9 janvier 2012
Tempête sous un crâne

Dès le début, Take Shelter fait penser à la grande œuvre de la dernière décennie représentant la folie à l’écran : Bug (2006), de William Friedkin. Les deux films ayant en commun la présence, tour à tour effrayante et sensible, de l’incroyable Michael Shannon, mais surtout la volonté de leur réalisateur d’utiliser le film de genre -ici le film de catastrophe naturelle- afin de poser un drame familial.

L’histoire ? Un homme, Curtis, devient la proie de cauchemars et d’hallucinations, certain que la nature est mauvaise, puis bientôt que les gens qui l’entourent le sont aussi. Pour cela, il s’appuie sur les signes, omniprésents et ô combien violents, dans ce Middle Ouest américain balayé par les tornades. Rajoutez que sa mère a été internée pour les mêmes symptômes, et vous comprendrez que le film de Jeff Nichols est avant tout un film qui relate les drames intérieurs d’un homme qui tente de lutter contre son pire ennemi -lui même. La douce Jessica Chastaing tentera pour sa part, en épouse inquiète mais aimante, de le maintenir à flots dans ce qui prend des allures de naufrage familial. Grand Prix du festival du film de Deauville, voilà un film fort qui n’est cependant pas un grand film, soulignant au passage la faiblesse, cette année, de la sélection…

B.W.

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