<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Akram Khan | Jim le Pariser</title>
	<atom:link href="https://www.jimlepariser.fr/tag/akram-khan/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.jimlepariser.fr</link>
	<description>Un magazine en ligne cosmopolitain et sophistiqué</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Mar 2023 04:06:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>Creature, puissante création d&#8217;Akram Khan à l&#8217;Opéra des Flandres</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/creature-puissante-creation-dakram-khan-a-lopera-des-flandres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 01:07:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Akram Khan]]></category>
		<category><![CDATA[Creature]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra des Flandres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=47249</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plus de quatre ans après l&#8217;entrée au répertoire du Ballet de l&#8217;Opéra des Flandres de la relecture de Giselle par Akram Khan – resituée à l&#8217;heure de l&#8217;exploitation capitaliste mondiale et de la crise migratoire – et reprise la saison [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/creature-puissante-creation-dakram-khan-a-lopera-des-flandres/">Creature, puissante création d’Akram Khan à l’Opéra des Flandres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-47250" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/01/creature-ovb-300x210.jpg" alt="" width="300" height="210" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/01/creature-ovb-300x210.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/01/creature-ovb-620x434.jpg 620w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/01/creature-ovb-768x537.jpg 768w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/01/creature-ovb-1536x1074.jpg 1536w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2023/01/creature-ovb.jpg 1740w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">Plus de quatre ans après l&rsquo;entrée au répertoire du Ballet de l&rsquo;Opéra des Flandres de la relecture de <i>Giselle</i> par Akram Khan – resituée à l&rsquo;heure de l&rsquo;exploitation capitaliste mondiale et de la crise migratoire – et reprise la saison dernière, le chorégraphe britannique revient sur la scène flamande avec une adaptation d&rsquo;un, sinon deux, autres classiques, dans une coproduction avec l&rsquo;English National Ballet – qui l&rsquo;a créée en septembre 2021 à Londres. Partant de la fin de <i>Frankenstein</i> en Arctique, <i>Creature</i> renouvelle la mise en scène de l&rsquo;oppression sociale décrite dans <i>Woyzeck,</i> drame laissé à l&rsquo;état fragmentaire par Büchner lors de sa mort prématurée et qui a entre autres été revisité par Berg à l&rsquo;opéra. Le soldat démuni qui accepte de se soumettre aux expériences d&rsquo;un docteur et aux manipulations de son capitaine jusqu&rsquo;à sombrer dans la folie et tuer sa fiancée devient ici un cobaye affrontant les conditions extrêmes de froid et d&rsquo;isolation pour repousser les frontières de l&rsquo;humanité au-delà de la Terre en vue de quelque conquête spatiale. Dans cet asservissement de l&rsquo;homme par la science et la technique, Creature tente de trouver réconfort auprès d&rsquo;une gardienne de la base militaire, Marie – le même prénom que chez Büchner – que l&rsquo;on voit un balai et une serpillière à la main, dans d&rsquo;humbles taches. Mais le Major, ayant jeté son dévolu sur la jeune femme, abusera d&rsquo;elle jusqu&rsquo;à la mort, laissant Creature désespéré au milieu de ses souvenirs d&rsquo;espoir et d&rsquo;amour.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><b>Une danse narrative et expressive</b></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">Sous les éclairages blafards de Michael Hulls, l&rsquo;enceinte de bois dessinée par Tim Yip, qui avait imaginé la scénographie de Giselle, est le terrain d&rsquo;un corps de soldats en blanc à l&rsquo;allure martiale, dont la puissance, sinon la violence, dans la soumission aux ordres s&rsquo;accentue au fil du crescendo sonore, et contraste avec la gestuelle plus démantibulée du protagoniste éponyme. Sur une création musicale très efficace de Vincenzo Lamagna – également l&rsquo;auteur de celle de <i>Giselle</i> –, qui fusionne traitement électronique et longue plages lancinantes voire hypnotiques portées jusqu&rsquo;à l&rsquo;incandescence acoustique et rythmique, Akram Khan conjugue athlétisme parfois virtuose réinterprétant les codes du classique, et expression pantomime dans une danse très narrative. Celle-ci met en relief de manière saisissante l&rsquo;antagonisme entre les oppresseurs et les opprimés, entre l&rsquo;extériorité vigoureuse des premiers et l&rsquo;intériorité parfois torturée de seconds, en particulier dans une écriture foisonnante pour les bras, d&rsquo;une grande volubilité expressive, quand elle ne se fige pas dans quelques symboles, à l&rsquo;exemple du doigt levé vers le ciel par Marie, signe de son aspiration spirituelle contrariée par sa condition. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">En cette soirée du 28 janvier à Anvers, Claudio Cangialosi s&rsquo;investit dans l&rsquo;incarnation d&rsquo;une Creature ballottée par son milieu et aveuglée par les expériences qu&rsquo;il subit, devant l&rsquo;autorité du Docteur de Nicola Wills et du Capitaine de Tiemen Bormans. En Andres, Brent Daneels campe un alter ego plus discret dans le partage des turpitudes sociales. Claudia Gil Cabus fait irradier l&rsquo;espérance d&rsquo;un monde meilleur face à la cruauté du Major façon Rothbart taillée à la serpe par Aaron Shaw. L&rsquo;unité des ensembles participe de la puissance d&rsquo;un ballet où l&rsquo;urgence de l&rsquo;imaginaire contemporain magnifie l&rsquo;héritage classique, sur une musique calibrée sur-mesure qui dépasse les clivages entre les genres et les répertoires, confiée à l&rsquo;Orchestre symphonique de l&rsquo;Opéra Ballet des Flandres, dirigé par James Gavin Sutherland. Un spectacle dont on ne sort pas indemne.</span></p>
<h6 align="RIGHT"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">Par Gilles Charlassier</span></h6>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i>Creature</i>, ballet d&rsquo;Akram Khan, Opéra des Flandres, à Anvers du 21 au 29 janvier 2023 et à Gand du 10 au 17 février 2023.</span></p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/creature-puissante-creation-dakram-khan-a-lopera-des-flandres/">Creature, puissante création d’Akram Khan à l’Opéra des Flandres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Saisissante Giselle version contemporaine à l&#8217;Opéra des Flandres</title>
		<link>https://www.jimlepariser.fr/saisissante-giselle-version-contemporaine-a-lopera-des-flandres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jimlepariser]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Oct 2018 16:18:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[le Melomaner]]></category>
		<category><![CDATA[Akram Khan]]></category>
		<category><![CDATA[ballet]]></category>
		<category><![CDATA[Gand]]></category>
		<category><![CDATA[Giselle]]></category>
		<category><![CDATA[migrants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.jimlepariser.fr/?p=45496</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand on voit Giselle à l&#8217;affiche de l&#8217;Opéra des Flandres, dans une nouvelle chorégraphie d&#8217;Akram Khan, créée à Manchester en 2016 par l&#8217;English National Ballet, on sait d&#8217;évidence que ce n&#8217;est pas le ballet avec tutus et pointes qui nous [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/saisissante-giselle-version-contemporaine-a-lopera-des-flandres/">Saisissante Giselle version contemporaine à l’Opéra des Flandres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-45497" src="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2018/11/Alina-Cojocaru-and-Isaac-Hernandez-in-Akram-Khan-s-Giselle-c-Laurent-Liotardo-800x534-1067019-300x178.jpg" alt="" width="300" height="178" srcset="https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2018/11/Alina-Cojocaru-and-Isaac-Hernandez-in-Akram-Khan-s-Giselle-c-Laurent-Liotardo-800x534-1067019-300x178.jpg 300w, https://www.jimlepariser.fr/wp-content/uploads/2018/11/Alina-Cojocaru-and-Isaac-Hernandez-in-Akram-Khan-s-Giselle-c-Laurent-Liotardo-800x534-1067019.jpg 590w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p align="JUSTIFY">Quand on voit <i>Giselle</i> à l&rsquo;affiche de l&rsquo;Opéra des Flandres, dans une nouvelle chorégraphie d&rsquo;Akram Khan, créée à Manchester en 2016 par l&rsquo;English National Ballet, on sait d&rsquo;évidence que ce n&rsquo;est pas le ballet avec tutus et pointes qui nous attend. De fait, la fantaisie romantique est transposée à l&rsquo;heure contemporaine et des migrants. L&rsquo;argument prend ainsi un tour politique et économique. Giselle appartient à un groupe de travailleurs émigrés exploités dans quelque industrie textile, qui seront brutalement privés de leur subsistance et rejetés dans leur situation irrégulière. L&rsquo;histoire d&rsquo;amour entre Albrecht, privilégié de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;infranchissable frontière, tournera à l&rsquo;impossible, aiguillonné par la jalousie d&rsquo;Hilarion, intermédiaire entre les deux mondes, jouant de l&rsquo;ambiguïté de sa position. Côté musique, il faudra aussi faire le deuil des mélodies d&rsquo;Adam. Vincenzo Lamagna a gardé à peine quelques traces de la partition du compositeur français dans la seconde partie du spectacle, et&nbsp;élaboré une bande sonore qui n&rsquo;enrobe pas la violence de l&rsquo;histoire. Ici, cette dernière interpelle aussi les oreilles, jusqu&rsquo;à une saturation que la performance avec orchestre modulera sans doute davantage.</p>
<p align="JUSTIFY"><b>L&rsquo;amour face à la violence du monde</b></p>
<p align="JUSTIFY">Avec Tim Yip, le chorégraphe anglais articule la scénographie toute en camaïeux anthracite autour d&rsquo;un mur réversible où l&rsquo;on devine quelques prises pour une escalade en fin compte vaine&nbsp;: le désir de Giselle de s&rsquo;affranchir de sa condition se heurte au principe de réalité, implacable sous les lumières cliniques de Mark Henderson. Dans cette univers visuel de déshumanisation industrielle, les corps sont ballottés, parfois sans ménagement, dans des ensembles vigoureux où la technique classique et le vocabulaire contemporain se mêlent à des gestes de kathak indien. Les protagonistes tentent de surnager au milieu de l&rsquo;énergie anonyme de la masse&nbsp;: la fin de la première partie, où les amants se cherchent au travers d&rsquo;une barrière humaine mobile est saisissante. Après l&rsquo;entracte, on trouve plus de séquences intimistes, où se distinguent, en ce dimanche d&rsquo;octobre Nancy Osbaldeston, fragile mais non évanescente dans le rôle-titre, aux côtés de l&rsquo;Albrecht fébrile de Claudio Cangialosi. Daniel Domenech campe un Hilarion fascinant de jalousie et de duplicité, quand Nini de Vet s&#8217;empare de l&rsquo;autorité de Myrtha. Pour être un peu bousculé dans sa confiance avec le répertoire, le spectateur ne ressort pas indemne de cette <i>Giselle </i>où Akram Khan réussit une synthèse puissante et originale entre la tradition occidentale et ses racines bengali. On parie que cela deviendra rapidement un classique&nbsp;: l&rsquo;Opéra des Flandres sait à cet endroit prendre une longueur d&rsquo;avance.</p>
<p align="RIGHT">Par Gilles Charlassier</p>
<p align="JUSTIFY"><i>Giselle, </i>Akram Khan, Opéra des Flandres, Gand et Anvers, octobre et novembre 2018</p><p>The post <a href="https://www.jimlepariser.fr/saisissante-giselle-version-contemporaine-a-lopera-des-flandres/">Saisissante Giselle version contemporaine à l’Opéra des Flandres</a> first appeared on <a href="https://www.jimlepariser.fr">Jim le Pariser</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
