10 mai 2013
The New Yorker- le Pop au top



Le Pop Art peut bien être centenaire,  la file d’attente devant le MOMA de New York pour découvrir la rétrospective de l’oeuvre de Claes Oldenburg confirme qu’il n’a rien perdu de sa modernité ni de son attrait auprès du public. Divisée en deux parties, l’exposition s’attarde essentiellement sur la fin des années 50 et le début des années 60, qui est de fait la période new yorkaise la plus riche pour l’ensemble des artistes de ce mouvement, de Roy Lichenstein à Andy Warhol qui choisirent alors de tourner le dos à l’art abstrait pour s’attaquer à l’Amérique consumériste. Né en Suède en 1929, Oldenburg est arrivé à Chicago avec ses parents alors qu’il était encore enfant; deux décennies plus tard, c’est dans les rues du Lower East Side de New York qu’il a trouvé sa voie en collectant toutes sortes d’objets pour fabriquer ses sculptures, faites de divers collages et s’inspirant de Dubuffet. Drapeau américain, hamburgers, c’est bientôt toute la culture américaine à laquelle il va s’attaquer avec notamment « The Store », qui rassemblait aussi bien des gâteaux, des vêtements que des ice-creams géants sur lesquels il était possible de s’asseoir; des sculptures souples mélangeant réalité et imaginaire pour transformer l’ordinaire en extraordinaire à redécouvrir en 2013, qui de Londres avec la rétrospective Lichenstein à la Tate Modern à Paris avec  celle consacrée à Keith Haring semble définitivement être l’année du Pop Art.

AW

 

Claes Oldenburg, au MOMA de New York jusqu’au 4 août 2013

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