumières réglées par Paul Beaureilles, ne cède pas à la tentation de la mièvrerie pastorale, avec des décors plus proches de la coopérative que de la carte postale.. A la saison du maïs, le labeur est dur et le jugement des uns sur les autres constant, et la pincée gitane apportée à la caractérisation de la communauté rurale renforce le propos du metteur en scène qui a voulu équilibrer la tendresse des sentiments et le poids du regard social. Les costumes conçus par Marianne Delayre s&rsquo;inscrivent dans cette lecture qui, si elle ne cède pas au naturalisme cinématographique, n&rsquo;en traduit pas moins, en valeurs théâtrales, des réalités sociologiques. Sans s&rsquo;appesantir sur celles-ci, le plaisir du divertissement ne détourne pas les yeux des ambivalences du monde.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Deux jolies prises de rôle </b></p>
<p align="JUSTIFY">Surtout, la scénographie constitue un support efficace aux incarnations des personnages. Si la proposition propose en alternance deux distributions, c&rsquo;est d&rsquo;abord pour les prises de rôle de Perrine Madoeuf et Mathias Vidal en couple d&rsquo;amants contrariés que cet<i> Elixir d&rsquo;amour</i> retient l&rsquo;attention. En Adina, la soprano lyonnaise résume une coquetterie mutine pimentée par un timbre frais légèrement acidulé. Sans oublier l&rsquo;expression lyrique, c&rsquo;est d&rsquo;abord celle du caractère qui privilégie la soliste, au diapason de l&rsquo;approche du ténor provençal, et d&rsquo;une mise en scène sensible à l&rsquo;évolution des ressorts affectifs. Plutôt que par la pure séduction, ce Nemorino suscite la tendresse par ses aveuglements juvéniles et amoureux, comme un presque frère des adolescents que l&rsquo;on peut croiser aujourd&rsquo;hui. La justesse de son jeu se retrouve dans la franchise d&rsquo;un belcanto où l&rsquo;on sent l&rsquo;héritage d&rsquo;une longue pratique du Baroque français et, ne s&rsquo;arrêtant pas à la perfection technique, se veut d&rsquo;abord sensible. Marc Scoffoni ne recule pas devant la fatuité veule du sergent Belcore, et démontre une égale attention à la clarté de l&rsquo;articulation. La faconde de Dulcamara revient à un Giorgio Caoduro savoureux dans la défroque de ce bonimenteur ambulant et passablement pique-assiette. Le babil de Marie-Bénédicte Souquet sied à la fraîcheur surette de Giannetta. Préparé par Gildas Pungier, le Choeur de chambre Mélisme(s) entonne sans lourdeur les émotions collectives. Dans la fosse, Chloé Dufresne accompagne la vitalité des pupitres de l&rsquo;Orchestre national de Bretagne dans une synchronie efficace avec le plateau. Un <i>Elixir d&rsquo;amour</i> plein de vitamines et de vérités, à déguster en salles, mais aussi en plein air le 15 juin prochain.</p>
<h6 style="text-align: right;" align="JUSTIFY">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>L&rsquo;elixir d&rsquo;amour,</i> Opéra de Rennes du 5 au 13 mai 2023, à Angers les 26 et 28 mai 2023 et à Nantes du 7 au 15 juin 2023, avec retransmission en régions le 15 juin 2023.</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/un-elixir-damour-savoureux-a-rennes/">Un Elixir d’amour savoureux à Rennes</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Massenet féerique à Angers</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/massenet-feerique-a-angers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Dec 2018 22:50:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Angers]]></category>
		<category><![CDATA[Angers Nantes Opéra]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-45734" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2018/12/Cendrillon-La-Fée-Le-Prince-photo-Jean-Marie-JAGU-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2018/12/Cendrillon-La-Fée-Le-Prince-photo-Jean-Marie-JAGU-300x200.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2018/12/Cendrillon-La-Fée-Le-Prince-photo-Jean-Marie-JAGU-768x513.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2018/12/Cendrillon-La-Fée-Le-Prince-photo-Jean-Marie-JAGU-620x414.jpg 620w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Il y a des familles, des parents ou des grands-parents avec leurs enfants et petits-enfants, un petit groupe de lycéens emmenés par leur professeure d&rsquo;histoire. Ce n&rsquo;est pas une matinée jeune public que le Grand-Théâtre d&rsquo;Angers programme pour ce dimanche après-midi de mi-décembre, ni un des grands classiques pour les fêtes de fin d&rsquo;année. Mais on est bien dans le domaine du féerique, avec une nouvelle production de <i>Cendrillon </i>de Massenet, commandée par l&rsquo;Angers Nantes Opéra à Ezio Toffolutti.</p>
<p align="JUSTIFY">Du compositeur stéphanois, on ne retient généralement que <i>Manon</i> et <i>Werther</i>, ses deux ouvrages les plus souvent mis à l&rsquo;affiche, alors que son corpus lyrique ne manque pas de bijoux à redécouvrir. Seule incursion du musicien français dans le domaine du conte, <i>Cendrillon</i> avait fait date à sa création, pour avoir été l&rsquo;un des premiers spectacles d&rsquo;opéra à faire appel à l&rsquo;électricité, qui venait d&rsquo;être installée à Favart, après des travaux de rénovation. S&rsquo;il n&rsquo;est plus besoin, aujourd&rsquo;hui, de mettre en avant une technique désormais banale – et à tendance énergivore – émerveiller le public reste d&rsquo;actualité.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>Un enchantement visuel et musical</b></p>
<p align="JUSTIFY">Réglant tous les paramètres visuels, de la mise en scène aux décors et costumes, sans oublier les lumières, Ezio Toffolutti a choisi un habile carton-pâte, poétique et plus dépoussiéré qu&rsquo;on ne pourrait le croire. L&rsquo;âtre de la cheminée baigne certes dans des pastels délicats, mais la garde-robe des sœurs de Cendrillon, comme de la marâtre, Madame de la Haltière ne manque pas de piquant ironique. Les robes réduites à leurs paniers les figent dans une situation de cabinet d&rsquo;essayage qui résume leur acariâtre insatisfaction. L&rsquo;intervention de la Fée, poudrée comme l&rsquo;Idole dorée de <i>La Bayadère</i>, sur fond d&rsquo;une pastorale nocturne avec lune musant dans les feuillages, frémit de magie délicate, tandis que la neurasthénie d&rsquo;un Prince qui se cache sous ses couvertures palpite d&rsquo;humour. Soutenue par les acrobaties chorégraphiques d&rsquo;Ambra Senatore, cette <i>Cendrillon </i>se révèle aussi rythmée que délicate.</p>
<p align="JUSTIFY">Et les oreilles ne sont pas laissées de côté.&nbsp;Dans le rôle-titre, Rinat Shaham séduit par la sensibilité d&rsquo;un mélange de timidité et de solide foi dans sa destinée rêvée. Voix également homogène dans une alchimie idéale entre adolescence et androgynie, Julie Robard-Gendre incarne un Prince de belle tenue, balançant entre indolence mélancolique et intensité amoureuse. D&rsquo;une diction impeccablement narrative, François Le Roux confère au père, Pandolphe, toute la sympathie d&rsquo;un époux dépassé par les caprices de sa femme, Madame de la Haltière, aux aigreurs campées avec saveur par une inimitable Rosalind Plowright. Marie-Bénédicte Souquet et Agathe de Courcy forment une paire de petites pestes haute en couleur. Quant à la Fée, Marianne Lambert en illumine la surnaturelle légèreté par son exquis babil, aérien et fruité, sans jamais altérer l&rsquo;intelligence des paroles chantées. On saluera les choeurs, préparés par Xavier Ribes, et la direction de Claude Schnitzler, irrésistiblement complice avec le plateau. Une authentique réussite, qui n&rsquo;a pas besoin de l&rsquo;alibi de la modernité pour respirer une fraîcheur bienvenue en ces temps parfois troublés.</p>
<h6 align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</h6>
<p align="JUSTIFY"><i>Cendrillon, </i>Massenet, Angers Nantes Opéra, novembre-décembre 2018</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/massenet-feerique-a-angers/">Massenet féerique à Angers</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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